‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 78 sur 295 · IHR · texte numérisé non relu

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lilalilo comme étant fie même âge. Les quatre directions principales reconnues, en négligeant les déviations plus on moins considérables vers les quatre points cardinaux, appartenaient trop au nombre des directions possibles, pour qu’on pût s’étonner de la concordance des principales chaînes avec l’une ou I autre d'elles; car, en fait, il n'y a de possibles que des lignes rectangulaires ou obliques avec les points de l’ horizon. Ces considérations tirent bientôt pénétrer dans l’esprit des savants, admettant un âge différent pour les chaînes de montagnes, la conviction que le sens de leur direction ne peut pas à lui seul expliquer ce fait, mais qu’il fallait trouver d’autres circonstances, si l’on voulait établir l'âge relatif de chaque système. Ce fut au génie heureux du géologue français Elie de lîcaumont, qu’il fut réservé de formuler le premier le principe devenu si important pour déterminer l’ordre dans lequel les chaînes de montagnes se sont soulevées les unes après les autres, et qui, comme tontes les grandes vérités, comme la théorie des soulèvements elle-même, apparaît aussitôt à l’esprit, lorsqu’on s’est bien rendu compte des conditions du phénomène. Partant de ce fait, que les dépôts stratifiés formés sous l’eau se succèdent dans un ordre invariable, mais ont été déchirés et soulevés localement par des éruptions plutoniques, on comprend de soi-même, que les couches seulement existantes à ce moment ont pu être soulevées, lorsqu’une de ces éruptions s’est produite, et que celles qui se déposèrent de nouveau , après le phénomène , doivent être couchées horizontalement. Ce principe si simple et si naturel fut appliqué avec grand succès par Elie de Beaumont, pour déterminer les rapports des montagnes entre elles, et on en reconnut bientôt l’exactitude générale. On constata qu’il n’existe pas de couches réellement horizontales dans les montagnes, ou au moins qu’elles s’y rencontrent très-rarement et sur de petites étendues comme des lambeaux détachés, placés là ultérieurement et conservant les caractères des plaines larges et étendues. On n’y remarque aucun bouleversement dans leur disposition régulière autre que les dérangements produits lorsqu’un cône volcanique isolé détruit la plaine sur un point donné. A mesure qu’on s’approche de la montagne, les couches d’horizontales deviennent peu à peu inclinées et se relèvent de plus en plus en avançant toujours vers le plateau supérieur ou la crête de la chaîne. Dans cette dernière région ou

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