‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 187 sur 295 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

forme symétrique est encore nettement accusée. Il continue à s'élever, la hase se rapetisse simultanément et il s'enroule en spirale; tantôt tous les tours restent dans un plan (par ex., Planorbis), tantôt ils s’écartent à gauche ou à droite de la ligne médiane du tronc. Alors la symétrie se trouve masquée, mais sans être effacée pour cela1. L'enroulement *e produit par rotation «le l’embryon dans l'œuf autour de son axe, pendant les premiers jours de sa formation ; et, par conséquent, il n’appartient pas à un moment primordial de l’évolution, mais seulement à un moment secondaire, dont les nombreuses variations se laissent ramener, comme chez les plantes, à des formules mathématiques, tout en produisant une quantité prodigieuse de cas spéciaux. La nature cependant n’emprunte pas à eos particularités son principe de différenciation, mais elle le tire «le la conformation de l’organe de la respiration, celui-ci étant la cause d’où dérivent les modilications. Cet organe se compose, soit de branchies placées, sans forme et >an- ordre déterminés, à découvert sur le manteau ou sur son boni entre lui et le tronc ( Heterobran rhia) : soit de branchies [«innées ou périmées et enfermées dans une cavité particulière du manteau (QU'nobranchiu) ; soit enfin de cette cavité sans branchies (Pulmuuuta). Les derniers Gastéropodes respirent l'air, vivent en partie à terre et sont hermaphrodites; les autres sont aquatiques, habitent presque tons la mer et ont des sexes séparés. Les Gastéropodes à branchies pi nuées se nourrissent ou d’animalcules (Zoophaga), ou «le végétaux ( Phgtophaga ) ; et cette dernière alimentation est aussi celle des pulmonaires ii respiration aérienne. Les uns et les autres sont pourvus de dents dans la bouche, pour broyer leurs aliments; et les Zoophages, entre autres, possèdent une langue très-extensible et armée de dents, avec laquelle ils saisissent leur proie. Tous les Gastéropodes de notre pays sont terrestres ou d’eau douce, à l’exception de quelques genres ( Paladina , Neritina , Ancglus) appartenant aux Gastéropodes pulmonés, et la plupart sont dépourvus de coquille, comme la Limace noire «les bois.

1 Pour comprendre la symétrie «les coquilles »le Gastéropodes enroulées, et en nppnrenre asymétriquement, il est inutile de recourir à la supposition tout n fait contre nature, que ces animaux ont une coquille composée de deux parties opposées, dont Pline, tantôt la tranche, tantôt la droite, a disparu ; les Patelle*, etc., de formes plates, détruisent cette assertion. Parus avait déjà constaté le monvemenl de rotation «les embryon* des GastérojNules et le développement de leur coquille, qui en est In conséquence. (.Vor. net. Leo/t.. îoii, 2. et /». il. âuM»er. \jrtten*bed, d. u. th. etc. s. 05).

Les Gastéropodes à branchies pinnées ont les coquilles les plus com-' ploiement enroulées; les Hétérobranches sont tantôt nus, tantôt enveloppés d'une coquille plaie peu ou point enroulée. Une forme curieuse et normale, le genre Chiton, possède une coquille plate et elliptique, composée de six à huit pièces, l’unique cas d’une coquille multiple clic/, les Gastéropodes. Beaucoup de ces animaux sont pourvus d’un opercule attaché à l'extrémité du pied, avec lequel ils ferment leur coquille, lorsqu’ils se retirent à l’intérieur. Tous ces genres de coquilles sont représentés aux époques géologiques.

Le groupe des Céphalopodes se trouve à plusieurs points de vue dans le même rapport avec les Gastéropodes que les Brachiopodes avec les Acéphales. Les formes vivantes sont peu nombreuses (à peineveent espèces); aux époques primitives, leurs représentants étaient, au contraire, en nombre prodigieux, puisqu’on en connaît déjà un millier. Le principe de leur type réside dans la conformation de la tête, à laquelle la partie locomotrice du corps est subordonnée, bien qu’elle atteigne à un degré d’organisation supérieur à celui des Gastéropodes. L’orifice buccal est entouré de bras charnus armés d’organes de préhension particuliers, les ventouses, ou griffes cornées; ces bras sont en nombre pair et disposés régulièrement. La bouche est pourvue de deux lorteset puissantes mâchoires en forme de bec de perroquet. De gros yeux occupent les parties latérales de la tête. Le manteau, en forme de sac, qui enveloppe les organes végétatifs, est séparé de cette tète par un fort bourrelet et est encore plus isolé que chez les Gastéropodes. En général, son bord libre entoure la partie inférieure de la tète. Suivant la conformation de la coquille qu’il sécrète, il prend deux formes : tantôt il est épais et charnu et porte à sa partie dorsale une coquille logée dans son épaisseur, en forme de lame plate, rarement élargie sur son bord postérieur ; tantôt il constitue une enveloppe line, transparente même, dont la surface sécrète une coquille calcaire. Bans les deux cas, les branchies pectinécs sont logées dans une cavité particulière près de l’abdomen, à laquelle conduit un canal en forme d’entonnoir partant du gosier et situé à la partie inférieure du manteau. L’eau sort des branchies par ce conduit et y pénètre par des fentes placées à côté. L’anus s’ouvre aussi dans cet entonnoir, ainsi que l’organe appelé bourse du noir, à cause de sa sécrétion brune, qui est employée pour donner à la sépia et à l'encre de Chine leur colo-

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