‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 23 sur 295 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Action du feu, «a nature. — Mode* divera de la matière. — Éruption« volcaniques.

Il nous faut maintenant roelierehrr un agent plus puissant que l'eau. Nous avons le feu , l’instrument de dissolution des métaux, qui ne peut manquer d’agir aussi sur les antres matières. Avant d’étudier les effets produits par cet élément, il est nécessaire que nous nous fassions une idée nette de sa vraie nature.

L’opinion que le feu est un élément ou autrement une substance matérielle, naquit dans l’antiquité. Elle se développa dans la doctrine de quelques philosophes anciens, qui considéraient le feu , IVoM, l’air et la terre comme les parties constituantes de toute chose et leur donnèrent le nom d'éléments. Des connaissances plus exactes nous ont appris (pic l'eau, l’air et la terre ne sont point des corps simples, mais qu’ils sont formés de deux principes au moins intimement unis et confondus l’un dans l'autre. l a vraie nature du leu échappa plus longtemps à notre curiosité scientifique, et on ne reconnut qu’assc/. tard qu’il n’est point un corps, mais un simple phénomène, qui se manifeste pendant la combinaison entre elles de certaines matières, et surtout de l’oxygène avec d’autres corps simples. Ce phénomène, auquel nous donnons le nom de feu, se manifeste par deux propriétés, la chaleur et la lumière. En poussant l’analyse plus loin, on reconnaît que la lumière se manifeste a son tour sous deux formes, ou compte flamme ou comme incandescence. La chaleur a des degrés divers, mais ne possède qu’une forme. Les deux inodes de lumière dépendent des substances sur lesquelles se produit le phénomène lumineux. La flamme ne se

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