‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 102 sur 153 · FI G. 80. — DANSE DE LA SIKINNIS. DRAME SATIRIQUE · texte numérisé non relu

FI G. 80. — DANSE DE LA SIKINNIS. DRAME SATIRIQUE

(Peinture de vase. — Musée de Naples.)

Cassiodore, Athénée et Julius Pollux : ce sont les Hypogépones, YHyporchème, considérés aussi comme danses militaires, le Thyrocopicon et le Kroustiron. Certains auteurs rangent parmi les danses tragiques le Pyladeios et la Pythagoriké.

Parmi les danses comiques, il convient de citer la Balymachia qui fut pratiquée très longtemps : le concile de Tolède l'abolit, dit-on, en Tan 589; la Diplé exécutée dans les comédies d'Aristophane; Ylgdé très ordurière, le Morphosmos imitant les cris et les mouve-

LA DANSE THÉÂTRALE. a+i

ments des animaux, le Nibadismos, danse du même genre que la précédente, mais rappelant plus particulièrement les bonds désordonnés des chèvres.

La Cinœdé, le Konisalos, la Sikinnis et la Kybilé étaient des danses satiriques. Elles se moquaient des personnages en vue, tournaient en ridicule les actions des dieux, et tombaient dans la licence la plus éhontée. Il ne nous reste aucune description de ces danses dont un savant moderne1 a essayé de reconstituer les pas.

La pantomime était connue des Grecs; mais elle n'eut jamais chez eux la vogue qu'elle rencontra chez les Romains.

L'art du geste était nomméo^r^par les Grecs. On l'appelait aussi Xwpovouwe, mot dérivé de xtiphç vôixo; qui signifie règles de la main.

L'art tragique devait atteindre les plus sublimes hauteurs avec Eschyle, Sophocle et Euripide. Mais le Romain était incapable d'en saisir la beauté : ce qu'il aimait, c'était le réalisme, le sang coulant véritablement de blessures réelles, l'orgie sans voiles et sans feintes ni supercheries. A la comédie spirituelle d'Aristophane, fine, malgré sa crudité, il préfère les Atellanes grossières. « Leurs danses se ressentaient de la bouffonnerie fescennine et des farces des histrions d'Atella. Lors de la peste qui désola Rome en l'an 364 les jeux scéniques furent institués : les jeunes Romains apprirent les danses d'Etrurie. Dans les jeux floraux, danses instituées en l'honneur de Flore, les danseuses apparaissaient sans voile en public. La comédie romaine

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