‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 40 sur 138 · RÉBELLION DANS LA VENDÉE · texte numérisé non relu

RÉBELLION DANS LA VENDÉE

ne pouvons reconnaître pour nos magistrats cette foule d'hommes qui se sont perpétués dans quatre municipalités successives ; il est temps que tous les despotismes soient démasqués et anéantis. »

Le président donna approbation et louange aux pétitionnaires ; leur adresse fut imprimée et envoyée aux départements. Quand le calme fut rétabli, on reprit la discussion de l’emprunt forcé : la Montagne reconnut qu’il serait repoussé, en tant que mesure politique et taxe arbitraire imposée sur les aristocrates; Marat lui-même déclara que de telles distinctions seraient dangereuses. Ainsi modifié, le projet fut adopté en principe et renvoyé au comité des finances pour le mode d’exécution.

Le déplacement de la majorité dans la Convention, l’esprit de sagesse qui semblait y prévaloir étaient surtout amenés par le cours des événements, par l’accroissement des dangers qui menaçaient la république. La révolte de la Vendée avait été combattue par des mesures incomplètes et mal combinées, par de mauvais généraux et des troupes rassemblées à la hâte; les commissaires envoyés par la Convention, les administrations locales elles-mèiues, aveuglées par des opinions passionnées, avaient méconnu le caractère et la force de cette insurrection, et n’y avaient vu que des complots de nobles et de prêtres, lorsque c’était le soulèvement de toute une population opprimée dans ses croyances, vexée par un recrutement excessif, maltraitée par une administration dure et arbitraire. On avait supposé des débarquements d’émigrés, des secd|jrs envoyés de l’étranger, lorsque cette insurrection était encore ignorée des puis-

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