‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 80 sur 119 · PREMIÈRE PARTIE. GHAP. X · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. GHAP. X

du peuple d’aller prendre quelque repos. La séance est suspendue jusqu’à dix heures , et chacun se sépare en criant : vive la république ! la patrie est encore une fois sauvée. »

Telle fut la fin de la domination sanglante de Robespierre. Le dictateur populaire s’élait élevé peu à peu par la faveur de la multitude. Sous l’Assemblée constituante, ses opinions extrêmes lui avaient acquis l’attachement de la basse classe, et cet attachement fut porté jusqu’au fanatisme vers la fin de l’Assemblée législative. Son Adresse aux Français , qui , dans tout autre temps , eût été ridicule, le servit merveilleusement dans les sociétés populaires. Robespierre devint alors roi des clubs, et par leur moyen il devint bientôt maître de la Convention elle-même. Il affermit successivement sou pouvoir par la ruine de tous ses compétiteurs, et il prit, à la tribune, l’attitude impérieuse et le ton absolu d’un homme éternellement placé sous l’égide de son peuple. Aussi , peu accoutumé aux défaites , on le vit perdre la tête , le 9 thermidor , et succomber dès qu’il fut assailli.

a54 HISTOIRE DK Li CONVENTION NATIONALE.

Page 1