CHAPITRE XXIV
se subdivise, d'après la position des capsules renfermant les spores, en deux sous-classes, les Caulocarpes et les Phyllocarpes. Ces deux groupes étaient très-abondants dans les périodes de végétation primitives et formaient par leurs nombreux représentants le fond
propre et réel de celle flore. Les Ctiulocarpex, sur lesquelles nous nous sommes déjà étendus ci-dessus, se partagent actuellement en deux classes. La première comprend les plantes dont le développement s’est porte principalement sur lu lige, et dont les petites feuilles, toujours groupées à une même hauteur autour de celle tige, so sont effacées [Yeiticillatæ). La seconde, au contraire, comprend celles dont les feuilles, prenant un grand accroissement, ont causé un arrêt de développement dans la partie de la tige qu’elles enveloppent (Folionin. Les deux classes, que I on peut encore subdiviser en familles, étaient très-abondantes pendant cette période. Parmi les Yertieillées, le genre des Ctilumitrs joue un très-grand rôle dans la flore fossile. Du reste, le type de ces végétaux est plus extraordinaire que special. Il réunit, eu effet, les caractères généraux des Vrélex actuelles tEijiiixetuin) avec une croissance gigantesque, atteignant plusieurs toises de hauteur et un diamètre correspondant. La lige était creuse, lisse à sa surface (fig. ölt. — I , b, e , marquée de Hues stries longitudinales à l'intérieur (e, dj et divisée par des cloisons en chambres, dont la grandeur croit ordinairement de bas en haut. A l’extérieur, des feuilles étroites, de forme linéaire, séparées jusqu’à leur base (f), étaient fixées à des hauteurs égales à celles des cloisons (/"), avec de petites nodosités entre elle*. Les feuilles manquent dans tous les dépôts de végétaux pour la plupart des Calamites, et on ira pu en découvrir que de rares exemplaires conservés à l’état d empreintes sur le tronc carbonisé. Au contraire, on reconnaît très-facilement la structure de la paroi intérieure ; elle s’est admirablement moulée sur le limon argileux^xtrémemeat fin, introduit dans le vide de la tige. Les cloisons minces des chambres intérieures n'ont pas été conservées, soit qu’elles se soient desséchées pendant la vie, ou qu’elles aient pourri plus tard, elles u'apparaissent plus sur le noyau pétrifié qu’a l’état d'étranglements, »ur lesquels les stries moulées en relief viennent se terminer dans une disposition alternante (‘2). Des renflements, en forme de bourrelet, développés au-dessus de la lirnfte supérieure des chambres, s’accroissent en épaisseur avec la hauteur ou ils
sont placés (I, a, *2). Ils marquent le point d’origine des brandies disposées autour de la tige à une même hauteur et près de certaines cloisons (1, b). On ne sait trop quel était l’aspect des Heurs; on S cependant quelques raisons de croire qu’elles étaient
Mg. 30. — 1, 2 et 4. Calamites varia» *; i. kquisetiim columnare
placées à l’extrémité des branches cl de la tige. L’analogie des Lquisétacées appuie cette opinion. On les trouve rarement, à la vérité, dans la formation carbonifère, mais elles sont très-abondantes dans le terrain keuprique et sont très-rapprochées des Calamites. Le dessin de VEquisetum columnare (7), appartenant au terrain keuprique, nous montre un fragment de tige, muni de scs feuilles très-
1 Le Calamites varions provient du bassin houiller de Wcltin. Il a été dessiné d’après l'intérieur pétrifié d’un tronc bien conservé, de 2 pieds de long sur "1 pouces de diamètre cl qui possède encore en haut, au point d'où sortaient les cinq rameaux b, sa substance ligneuse carbonisée. Il faut noter comme un caractère spécilique le retour, entre deux cloisons a insertions île rameaux, de neuf chambres allant en s’accroissant graduellement. Les rameaux sont lixés sur de courts renllements qui, creux à l'intérieur, font saillie sur la cavité de la cloison et épaississent coiisidé-rnblcinciit le tronc. I/'S lignes extérieures d et e (1) fout voir l’accroissement de l'épaisseur du tionc pareil bas et montrent |a décroissance du diamètre du noyau pierreux dans le même sens. I/* numéro 5 représente une zone entre deux cloisons du Calamites dccuratus et a été placé ici aliu de faire voir les petites nodosités à l’extrémité des stries près des cloisons.