‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 48 sur 108 · SÉANCE DU 2 JUIN. ICI · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 2 JUIN. ICI

se motivaienl tant de lâchetés; les plus hai*dis s'abstinrent de voler.

Les députés de la droite protestèrent en déclarant qu'on ne pouvait pas voter sous les canons et les baïonnettes; les deux tiers de l'Assemblée furent de cet avis et ne votèrent pas, 11 y eut même une protestation écrite^ revêtue de soixante-treize signatures , dont la liste devint un titre de proscription.

Après le vote, le président lut une lettre, écrite au nom du peuple de Paris ^ par les administrateurs du département, qui offraient de répondre aux autres départements de la sûreté de ceux de leurs représentants dont l'arrestation venait d'être ordonnée; ils proposaient même en garantie et comme otages un nombre égal de citoyens de Paris.

Barbaroux répondit qu'il ne voulait d'autre otage que la pureté de sa conscience et qu'il se confiait à la loyauté du peuple de Paris.

« Et moi, dit Lanjuinais, je demande des otages, non pour moi, dès longtemps j'ai fait le sacrifice de ma vie, mais pour empêcher la guerre civile d'éclater ctpour maintenir l'unité de la république. »

Le président leva la séance. Les Montagnards sorlÎFent. Avant de permettre aux députés de la droite de quitter la salle, il fallut obtenir des délégués de la commune que la consigne fût levée.

Page 1