DANGERS DU GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL
force militaire, ce comùienceinent d'inBurrection départementale. On ne pouvait dégarnir les frontières ; il fut même interdit aux représentants envoyés à l^armée des Alpes d'en retirer des détachements pourjes envoyer contre Lyon. A peine avaitron pu rassembler quelques bataillons de nouvelle formation pour tombattre sans succès les Vendéens.
. Paris ne pouvait fournir d'autre force que les lommes recrutés à grand'peine pour former ce comoencement d'armée révolutionnaire employé par lenriot contre la Convention. La garde nationale était lésorganisée et mal disposée pour le parti dominant, ■a masse des habitants n'était contenue que par la rainte de la plèbe des émeutes. De fortes sommes 'assignats furent prodiguées à cette époque pour atretenir et réchauffer les mauvaises passions de ces ommes de désordre; il fallait aussi leur permettre eaucoup de licence.
L'Assemblée usait donc de patience ; elle passa dix >ur8 sans prendre aucune mesure contre les admilistrations départementales, qui adhéraient bu% déclantions de l'Eure et du Calvados. On supposait, avec assez de vraisemblance, que les populations étaient moins animées que leurs magistrats et qu'elles ne seraient pas entraînées facilement à s'armer pour marcher sur Paris. Le département de Seine-et-Oise protestait contre tout ce qui se passait à Évreux. Le conseil général de Rouen avait envoyé une adresse énergiquement opposée au 31 mai , mais il avait été impossible de l'entraîner dans une rébellion ouverte. Garât envoyait une foule d'agents, chargés dç répandre des brochures contre les Girondins et de les. ruiner dans Topin ion.