‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 21 sur 153 · I. Ad. Piçtet cité par Michelet · texte numérisé non relu

I. Ad. Piçtet cité par Michelet

astres dans leur course, en célébrant le conducteur. Cette expression de nombres impairs nous montre que les danses druidiques étaient, comme le temple circulaire, un symbole de la doctrine fondamentale et que le même système de nombres y était observé. »

Ces peuples avaient aussi le culte du feu en grand honneur, et à certaines époques de l'année, ils sautaient par-dessus des feux allumés en l'honneur de Bel.

Les druides glorifiaient la puissance des astres, et de la lune principalement : « Du reste, dit Michelet, cet astre fut toujours redoutable aux populations celtiques. Dans plusieurs lieux ils l'appellent Notre-Dame. Il y a peu d'années que dans les Orcades, la fiancée allait au temple de la lune et y invoquait Woden. Les Angevins appelaient le soleil Seigneur et la lune Dame. Aux environs de Saumur, on allait, à la Trinité, voir paraître trois soleils. A la Saint-Jean, on allait voir danser le soleil levant. Dans d'autres pays, on se découvre quand l'étoile de Vénus se lève ». N'est-ce point là un vestige de la danse astronomique? « La danse était, d'après les Bretons, connue des êtres surnaturels. On entend danser les fées dans les clairières, sur la bruyère ou les falaises où pousse la lavande. Autour des dolmens qui leur servaient de demeures, les Korrigans et les Courtils, petits hommes lascifs, le soir, barrent le chemin et vous forcent à danser avec eux jusqu'à ce que vous mouriez de fatigue1. »

Les mystères de Samothrace, les orgies des Dionysiaques se retrouvent chez les races celtiques. « Des magi-

i. Michelet, Histoire de France.

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