‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 45 sur 153 · I. E. Burnouf, op. cit · texte numérisé non relu

I. E. Burnouf, op. cit

nisa les chœurs célèbres des Parthénies (fi g. 23), réunissant les trois formes essentielles de la rythmique : la poésie, la musique et la danse. « Le chœur est pardessus tout ce mouvement cadencé qui constitue aujourd'hui même les danses populaires de la Grèce. Chez les Grecs modernes, un bal s'appelle un chœur. C'est cela même qui est indiqué dans ce fragment d'Alcman :

« Il a envoyé trois saisons : l'été, l'hiver et l'automne;

« Et une quatrième, le printemps, où il faut danser;

a Et non se livrer aux festins1. »

Cette union de la poésie, de la musique et de la chorégraphie constituait chez les Grecs le genre lyrique. Plutarque explique ainsi l'analogie de la musique et de la danse : « De même que la combinaison des sons et des intervalles constitue la musique, de même la danse n'est qu'un assemblage varié de gestes et d'attitudes, la suspension des mouvements étant dans celle-ci ce que les pauses et les silences sont dans la première. »

Le poète remplissait en même temps les fonctions de musicien et de chorège. « L'ode qui était chantée, soit au repos dans la salle du festin, soit en marchant, quand le cortège se rendait au temple ou rentrait dans la ville, prenait tout le caractère d'une danse, quand elle s'exécutait dans la maison du vainqueur des jeux. »

La danse jouait donc un grand rôle dans la vie des Grecs. Antiochus et Ptolémée Philadelphe, d'après Athénée, ne dédaignèrent pas de s'y exercer même en

: i. E. Burnouf, op. cit.

public; Sophocle, après la bataille de Salamine, dansa autour des trophées du vainqueur. Eschyle et Aristophane dansèrent aussi dans leurs propres pièces. Épaminondas, au rapport de Cornélius Népos, excella dans

Page 1