‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 213 sur 295 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Organismes des couchas terrestres les plus anciennes.

Eu décrivant avec plus de détails les créatures vivantes, dont nous retrouvons les restes dans les couches neptuuiennes de l’écorce terrestre, nous pourrions nous proposer de suivre chaque couche l’une apres l’autre, et d’étudier pour chacune en particulier les organismes qu’elle renferme. Mais celle méthode ne peut avoir de valeur que dans un travail tout à fait spécial. Nous n'avons donc pas l'intention de décrire chaque couche isolément, mais bien de les considérer dans une suite de groupes sur chacun desquels l’organisation, dans ses traits généraux, nous apparaît avec une certaine uniformité. Nous pourrons ainsi regarder ces séries de couches connue le résultat d’une grande période de création indépendante.

Des faits nombreux, déjà mentionnés (p. 257), semblent à la vérité rendre impossible toute séparation tranchée entre les grandes périodes de création, écoulées depuis la naissance des organismes. 11 faudrait plutôt parler de modifications lentes et locales que de révolutions subites et universelles. En tous cas, personne ne doute qu’il n'v ait une évolution et un perfectionnement graduels. Si nous voulons suivre la marche de ce progrès, nous sommes contraints de faire des divisions et de tracer des limites, en nous réglant sur des différences réelles, bien que la Nature ne les ait point marquées avec autant de netteté. Le monde organique, disposé en série progressive, nous prêtera les secours les plus utiles pour atteindre à ce but, et. sans admettre qu’il ait pu y avoir un moment d’immobilité dans l'évolution successive du lilobc, nous pouvons cependant considérer l’absence de Vertébrés à respiration pulmonaire avant une certaine

époque comme un caractère important et essentiel de celte période de création. Nous finirons donc la première période postérieure à la naissance des organismes avec les couches dans lesquelles apparaissent les animaux terrestres supérieurs sous leur première forme. Cette division comprend toutes les assises ncptunicnnes primitives, depuis les schistes jusqu'au zeehstein (p. ‘250). Nous avons déjà dénommé cette époque la période des Poissons (p. 350), ces êtres étant, en effet, les organismes les plus parfaits qui vécussent alors sur le Globe.

Lu llorc de cette période a reçu profondément l’enipreinle du milieu où elle se développa. Nous retrouvons, dans les assises appartenant à ces formations, des dépôts considérables de matières végétales arrivées jusqu'à nous sous forme de charbon ou houille (p. 247). Mais les genres sont peu nombreux et le règne végétal est d’une monotonie faisant contraste, non-seulement avec la diversité répandue aujourd’hui sur toute la surface du Globe, mais encore tranchant fortement avec le caractère local de nos contrées. Cette uniformité règne tout à la fois dans les dépôts houillers de l’Europe, de l’Amérique du Nord et de l’hémisphère Sud, autant qu'ils nous sont connus. Nous rencontrons partout les mêmes formes végétales, et la llore qui revêtait alors les diverses parties du Globe était identique ou du moins très-analogue. Les plantes cellulaires simples, sans tige et sans rameaux, sont absentes; et les aphyllcs, en formes bien déterminables, manquent presque entièrement. Les Algues marines (Fucoïdesi apparaissent seules dans les schistes primitifs, dans le calcaire de montagne et le zeehstein, et localement dans une quantité surprenante. Elles ont des formes particulières, mais il est impossible de les relier avec celles des Algues modernes, à cause des modifications complètes que leur structure a éprouvées. Les Champignons ont une texture plus molle encore et sont peu propres à se conserver. Leur organisation suppose une origine plus récente, puisqu’ils se développent seulement sur les éléments morts et en décomposition des végétaux. Ils n’ont laissé que de rares débris dans les schistes à végétaux de la formation houillère. On n’a pas encore retrouvé, sans doute aussi à cause de leur consistance molle, les Mousses qui croissaient à l’ombre de ces forêts humides. Au contraire, les Piaule-: vasculaires acotylédones (p. ô!)7) ontlaiss" une grande quantité de débris. Cette classe du règne végétal

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