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LES SHAKERS DE LEBANON EXECUTANT LEUR DANSE RELIGIEUSE

(D'après une lithographie de M. Alophe. — Bibliothèque nationale.

se traverser la langue avec des aiguilles, le bras ou la cuisse avec des poignards, mâcher des feuilles de cactus, déchirer à belles dents des scorpions ou des vipères, lécher des barres de fer rougies au feu, recevoir sans broncher des coups de matraque sur la tête, etc. Ils accomplissent ces cérémonies répugnantes en mémoire de leur fondateur Aïssa qui, menant ses disciples dans le désert, leur ordonna de se nourrir de bêtes immondes et venimeuses, promettant aux

croyants que les blessures et les poisons n'auraient aucune action sur eux.

La soif du merveilleux et de l'étrange, plus l'absurdité en est grande, a toujours poussé l'humanité à des excès incroyables. N'avons-nous pas eu, en plein dixhuitième siècle, d'extraordinaires preuves d'aliénation mentale et d'insensibilité hystérique données par les Convulsionnaires au tombeau du diacre Paris, dans le cimetière de Saint-Médard?

La danse, qui est un exercice gracieux et salutaire à la santé, nécessaire à l'hygiène du corps, peut devenir quelquefois une sorte de folie, surtout quand le fanatisme religieux s'en empare.

Mais ces faits sont heureusement assez rares dans l'histoire de l'humanité.

OUVRAGES CONSULTES

L. Jacolliot, la Femme dans VIndey Paris, Librairie internationale, A. Lacroix et C'e, éditeurs, 1877.

L. Rousselet, l'Inde des Rajahs, voyage dans J'Inde centrale et dans les présidences de Bombay et du Bengale (deuxième édition). Paris, Hachette et Cie, 1877.

Clarke, Voyage en Asie, en Grèce, en Egypte.

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