FIG. I27. — PAS DE SIX DE LA VIVANDIÈRE
(Planche extraite de la Sténochorégraphie de A. Saint-Léon, i852.
donner à chacun de ces mouvements leur durée exacte par la valeur de la note musicale à laquelle ils correspondent. J'ai voulu faciliter la lecture de la sténochorégraphie en me servant de beaucoup des signes usités en musique et en leur conservant, appliqués à la danse, la même signification. Tout maître de ballet et même tout danseur devant, dans ma pensée, savoir la musique, Temploi des signes déjà connus d'eux simplifiera nécessairement cette lecture. »
Pour sténochorégraphier la danse, Saint-Léon se sert de cinq lignes donnant par leurs intervalles quatre plans, d'une sixième ligne placée au-dessus des cinq autres et détachée des plans : c'est la ligne des épaules. Sur les lignes sont placés les mouvements à exécuter à terre, entre les lignes les mouvements en l'air. Chaque mouvement est indiqué au-dessus de la note de la mesure à laquelle il correspond. (Voir fig. 127, Pas de six de la Vivandière.)
De nos jours l'avis de Noverre a prévalu : on a compris l'inutilité des efforts tentés pour écrire les figures de danse. Le maître de ballet indique le pas à faire; il en donne lui-même l'exemple et les danseuses répètent machinalement le pas après lui. La danse moderne est trop compliquée, et la science de la chorégraphie écrite ne sortira jamais de l'oubli où elle est retombée !