PREMIERE PARTIE. CHAP. VU. I
i) des impressions dangereuses , et pourrait Irou- M bler la tranquillité qui désormais doit régner » dans cette assemblée et dans la république en- » tière. Ce seul motif sufQrait peut-être pour en- » gager tous les bous citoyens à se réunir pour » marcher à la paix et à la liberté publiques. Ci- M toyens , ne vous y trompez pas, la patrie ne peut » pas toujours souflrir de nos discussions. Cernés *j sur nos frontières , nous avons à surveiller des M traîtres dans nos armées ; le feu de la sédition, » loin de s’éteindre , semble s’allumer tous les jours » avec plus de force. Fixez vos yeux sur les diffé- » rentes parties de la république , voyez Marseille , » Lyon, Bordeaux eu état de contre-révolution. » Quelle en est la cause? Les manœuvres de la )j coalition qui, jusqu’ici, a fait jouer les scènes » sanglantes dont nous avons été les témoins , » et qui les eût fait répéter encore sans l’insurrec- » tion. Ce grand effort d’un peuple , éternellement M ami de la liberté et de l’/)rdre , pour étouffer les w complots de l’aristocratie qui se développaient » d’une manière effrayante, ce mouvement n’a eu )) aucun effet funeste, tout est tranquille autour » de nous. C’est dans cy moment qu’il faut réagiw ter Paris pour rendre, à la faveur des troubles, )) à l’aristocratie la prépondérance que le peuple » lui a ôtée un moment. Mais , direz-vous , nous n voulons terminer. Eh bien ! commence^ par le )i décret d’arrestation lancé coutre quelques-uns « d^ vos membres; ordonnez à votre comité de
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» salut public de vous présenter les mesures sub- » séquentes ; mais surtout faites une loi contre les » étrangers , car il est impolitique , quand les » étrangers bannissent de chez eux les Français,
» de recevoir chez vous les émissaires qu’ils nous )) envoient pour verser leur poison parmi nous ,
» car je ne crois pas qu’on soutienne ici l’idée des » otages qui nous a été présentée par votre co- » mité. Je réduis dbnc mes propositions à ces trois » points : i" Une bonne loi sur les étrangers ; 2 ” la » suite des mesures à prendre sur l’arrestation de » vos membres ; 5° l’ofdre du jour sur les autres » mesures.
Ici l’on volt évidemment le caractère perfide et cruel de cet homme idolâtré par le peuple dont il flattait les basses et honteuses passions. Sa marche , dans ce discours , mérite d’être observée. Avant d’en venir aux otages, il commence par faire craindre pour la paix et la liberté publiques^ et en forme une espèce de reproche contre le comité^ de salut public. Il exagère ensuite les prétendus maux faits par les détenus, et* il va jusqu’à dire que tout était perdu sans l’insurrection d’un peuple éternellement ami de la Mberlé et de l'ordre. Pour tout terminer, il ne voit pas d’autre moyen que de donner à cette arrestation les suites qui le' délivreront entièrement de ses ennemis déjà vaincus. Aussi propose-t-il de consommer celte œuvre. 11 ajoute ensuite : Faites Une bonne loi sur les étrangers y ce qui n’est ici pour lui qu’un hors-d’œuvre 4ont