CHAPITRE NX
ration brune. Les Céphalopodes se divisent, d’après les bras et la forme des branchies qui en découle, en Tenlaculifères à bras nombreux sans ventouses, quatre branchies, coquille à plusieurs compartiments, dont l'animal n'orr.npe que le dernier, lequel communique avec les autres par un canal étroit qui traverse les cloisons sous la forme d’un tube (siphon) : et en ArrlulmH fèves è bras peu nombreux (huit à dix), armés de ventouses et deux branchies seulement. Leur coquille est conformée, tantôt comme les précédents et à plusieurs chambies tPohjthalamieits tantôt une chambre unique sans cloisons ( Monothalamiens ), tantôt enfoncée dans le manteau en forme de plaque plate, sans aucune chambre (Athalamiews), ou bien encore manque complètement. Les Tenlaculifères étaient beaucoup plus abondants pendant les époques primitives qu’au jourd’haj ; ils avaient pour principaux représentants les Ammonites. Les Acétabu- I itères étaient alors représentés surtout par les Hélemniles éteintes. Ceux qui vivent encore se présentent sous trois formes différentes; avee des bras nombreux et une coquille externe polyllialame (.Spind«), avec dix bras et une coquille plate interne (Sepuuke), enfin huit liras et sans coquille (Octopus), ou bien avec une coquille externe niimolhalaiiie iArijonmitm. Les Bélcmnites avaient la plus grande aflinité avec les Sépias par la conformation de leur corps. Le genre Nautilus est tin des représentants vivants des Tentaculifère». Il est une de ces rares formes que l’on rencontre, à l’état fossile, dans toutes les formations, depuis les plus anciennes jusqu’aux plus récentes; le genre Spirula, qui lui correspond par sa coquille polytlialame, appartient cependant aux Acétalmlifères par l’animal. Les animaux des Polythalamiens éteints étaient probablement organisés comme le Nautilus , et, comme lui. ils n’avaient point de bourse à encre; du moins on ne retrouve pas ses débris, toujours très-apparents chez les Ammonites. Les Céphalopodes n’Iiabitent que la nier, se nourrissent d’animalcules on de poissons, rampent sur le sol et nagent en attirant l’eau dans la cavité branchiale et en l'expulsant avec force hors de l’entonnoir. Ils ne se servent pas de leurs bras pour nager, pas même les Artjonauta, à propos desquels on croyait autrefois qu’ils étendaient les deux bras postérieure largement dilatés, à l’instar de voiles, tandis qu’ils s eu servent ponr embrasser leur coquille et la tenir ferme. Quelques-uns, dont les bras sont pourvus de griffes au lieu de ventouses, par exemple : les Onythu-
leulhis, saisissent leur proie avec. Cette forme est la plus voisine «les Bélcmnites ; car leurs liras étaient aussi armés de griffes crochues. Les Polythalamiens sont fixés à leur coquille par des muscles, et une partie du bord libre du manteau se replie sur le bord de la co«|uille pour la retenir. Tons les Céphalopodes ont des sexes séparés.