‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 22 sur 153 · L'OCCIDENT · texte numérisé non relu

L'OCCIDENT

ciennes et des prophétesses étaient affiliées à Tordre des druides, mais sans en partager les prérogatives. Quelquefois ces femmes devaient assister à des sacrifices nocturnes toutes nues, le corps teint de noir, les cheveux en désordre, s'agitant dans des transports frénétiques. Les Grecs crurent retrouver dans ces rites le culte de Bacchus. Ils assimilèrent aussi aux orgies de Samothrace d'autres orgies druidiques célébrées dans une île voisine de la Bretagne où les navigateurs entendaient avec effroi, de la pleine mer, des cris furieux et le bruit des cymbales barbares *. »

Ces coutumes devaient être fréquentes dans l'Europe occidentale. On sait que les druides honoraient le Dieu Inconnu. On lit dans Strabon2 : « Quelques-uns refusent aux Galiciens toute foi dans les dieux et disent qu'aux nuits de pleine lune les Celtibères et leurs voisins du Nord font des danses et une fête devant leur porte et avec leur famille en l'honneur du Dieu sans nom. » Un dernier argument rapporté par Michelet : « Au Croisic, les femmes ont longtemps exécuté des danses autour d'une pierre druidique. » Or, comme les Bretons sont très fidèles à la routine, cette coutume doit être d'origine très ancienne; elle laisse supposer que du temps des druides on dansait autour des menhirs, des dolmens, des peulvens et des cromlechs.

Les Gaulois, originaires de la Haute-Asie comme les aïeux des Perses et des Hindous, avaient conservé les coutumes de la race aryenne. Les druides, la classe

i. Michelet, op. cit.

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