‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 216 sur 295 · CHAPITRE XXIV. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV. M

des arbrisseaux peu élevés, qui même pouvaient peut-être croître dans l’eau en nageant à sa surface. Les liges étaient courtes ; les branches, au contraire, longues et minces, opposées deux à deux, s’écartaient de l’axe. Chez les Annularia et les Astérophyllitcs la tige perdait ses feuilles avec le temps : chez les Sphenophyllum elles persistaient plus longtemps et peut-être même subissaient des métamorphoses. Du moins on rencontre quelques exemplaires de diverses espèces, dont les rameaux sur lesquels les fruits sont portés ont des feudles arrondies (1, b), tandis que les feuilles de la tige (1, c) sont dicholomées et denticulées à chacune des extrémités.

Fig. ôl. — 1. Sphenophyltu ni Schlolhrimii ; 2. Astrruphyllites equiseti fortuit! 5. Annularia longifulia.

Les Foliosées, dont les feuilles affectaient une disposition en quinconce, n'étaient pas moins abondantes à celte époque que les Vcrticillécs. Actuellement leurs représcnlanlsformcnt le genre Lycopodium. Ce sont de petites plantes semblables aux Mousses par leur port. Leur taille est de un à deux pieds; la tige mince et ramifiée, est couverte de petites feuilles très-rapprpchées et de forme prismatique à trois angles. Elles portent de petites capsules à l’aisselle

clos fouilles plaçons aux extrémités supérieures ; ces capsules renferment des spores extrêmement lines et jaunâtres. Celle poussière connue sous le nom de poudre de Lycopode fsemina Lycopodii), s'enllamme rapidement au contact du feu et propage la llamme. Tout le monde connaît encore l’emploi qu’on en fait pour en enduire les pillulcs et pour la répandre sur les plaies. Les Caulocarpes foliosées de l'étage dévonien et houillcr étaient des arbres d'une dimension considérable. Ils appartenaient aux genres Lepidndendron , Sagenaria , Stiymaria, Sitjillaviaci quelquesautres, et formaient plus de cent espècesdilférenles. Les mieux caractérisés sont les Lcpidodendron, plante tout à fait analogue aux l.ycopodium, mais de taille gigantesque, élevées sur un tronc très-haut, droit et ramifié à son extrémité |fig.ô2. — 1). L’écorce était couverte de cicatrices en forme de losanges

Fig. r»2. — 1*0. Tronc, feuille* cl fnidilicatwm d** Lrpidûdrwlron ; 7-iU. SU g maria firuiHc* ; il. écorce et cicatrices de feuille* du Sigtlluria Brardii.

allongés (Ci. Ces cicatrices marquent les places où les feuilles étaient attachées et où quelques-unes tiennent encore (2). Les fruits se groupaient à l'extrémité de chaque rameau comme chez les Lycopodium, mais plus grands et plus serrés que ceux-ci. Ces fructifications pendant la première époque de leur croissance (5), avaient la

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