DISCOURS DE THOMAS PAYNE
Les temps sont accomplis, le volcan va faire explosion et opérer la résurrection politique du globe. »
A la séance du 20 novembre, Roland vint rendre compte de la saisie d’une grande quantité de papiers trouvés au château des Tuileries, dans une armoire dont la porte de fer était cachée par un panneau de boiserie. L’ouvrier qui l’avait posée était venu faire sa déclaration et avait conduit le ministre dans l'appartement où elle n’aurait pu être découverte sans cette indication. Longtemps après ce serrurier prétendit que le roi avait voulu l’empoisonner pour ensevelir avec lui la connaissance de ce secret, et la Convention lui accorda une pension.
Le ministre n’avait fait appeler aucun témoin pour assister à l’ouverture de l’armoire. 11 avait, selon son rapport, parcouru rapidement ses papiers, et se hâtait de les apporter à l’Assemblée, car il croyait qu’on y trouverait d’importantes informations sur les événements du 10 août, sur la Révolution tout entière et sur divers personnages.
On remarqua dès lors, et on rappela souvent depuis, que Roland avait eu , sans témoins, ces papiers entre les mains et avait pu soustraire des pièces compromettantes pour ses amis. Il est toujours resté des doutes sur ce point. L’Assemblée prescrivit les formalités que le ministre n’aurait pas dû omettre. Les pièces furent inventoriées et parafées.
Le même jour Thomas Payne , qui ne parlait pas français, fit donner lecture à la tribune de son opinion sur le procès du roi. Cet étranger examinait la