‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 17 sur 153 · partie de la troupe sacrée dès quelles ont atteint l'âge nubile · texte numérisé non relu

partie de la troupe sacrée dès quelles ont atteint l'âge nubile

« Pendant que les prêtres psalmodient en s'accompagnant du koto et du fouyé, les petites danseuses, portant à la main une sorte de sistre, exécutent le kagoura-outa. Les règles en sont fort anciennes et d'une très grande simplicité, n'exigeant que des marches en avant et en arrière, avec de rares mouvements des bras. »

Si la danse religieuse est, pour ainsi dire, hors d'usage en Chine, elle eut sa. période d'éclat, ainsi qu'on peut le voir relaté dans les ouvrages anciens. Les danses suivantes : le Yun-men, ou porte du Ciel, le Ta-konem, danse circulaire, le Ta-yem qui les résume toutes, la Ta-tao, danse cadencée, la Hya, danse de la Vertu, la Ta-Hou, danse de la Bienfaisance, et même la dernière dont le caractère guerrier simule les gestes des combattants ou exprime la joie de la victoire, peuvent être considérées comme des danses sacrées. Elles comportaient une chorégraphie d'évolutions lentes, majestueuses et graves, le costume et surtout la chaussure des habitants du Céleste Empire s'opposant à toute saltation vive et animée.

La religion musulmane, plus brutale, comprend des cérémonies qui peuvent être classées parmi les danses religieuses. L'une est celle des Derviches tourneurs (fig. 9), l'autre celle des Aïssaouas. La première, avec ses tournoiements rapides, peut se rattacher au cycle des

L'ORIENT

danses astronomiques, bien que les Musulmans lui attribuent une autre origine.

Au son d'une musique sauvage, exécutée par des flûtes et des tambourins, les Derviches danseurs

Page 1