XXII, 497.) U
• U valeur »le ces chiffres repose sur des mesures obtenues nu moyen du pvromètr»* t *
mesure et plaçons la température du foyer volcanique à environ 1 ,200° Réaurn., l’accroissement régulier de la chaleur, comme nous l'avons établi plus haut, exigerait une profondeur de G milles géographiques pour atteindre à cette température1. Cette profondeur ellc-mème, si considérable qu’elle nous paraisse, est en réalité peu de chose, par rapport au rayon du Globe, de 859 milles Rn acceptant qu’elle soit la mesure de l'épaisseur de la croûte solide, le noyau, central possède un diamètre 140 fois plus grand. Cette croûte formé donc sur le Globe une enveloppe qui, proportion gardée, ressemble à l’écorce que nous ôtons sur une pomme avant de la manger.
L’hypothèse d’une augmentation constante de température vers le point central de la Terre, se produisant suivnnt la progression que nous avons constatée à de faibles profondeurs au-dessous du sol, ne rencontre aucune objection sérieuse fondée sur la nature de notre planète, autant que nous pouvons la connaître. Au contraire, tous les faits observés lui donnent une grande probabilité et justifient les conséquences que nous en faisons découler.
Ce résultat important, joint à l’extension presque universelle des volcans actifs sur les bords des grands continents, ainsi qu’à l’existence de matières éruptives ou montagnes coniques dans le voisinage de beaucoup, sinon de tous les grands systèmes de montagnes, nous donne un moyen puissant de nous rendre compte de l’état primitif de. notre planète. Il justifie pleinement l’hypothèse d’après laquelle ces deux phénomènes sont en connexion intime, toutes les matières constituantes du Globe à l’état de fusion à une grande profondeur, et ces éléments en fusion émettent des vapeurs et produisent de hautes pressions donnant lieu à des explosions de bas en haut sur les points où elles rencontrent moins de résistance.
Celte notion si importante et, selon toute apparence, définitive sur la nature du Globe à des profondeurs où nous ne pouvons plus descendre, nous permettra de pénétrer jusque dans son histoire primitive et de jeter un coup d’œil sur son état pendant les premières périodes de sou existence. Mais auparavant il nous faut développer
il«' Daniel. Celui de Wedgwood donne, entre autres pour le Ter, une température beaucoup pl utt «'levée.
1 Ce chiffre est peut-être encore trop élevé. Mitscherlich croit pouvoir îNlmellro que> A une profondeur de 5 milles, règne la chaleur de fusion du granit, puisqu’elle est placée à rentier. (I.OiO comme il l’a reconnu rvnérimontalome?»» .