‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 78 sur 138 · FIN DE LA RÉBELLION · texte numérisé non relu

FIN DE LA RÉBELLION

même imprimer et afficher une lettre qu’ilB avaient écrite au comité, et qui semblait un manifeste contre la Convention subjuguée par les vainqueurs de l’émeute. Merlin de Douai, Gillet et Cavaignac étaient les signataires de cette pièce.

Wimpfen, qui avait si vaillamment défendu Thionville, était général en chef de l’armée des côtes de Cherbourg. Il épousa avec empressement la cause de la résistance, et fut choisi pour diriger les opérations militaires. Wimpfen avait été membre de l’Assemblée constituante et appartenait à l’opinion royaliste et constitutionnelle; l’armée qu’il commandait n’existait que de nom et il n’apportait d’autre avantage que sa renommée et son courage. Le ministre de la guerre sut la position qu’il avait prise, et le manda aussitôt à Paris. Il répondit qu’il y viendrait à la tête de soixante mille hommes.

S’il avait eu quelque scrupule , Homme et Prieur, qu’il alla visiter dans leur prison, auraient rassuré sa conscience. Us lui dirent que la nouvelle déclaration des droits de l’homme, proposée par Robespierre, portait qu’une portion du peuple a le droit de s’insurger contre l’oppression : puisque les citoyens du Calvados se croyaient opprimés, il leur était licite de s’insurger contre les oppresseurs.

Le général Wimpfen avait pour chef d’état-major le marquis de Puisaye, un de ses collègues de l’Assemblée constituante, et de même opinion que lui. Il le chargea de se rendre à Evreux pour y commander les volontaires ou gardes nationaux qu’on y pourrait réunir. C’était comme l’avant-garde d’une année qui h’était pas encore formée.

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