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loi des suspects, ce récent. souveoir pourrait être réveillé. Le procès des Girondiils allait commencer; cette menace, que Saint-Just et Danton étaient tout prêts à réaliser, décida Merlin : il attacha son nom à la loi fondamentale du gouvernement révolutionnaire. Elle fut adoptée par la Convention le 1 7 septembre , sans débat, sans qu'une seule objection fût présentée.
Barère en parte ainsi dans ses mémoires : f< Malbeùreusemeqt le comité de législation proposa Tépouvantable loi des suspeets. Les prisons commencèrent à se remplir ; on fit la guerre aux opinions ; on vexa les consciences politiques; on interrogea toutes les passions; on blessa une foule d'intérêts. Le triste automne de 1793 devint encore plus mélancolique par le spectacle .des nombreuses détentions, contre lesquellea Topinion semblait devoir nous prémunir, car elle blâma les auteurs de la loi et plus encore ceux qui Texécutaient avec tant de passion et si peu de discernemept. »
41 est douteux que Barère, lorsque fut votée cette loi, en ait ressenti beaucoup de méTancolie. Dans la même séance, il fît un rapport pour rendre compte des alarmes qu'avait suscitées dans le distirict de. Meaux le faux. bruit d'un échec éprouvé par Tarmée du Nord. 11 proposait en même temps de traduire devànt le tribunal révolutionnaire, et de punir comme conspirateur, toute personne.qui répandrait de fausses nouvelles ou exciterait la terreur dans les campagnes de manière à causer des troubles ou des mouvements. A cette occasion , sans combattre ni critiquer le décret rendu sur le rapport du comité de législation, il indiquait d'une manière générale que la meilleure mesure il prendre contre les aristocrates, les contre-