‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 79 sur 138 · FIN DK LA RÉBELLION · texte numérisé non relu

FIN DK LA RÉBELLION

Elle ne pouvait pas l’être aux conditions, dont les députés fugitifs ne voulaient point se départir. Quelques-uns hésitaient parfois ; mais au total , ils repoussaient la pensée d'un retour à la monarchie, d’une alliance avec les royalistes de la Vendée, d’une intelligence avec l’Angleterre pour en obtenir des secours. Ils n'avaient aucun plan, ni militaire, ni politique. Les mesures que prenait l’assemblée de résistance, n’étaient ni proposées, ni décidées par eux. Ils vivaient tous ensemble dans l’hôtel de l’Intendance , s’occupant à rédiger des proclamations et des mémoires, en apologie de leur conduite, ou en accusation de leurs ennemis. Il y en avait qui faisaient des chansons patriotiques et des Marseillaises girondines pour animer l’ardeur des soldats. Wimpfen leur représentait vainement qu’on ne pouvait espérer aucun résultat, en restant fidèles à un gouvernement qu’ils voulaient renverser. Ils accusaient sa lenteur et soupçonnaient sa fidélité.

Ne voyant aucun moyen d’engager efficacement la guerre , le général voulait sans doute gagner du temps et obtenir quelque capitulation , qui servît de garantie aux députés et à toutes les personnes compromises dans cette tentative de rébellion. Aussi, en écrivant au ministre de la guerre, la lettre par laquelle il refusait de se rendre à Paris, y avait-il ajouté un billet sans signature. « Pour Dieu, révoquez les décrets. Envoyez ici un homme qui ne soit pas abhorré ; restez tranquilles et laissez-moi faire. »

Dans les premiers jours de juillet, quelques compagnies venues de Bretagne, ou recrutées dans les Carabots se portèrent en avant, sous le commandement de Puisaye; sa troupe marcha sans trouver de résis-

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