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CHAPITRE IV

« En l'église primitive, la coutume continuée

jusqu'en nostre temps a esté de chanter les

hymnes de nostre église en dansant et ballant,

et y est encore en plusieurs lieux observée. »

Thoinot-Apbeau.

« ...La peste noire, la danse de Saint-Guy, les Flagellants et le Sabbat, ces carnavals du désespoir... » Michelet.

Avec le grand nombre de fêtes païennes dont il fit de religieuses solennités, le christianisme du moyen âge conserva l'usage de la danse comme manifestation extérieure du culte. Le Chœur, estrade surélevée devant l'autel, dans les églises, tire son nom du mot grec x°P^ (chœur de danse). Les évêques furent autrefois appelés prœsules parce qu'ils menaient la danse dans les fêtes solennelles1. En Espagne, c'est dans le chœur des églises qu'on représentait, au xvne siècle encore, les Autos Sacramentelles, sortes de mystères religieux. Les Seises de Séville étaient des enfants de chœur dansants.

i. Scaliger, Danses des brandons, Danses de Saint-Jean.

Uorgie romaine avait détourné la danse de ses tendances premières qui consistaient à honorer par des marches circulaires les divinités du ciel. La foi nouvelle, encore imbue des mythes païens, espérait peut-être sanctifier la danse profanée par les parodies des mystères du

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