‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 89 sur 168 · LES JACOBINS EE · texte numérisé non relu

LES JACOBINS EE

jourd’hui de mesures contre les auteurs présumés de la révolte, bientôt l’opinion publique vous y contraindrait. » — Tallien parla dans le même sens : mais il excusa quelques-uns de ceux qu'on venait de désigner. — « Je vais vous faire connaître ceux qui, selon moi, ont conspiré, depuis le 9 thermidor, contre la Convention.

a Thuriol , chef de la faction ; Cambon, le défenseur ardent des trois prévenus. Levasseur, l’assassin de Phelippeaux et chef de révolte ; aux Jacobins Hentz ; Maignet contre lequel les cendres de Bédouin demandent vengeance ; Crassous, qui a dit que les Jacobins devaient faire à Carrier un rempart de leurs corps. Quant à Joseph Lebon, il faut le vomir du milieu de nous. »

Bourdon de l’Oise, rappelant quelques-unes des atrocités de Joseph Lebon, demanda qu’on le livrât au cours de la justice et à la peine de mort.

Déjà un assez grand nombre d’arrestations avaient été décrétées ; le président mit successivement aux voix celles qui venaient d’être proposées ; il y eut quelque discussion sur chaque nom.

Moyse Bayle, Thuriot, Cambon, Granet, Hentz, Maignet, Levasseur, Crassous et Lecointre furent décrétés d’arrestation. > •

On passa à l’ordre du jour sur Lesage Senault et . Taillcfer.

Le nombre total des députés envoyés au château de Ham ou dans d'autres forteresses était de dix-sept.

Dans le cours de nos longues révolutions, il n’a peutêtre jamais paru une faction aussi aveugle et dénuée de sens que les Jacobins de 1795. Presque tous avaient

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