CHAPITRE X
olles sont en contact immédiat avec les roches iilutoniques et volcaniques' non stratifiées, elles sont souvent à pic et verticales, ou pendent en dehors dans une position où on peut craindre à chaque instant de les voir tomber, bouleversées de mille façons dans leur inclinaison et dérangées dans leur direction, elles offrent dans toute la montagne les traces de violentes dislocations et sont même souvent dans un tel désordre, qu'il devient extrêmement difficile, sinon impossible, de reconnaître l'ensemble des éléments constituant la montagne. Les sommets élevés, les crêtes longuement prolongées, et même beaucoup de plateaux sont formés pas des masses plulouiques ou volcaniques, auxquelles se rattachent comme chaines latérales subordonnées et parallèles les couches neptunicnnes soulevées, et redressées qui, sur certains points, atteignent encore à de plus grandes altitudes *. Ces strates présentent leur tranche libre déchirée au noyau cristallin, et leur surface inclinée descend doucement vers la plaine environnante. Les chaines latérales, à leur tour, sont fracturées par des crevasses transversales et profondes permettant à l'oeil du géologue de pénétrer jusque dans leurs assises les plus inférieures. Ces fractures, plus largement ouvertes en haut qu’en lias, forment des conduits tout tracés par lesquels les eaux, tombées sur la crête ou les pics, s’écoulent entraînant avec soi les masses désagrégées des hautes régions, et comblent les crevasses dans le bas, jusqu’à ce que celles-ci à peu près nivelées et remplies par les produits de la désagrégation de leurs lianes deviennent des vallées
* Oii a, dans ce* derniers temps, donné le nom de plutoniquf » aux roches cristalline* formées par voie ignée que l’on n'a pu rencontrer comme élément* dans les volcan* encore actif*, et qui, telles que le granit, la syénite, la diorite, le gnhhro, le pyroxène et le porphyre, sont connues seulement dans l'ossature des montagnes. On ap|>ellc volcaniques, au contraire, le Itasallc, le trachyte, la dolérite, la phonolithe, l'obsidienne, la pierre ponce et toute* les laves constituant le* volcans ou vomies par eux.
* Les exemple* de ces deux cas sont si altondants qu’on ne peut pas considérer l'un rumine la règle, l'autre comme l'exception. Dans le Harz, les points les plus élevés, le Drucken cl ses environs, le Hamborg, sont des i. unies granitiques (roches plutoniqiics) ; dans le Riesengebirge le noyau est plutonique, ma s le sommet le plus élevé, la Schneekoppe, est formé de schistes cristallins roche* métamorphiques). I,e* Alpes ont un caractère différent ; le mont Blanc et le Sainl-Gothnrd seuls sont pluloniques, le sommet de l’OIierlaiid Bernois est métamorphique. Dans la chaîne des Andes, ce sont des volrans couronnés de fumée qui forment les points les plu* élevé** des Cordillères de (Juito, tandis que d'autres sommets presque aussi élevé* de la même chaîne page 1*27, note), la Nevada do Sorntn et l'Illimani, »ont composés de grauirackc dont les débris contenus ilnflis leur* couche* indiquent qu'ils ont été soulevé* par «le In syénite et des porphyres plutoniqiies. Il y a donc eu dans chaque cas des circonstances particulières d'uu il est arrivé •pic les sommets des montagnes uni été formés tantôt par des substances pyroxènes éruptives, tantôt par des couches sédimenloires redressées.