‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 25 sur 119 · PREMIÈRE I'AHTIE:. CHAP. III · texte numérisé non relu

PREMIÈRE I'AHTIE:. CHAP. III

a formé uq idiome nouveau adapté à toutes les circonstances nouvelles, soit naturelles , soit factices, on a personnifié' le peuple pour en faire la partie principale et motrice de tous les actes de ce grand procès national. Ce peuple, ainsi qualifié, n’était, depuis la suppression du marc d’argent , que la partie la plus infime et la plus dépravée de la société. Elle est devenue aussi la plus redoutable, quand l’autorité souveraine a été dans les mains de ceux qui la flattaient pour se servir d’elle dans tout ce qu’il leur plaisait d’entreprendre au-dedans comme au-debors de la Convention nationale. Les tribunaux révolutionnaires , multipliés progressivement dans la France , y ont fait périr des milliers de victimes toutes plus innocentes les unes que les autres, car je l’ai dit,*et je me pfeis à le répéter ; ce que le. parti Robespierre regardai^ comme crime , comme conspiration , n’était au fond qu’une diversité d’opinions que les principes dediberté,q«e professait la montagne elle-même, devait lui faire respecter , jusqu’à ce que la conspiration prétendue se montrât par une désobéissance formelle à la loi , avec le dessein é\'id||^de détruire les législateurs.

Page 1