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^oxxi elle n^est que le ravisseur et q.ui sont le patrimoine des s^ns-culottes.'Renversezs;a{brtune; renver^ sez sa maison y les débris tous appai^iennent. Par la you9 vous élèverez à cette égalité .sublime^ base de la Traie liberté , principe de vigueur, chez un peuple guerrier à qui le commercéet les. arts sont inutilep. » Peu ^e temps après, ce. même Javegùes^ disait dans ^uue autre société populaire : (< La république tïe pourra s'établir que. survie cadavre du dernier des ItpBnêt^s gens. »
Cou thon ne se hâtait pas de mettre à exécution Tartiçle qui prescrivait de démolir* la ville.: il ordonnait la destruction jdes anciennes murailles dil rempart et de^ là prison de Pierre-Scize; mais les maisens de l^utéf ie\]r de la ville restaient debout.
n ne protestait pas toutefois contre les ordres dé la, Coirvention^ il y répondait avec admiration /sans y rLen objecter,' (( Oui, disait-il^ il faut que la vilto soit détruite. » Il se vantait des fusillades de la coknmission militaire; il écrivait à la société des Jacobiiis de Paris :.(c. Le plus difficile reste à faire , Tesprit put>lic .est perdu dans cette malheureuse cité ; les patriotes y i9ont di^ns une mincNrité effrayante. Envoyezy une colonie de patriotes; nous vous demandons quarante htmmes dont le ^républicanisme, la probité et )a. sagesse Jeur concilient Testifaie publique, ils transplanteront sur une terre > pour ainsi dire étrangèrç» les pnncipes révolutionnaires, Laipissioh est belle,. qu'ils viei^nent se réunir à nous* »
Cependant Dubois-Crancé*, à son arrivée à Paris, pour 9e mieuf justifier devant la Convention et devant les Jacobins, excitait encoi^e plus un. désir de vengeance dans toute la faction révolutionnaire. Il
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produisit la liste des signataires qui avaient repous sa sommation du 17 août, a Ils étaient, disait-il, les^ plto riches habitants de Lyon, et les biens de cestraîtres donneraient deux millions de propriétés à la^ nation. » La Convention ordonna que cette liste serait:, imprimée et envoyée aux représentants en missiooL à Lyon, « pour servir de base 9, leurs opéraiiops. >i
Ils né montraient pas exicore un grand empresse— ment à se conformer aux intentions sanguinaires d^ la Convention. Les signataires portés *sur la liste^ au nombre de plusieurs milliers, ainsi que les habi — tantfi qui s'étaient compromis, propriétaires, n^i ciants, capitalistes, chefs d'ateliers, simples ouvriers voyant le sort qui Içs menaçait, quittaient la ville allaient se cacher au loin dan^ les campagnes Ou pas saient en Suisse. -, ^
La même lenteur retai^da les démolitions^ elles exi g'eaient une dépense assez considérable^ Les représentants frappèrent la ville d'un emprunt forcé de si nnllions, réparti par les comités révolutionnaires de sections. Il devait être payé dans la huitaine ^ sou^ peine de séquestre des biens des contribuables*
'. La destruction de la seconde ville de France devin 1q motif d'une solennité; Gouthon^ porté sur. le épaules d'un robuste Jacobin , fut en grande cérémo nie conduit sur la place Bellecour. On cort^e. d démolisseurs, armés de pioches et de leviers^, oui — valent les représentants. Couihon fut approché d'on^ des façades qui décoraient ce vaste^espace, et la frap — pant d'un petit marteau doré , il prononça gravement:^ la -sentence : « Au nom de la loi, je te condamna à être démoli . »
il fallut pourtant donner aux habitants des- maisons
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fuelques jours pour déménager. D'ailleurs on ne jMMivait se procurer d'ouvriers .que par voie de réquiiitiOD.
Une autre fête fut célébrée en ex-piatioh dé k mort de Chalier. Dorfeuille, président du tribunal révolutionnaire, fit un discours ou il appelait Lyon ville impure, nouvelle Sodomë. S'adrdssant aux mânes du héros de. la fête, il lui gisait : «. Le^ sang des scélérats est ïeàu lustrale qui convient pour honorer ton martyre. »
Le moment 'approchait où la malheureuse ville allait être livrée à toute l'hopr^eUr de la victoire révolutionnaire. Un des plus sanguinaires conventionnels f Âlbitte y arriva à Lyon et donna à ses collègues une impulsion nouvelle. Dès le 3t octobre, le tribunal, présidé par DorfeuillCj^ envoya des victimes à Té^hafaud. En même temps, un arrêté des représentants créa une armée révolutionnaire dans chacun des départements voisins : T Ain, le Jura, la Côte-d'Oi:, la Haûte-Saône , Saône-et-Loire, 1 -Isère, la Drôme, le Mont-Qlanc. Lyon devait être occupé par l'armée léyolutioQ^aire formée à Paris et commandée par Ronsin; il y en avait une autre pour le département du Rhône.' Des visites domiciliaires furent ordonnées dans la ville, et la plus grande célérité fut recommandée à la commission militaire.
Couthon et Maignet terminèrent ainsi leur mission. Ils, allaient être remplacés par CoUot d*Hérbois et Fouché. Clouthon.avait souhaité et demandé à ne point restera Lyon. Ainsi que Maignet, il devait bientôt après se signaler par une ferveur révolutionnaire et par une effusion de sang, qui a rendu leur nom fameux. Comment furent-ils, dans leur conduite, ei ee n'est
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dans. leur langage^ aussi modérés que le comportaien leur position et les circonstances? C'est ce qui difficile à expliquer. Ils avaient quitté Paris et 1 Convention lorsque la situation était menaçante : Lyon^ récôstait; les Vendéens étaient victorieux; MarseiU» et Toulon n'étaient po^nt* soumis; les armées étrangères étaient «en: deçà des frontières; de sorbe qu^ malgrjé les fanfaronnades et les menaces des Jaco^ bins, ils y avaient quelque crainte d'un lendemain, encore incertain. . v
'Depuis ce moment, le succès avait ^chd^néjes^ vengeances ; la municipalité de Paris «t les Montagnards entraînaient le gouvernement .de la Conyèn^ tion. Cou thon voulut retourner à Parts ; : sa posit^Oik^ au comité de salut public lui convenait mieux. S'il fût resté à Lyon , il eût répandu le sang avec autan de er^ifiuté et aussi volontiers que les cottègues qui lui succédèrent. Une mère de famille dont le mari ayait eu quelques relations d'à£Eaires avec Couthon, vint^ la veille de «son départ > -se jeter à ses pieds, avec trois petits enfants, pour solliciter la grâee. d leur père, ce Grâce! diss^it-elle, -pitié pources trois^ orphelins» — Orph^Jins.? dit Couthon en regar — dànt à sa montpe,. pas encore» J'ai connu ton mari : c^est un dévot, un saint homme j je lui prouv»mon amitié, je lui procure au pluslôtlaçourôi|D& du ciel. » Et comme elle sanglotait i- « Toa mari est^ fort laid ; toi tu es jeune et jolie ; une bonne répQblicaine n'a pas besoin d'un mari pour être heureuse. » CoUot d'Hèrbois n'aurait point parlé autrement
' Le dernier acte de sa mission fut d^epvçyer devant le tribunal jrévolutionnaire de Lyon, les
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-fteuTs du département du Puy-de-Dôme^ ses compatriotes, la plupart 'per^onneUeraent coanus de lui; jpatriotee modérés , ils avaieut signé une lettre où ils ^assuraient les Lyonnais de leur bonne volonté pour x^ister à ranarchie.
Sur. le théâtre restreint d'upie proTÎnce qui n'a .point oompté. beaucoup d'iBLutres y iotimes y ce téraoi- .goaga d'un implacable esprit de parti > d'une haine pour ainsi dire fraternelle^ a contribué beaucoup au soiiveoir réYolutiomiaire qui s'est attaché au nom de Couthotiy dans .son propre pays. Deux des administrateurs furent envoyés ià Téchaf^ud.
lie jour même où la soumission de Lyqh -était annoncée à la Convention, Saint-lfust faisait, au. nom du comité de salut public, une proposition qui lie devait pas changer beaucoup l'état du pays ni. la marche xlu gouvernenient:^ mais qui allait donner le nom de loi à Tabolition des lois. 11 Vagissait d'imprimer plus d'activité, plus de force, plus d'ensemble à Texécutioa des Volontés nationales , c'est-à-dire aux volontés du parti qui dominait la Convéntien; Billaud-Varennes avait, quelques jours auparavant, présenté tin projet dans le même sens. L'elposé de Saittt-Ju3t était., selon sa coutume', une ^rie de phrases' tranchantes ,« sans liaison, ne se déduisant pas les unes des autres, visant orgueilleusement à l'effet, cherchant à s'imposer plutôt qu'à persuader.
' Cf. Votre sagesse et }e juste courrour des^ patriotes .n'ont psiB èûéore vaii^cu la inalignité qui partout combat le ^uple et la Révolntiont les lois sont révoludonnaires; ceux qui les exécutent ne le sont pas. ^r»- «vLa
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république ne sera fondée que quand la volonté du souverain comprimera. la minorité monarchique et régnera sur elle par droit de conquête. » — «Vous n'avez plus rien à ménager . contre les ennemis du nouvel ordre de choses. La liberté doit vaincre à tout prix, p -^ u II n'y a point de prospérité à espérer tant que le dernier «nnemi kIc la liberté respirera. Vous avez, à piunir non-seulement les traîtres, mais les indiffévents. Vous avez à punir quiconque est passif dans la repuhlii^ue. Depuis que' le peuple a manifesté sa volonté j tout ce qui lui est opposé est hors du souverain; e^ qui est hors du souverain BSt ennemi. » — « Vou ^ avez 'de l'énergie, l'administration en manque. Vou ^M^, avez désiré l'économie; la comptabilité n!apas second»» ^^ vos efforts. Tout le monde a pillé l'État; les généràurr-KJi ont fait la guerre à kur armée. Les possesseurs ^^W^^^ productions et des denrées se sont ligués contre le peu^K-^ ^' pie et vous. » De ce tableau du gouvernement né â# f53e la* république y Saint-Just concluait^ sous forme gênéraie : te Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'esr songouvernement.w . . - • •
. Il expliquait oe désordre par le mauvais choix des^^ '^ agents, et affirmait^ contre l'évidence, que les minis-ri:^" très avaient été pris hor3 des patriotes. ' ce Le peuple se trompe; il se. trompe moins que les hommes. Le généralat est sans sympiathie pour la nation,, parce qu'il n'émane point de spn choix ni de celui de ses représentants. » — ((Le gouvernement est une conjuration perpétuelle contre Tordre présent des choses. Il nomme aux emplois ^ mais- on le sollicite et il choisit aveuglément. Le gouvernenaent est une hiérarchie d'erreurs et d'attentats, d — cr.Tous les ennemis de la. république sent dans son gouverne-