‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 91 sur 108 · S COUTHON A LYON · texte numérisé non relu

S COUTHON A LYON

eemédîen nommé Dorfeuille ^< not$J)le parmi les Jacobi^s de Pafis , protégé àç, Dabois-Crancé. Pans son discours d'installation , il disait : ce Les formes doivent, j^tre bannies; les faits seuls seront pesés, t- Ndus avons entendu murmurer les mots de vengeance et de haine : qu'ils ae présentent les assassins ! nous siégeons armés ; nous les tuerons d'abord. et nous feroqs notre devoir après. »

Quel que fût l'empressement des tribunaux révolutionnaires, ils tardèrent à entrer en activité > 'et Couthen suivit encore son systètne de temporisation. La comn^ission ' militaire n'avait ni miséricorde ni délai pour • les. accusés qui avaient porté les armes; mais les pirocédnres ne commençaient point encore cbntre len prévenus de conspirations et de faits contre-révo« lutionnaires. *

. la société populaire s'irritait de tant de lenteur; ta régnaient l'ardeur de la vengçance et'.la soif du s^ng. Un des représentants en mission^ Javogues, allait au delà de. tous les orateurs* du club. <c Votre premier devoir, c'est d^ dénoncer les juges et les (ttcés par qui ont péri les martyrs de notre cause. Le patriotisme ne serait pas satisfait, si les dénondalions connaissaient quelque mén^emènt^ QueW homme^yborsde cette enceinte, peuvent être épai^és? Vouer au dernier supplice tous ceux qui composèrent vos autorités constituées depuis le 29 mai*; dénoncer tous les rich.es et ceuï qui recèlent, leurs effet»; dénkacer les prêtres et'les gens .de loi; déilonéer^ oui, dénoncer son père est une vertu répujbliçaine. 7 — Que faities-vous , pusillanimes ouvriers, dansées tra¥aux de l'industrie où l'opulence vous tient avilis? SerK^z de cette, servitude pour demander^raison des biens

Page 1