CHAPITRE XV
grauwacke ne correspond pas au sens longitudinal de la montagne, mais le coupe presque à angle droit. Elle court du N. -E. au S. -0. et incline, tantôt plus au nord, tantôt plus à l'est. Son sens général est marqué sur la carte par les hachures. Leur inclinaison oscille entre 50° à 70°, et sur plusieurs points, elles se dressent presque verticalement, et il y en a très-peu où elles soient moins inclinées. A côté de ces deux roches, nous trouvons ensuite, parmi les éléments les plus importants du IlarU, ces matières plutuniques caractérisées par la présence de l’augite, étudiées plus haut (p. 201 et suiv.) sous le nom de pyroxène, désignées par d’autres auteurs sous le nom de lra\>])' et qui se confondent avec la diorite ( p. 201). Elles ne forment nulle part de ces grands amas connue le granit ou la grauwackc, mais
devonienuc et houillère inférieure. Ix» schistes et les gr«’*s avec enclaves «le calcaire <|tii flouiinrnt dan!« le Hartz inférieur et s’ét«*n«lent depuis llart/gemde, eu |Kissnut par le GunliTsberg et llassefelil, jus«pi’aux environs «le l'Am lr«’asl»rrg, sont «le lïqiuque silurienne.
Le* couches dévoniennes ne se montrent «jue subordonnées, unis sont très-crevassées à . Goshr, sur l’Andrensbcrg et à Elbingerode, et se «liviseut en six groupes. Ix* plus répandu Ost le grès à Spirifèrcs, composé de grès, «le schiste et de «piartzite ; après viennent les schistes jaune clair à Cnkcoln, caractcris«** par cette ro«|iJ ille eu f«»rm<* «le sandale «pii y est très-frequente, puis l«*s schistes noirs de issenltach iiuH«* avec du dialinse, et «pii ont été reconnus pour la première fois dans h* Nassau comine formation indépendante ; ensuite «leux étages calcaires dont l'un, riche en coraux et avec minerai «le fer, se trouve à EU hingenale et l'autre à lberg, près de Grund : enfin I« couches devontennes l«°s plus jeunes sont les s >histos à Cypris, pauvres en fossiles. Les assises «!«■ la grauwackc les plus récentes currespômlenl au calcaire honiller «l«*s autres pays, entourent les d«*ux massifs grauilitpies et prédominent surtout dans le Hartz supériiwr, à Wildemami, Klaiisthal, Ilraiiuloge, et au sud de l'Aiulreashorg. Nous u'avons |x»inl représenté sur notre carte ces su lui i visions, cl nous renvoyons le lecteur à la nouvel!«1 «-art«* géologique du Hart/ par Fr. A. Römer. — G.
1 Le nom de trapp prend clici les géologues tant «le signitications «lilTéreutes et a déjà été employé par nous-méme pour «h'signer des matières si divers«», qu’il est imcessairr de réunir ensemble toutes oes espèces différentes, alin «jue le lecl«*ilr puisse mieux s’orienter dans ce labyrinthe. Werner «lésignait sous le nom «le trapp ou formation trapl^enne toutes h» roches linsalliques ou volcaniipies qui, dans son «*sprit, étaient d’origine neptimiennr. Quehpies g«'ologues modernes ont encore conservé rhahitiKh* d’apjM'hT Ira p|is les roches volcaniques, cl de comprendre comme espèces «le ce genre le luisait«*, lu dolente, la phonolilhe, le trachytc, etc. D’autres auteurs, au contraire, attribuent le nom de trapp aux roches à grain fin composée* de hornblende, «hi d’augite et «le feMs|*th,
«jue nous avons étudiées sous Ica noms «le yrunxtrin ou diorite, et <h* pymxcne. Ils n’v comprennent «lonc aucune roche volcanupie, mais s«Milemenl «l«*s substance* plutoniipi«». Tout récemment enfin Hausmann, imitant Easius, a employé de nouveau la*dénomination «le trapp pour désigner les porphyres sans quartz du Hartz, qui corrc*|HHid<>ut ou\ («orphyre* quart zeux , au porphyre augitique ou mélnphyre. II les a distingui’s, d’nprè* leur structure, en porphyre Irappéen, «ni amygdaloîde trappéenne et en trapji proprement dit. Le mol traxx, assez semblable par sa consoimancc, ne «loil pas être confoiulu av«*c trapp, fl désigne des produit* volcaniques «le nature terreuse ou poreuse, des ccndr«*s votetafauc* «pii plus ton! se sont agglomérées et se sont transforuuVs en un«’ masse plus consistante, souvent par l’action «le l’eau. Ces roch«*s passent d’un côté aux lnv«*s et à la pierre-pOQçe, de l’autre à l’argile ou aux conglomérats, et se trouvent dans le voisinage des volcans éteints.
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se montrent seulement en bandes étroites ou en groupes isolés marqués sur la carte par un pointillé (b) et qui se dévelop|>eiit parallèlement avec le plan des couches de la grauwacke ou apparaissent en typhons au milieu d'elles. A leur partie supérieure libre, tantôt elles rejettent de côté ces couches, tantôt s’étendent au-dessus, tantôt enlin s’infiltrent au milieu d’elles.
Hans la montagne proprement dite, en dehors des roches que nous venons de citer, on n’en trouve aucune autre avec un développement un peu considérable. Toutes les couches qui entourent le Hart/, à ses pieds, ne peuvent pas être considérées comme en taisant partie. La plus répandue parmi elles est le zeclustein (schistes cuivreux, schistes marneux et bitumineux avec gypse et dolomie ou rauhwackc, p. 25‘2). Il s'étend en une bande étroite (k), depuis l’angle N. -O. sur toute la lisière occidentale, méridionale et orientale, contourne l’angle N.-E. pour se prolonger encore un peu sur la lisière septentrionale, presque jusqu’à la bailleur du second massif granitique. A l’extrémité orientale de la montagne, le rothlieijemle (lu accompagne le schiste cuivreux. Il constitue une puissante couche de grès susjacente au terrain houillcr et intercalée entre ce dernier et la grauwacke dans l’ordre de leur âge relatif. Le rothliegcndc réparait encore sur un autre point au milieu de la lisière méridionale, entre le zechslein et la grauwacke. Ici (à Ilfeld), comme à son extrémité orientale, sur le versant du nord (àOpperode et Meisdorf), il est accompagné de gisements de bouille situes audessous et au milieu de ses couches. Des porphyres apparaissent aussi dans la partie méridionale du rolhliegende, tantôt sous la forme de porphyres rouges quartzifères (s, s), tantôt comme porphyres bruns sans quartz (g) ; ils sont caractérises par la présence de grenats. Les porphyres quartzeux ne sont point contigus avec le rolhliegende ; ils se montrent seulement vers son extrémité occidentale et forment des amas isolés dans la grauwacke et répartis suivant la direction générale de la montagne. Le porphyreù grenats constitue de puissants massifs qui sortent immédiatement du rotlilicgcndc sur sa limite méridionale près du zcchstein; mais il suit la même direction que les porphyres quartzeux et les grands massifs granitiques sur le côté opposé septentrional de la montagne. Les couches de ces roches primitives, contiguës avec les assises du terrain de transition (schistes argileux, grauwacke et calcaire de tran-
CHAPITIIK XV.
Sï.i
sition, |>. 237), n’ont pas la meine inclinaison que ces dernières, tuais sont si près de la position horizontale (leur angle d’inclinaison varie de 10” à 1 5“) qu’il est de toute évidence que leur pente provient seulement du mode de leur formation par dépôt mécanique, au sein des eaux qui recouvraient les couches relevées de la grauwaeke. Nous les voyons donc encore dans leur position primitive. Ces circonstances deviennent très-claires, lorsqu’on considère la coupe ci-contre, prise entre Nordhausen et Ilalbcrsladl, et dont les signes indicateurs correspondent à ceux de la carte précédente. Kn l'étudiant, il faut bien faire attention que la hauteur est à une échelle dix fois plus grande que la longueur, et que, par conséquent,
les couches doucement inclinées y deviennent beaucoup trop relevées. Au contraire, les couches de la grauwacke (ili sont presque horizontales, parce que la- coupe coïncide avec leur direction ; les assises dii zechstein (k) sont interrompues (n) par des amas de gypse '. L’inclinaison douce de ces derniers n'est plus la même pour les sédiments plus récents qui entourent le pied du Hartz par son côté septentrional. Le grès bigarré (I), placé immédiatement au-dessus du zechstein, s’étend dans les plaines au pied du Hartz seulement dans les parties comprises par cette dernière formation. Il se développe sur toute la lisière du nord jusque dans le voisinage
* Colle coupe transversale commence ntl nm*«l du Huy, près d'nnlb-’rslndl, «intil la position est indiquée par I»* sign« Kntre le lluy et lu lisière septentrionale du llm’lz, le inuschclkalk («i; l'orme lin • cuvette dans la<|iielle se sont déposées les formations plus rér en les. Derrière le piale ni du Hart/, indiqué par les lettres < I . <l.t se dresse le soiuiuel «tu Dmckrn (*"*) avec la Imrdure de roches métnuiorphiques (r' t*l une handc étroite de grauwacke d . Au su 1 et adossé au plale.iu du Hart/, dans lequel est enclavé le lilon de pvroxène [b] de Kahlberg '*], se développe le mlhlirgende h) avec le massif de mélapiiyre de ller/.herg (** , puis vient le schiste cuivreux A . dont le massif de gypse u constitue In plus grande partie. Au delà commence le grès bigarré J avec les riches vallons où sr trouve situé Nordhimscn
de la grauwaekc et des roches plutoniques de la montagne, en formant aveclemuschelkalk (m), lekeupcr (p) et la marne du lias jq) qui apparaissent accidentellement, une bande étroite en forme de ruban, au delà de laquelle le quadersandstein (ri et les couchescrélacées (t), s’étendent sur la plaine. Toutes ces couches sont verticales ou même plongent vers la montagne et le quadersandstein revêt en plusieurs endroits les formes bizarres, dont nous avons déjà parlé sous le nom de murs du diable (p. 276). Sur d'autres points, les assises les plus anciennes sont renversées ou repliées sur les plus jeunes; dispositions qui, avec le plongement des couches vers la montagne, doivent être considérées comme le résultat d’un soulèvement qui a renversé l’ordre naturel des étages.
Maintenant que nous connaissons la structure géologique des environs du Hartz, il ne nous sera pas difficile de déterminer l’àgc de son soulèvement. Puisque sur tout le versant occidental, méridional et oriental, les couches neptuuienncs jusqu'au terrain houiller sont horizontales, nous en concluons que l’époque du soulèvement a précédé le dépôt du rothliegende, et est plus ancienne que la formation houillère qui, comme nous l’avons dit plus haut, vient se placer entre les vieux grès rouges du système dévonien et le rothliegende. Mais la disposition verticale et renversée des couches beaucoup plus jeunes du côté septentrional du Hartz, indique un soulèvement postérieur. 11 est probable qu’après le dépôt du terrain crétacé, en même temps que d’autres grands changeinenLs de niveau s'effectuaient, il sc produisit un second soulèvement dans le Hartz, sur sou versant septentrional. Ou doit donc admettre au moins deux périodes différentes de soulèvement. Cette hypothèse est encore confirmée par le mode suivant lequel les masses plutoniques se trouvent par rapport aux couches neplunicnnes. En effet, si on recherche lesquels des trois produits plutoniques ont été les agents de soulèvement, ou reconnaît aussitôt qu'il laut mettre de côté les porphyres, puisqu’ils se trouvent sur la lisière méridionale de la montagne, où les couches sont plongeantes. Il ne reste plus qu’à opter entre le granit et le pyroxène, choix très-facile à faire, comme nous allons le voir. Le granit ne suit point, sur le versant septentrional de la montagne, une direction parallèle à celle des schistes, ce qui devrait avoir lieu, s’il était la cause du redressement de ces roches. Il répond plutôt à la direction de la ligne des porphyres du versant