Géographie, III
sacerdotale, rappellent en effet lesbrahmes et les mages. Les Celtes, hommes des forêts (du gaélique koilte, forêt), venaient aussi des hauts plateaux. Comme les peuples de même origine, ils adorèrent d'abord les forces physiques de la nature et plus tard les forces morales. Les druides étudiaientle mouvement des astres et célébraient, le ier mai, par des danses, le retour du soleil ou de Bel, en sautant par-dessus des feux. Cette pratique est très ancienne; elle se retrouve chez les Étrusques et les primitifs habitants de l'Italie.
Les anciens dieux d'Irlande présentaient une grande analogie avec les Cabires de Samothrace. Strabon Ta fait observer le premier: « Chez eux le nom de constellation signifiait en même temps intelligence, musique, mélodie. » Or, on sait que la danse avec la poésie faisaient partie de la musique. Ensuite les mêmes croyances appelant les cérémonies analogues, la danse sacrée était évidemment connue des peuples Scandinaves, des rudes tribus de l'Islande et en général de toutes les races primitives qui avaient le culte des pierres et du feu.
Olaûs Magnus nous apprend, d'ailleurs, que les Goths dansaient en l'honneur des dieux1.
« Les danses des Goths, dit M. de l'Aulnaye, étaient un catéchisme de morale plus efncacequenosinstitutions pédagogiques, par l'attrait qu'elles avaient pour ces peuples, par l'hommage qu'on y rendait à la vertu, et par l'anathème dont elles frappaient le vice et les passions désordonnées2. »
i. Olaûs Magnus, Gent.Septentr. Hist. Brev., Livre III, chap. vu (cité par de l'Aulnaye).