‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain (volume 5)Chapitre 7 sur 68 · CHAPITRE LV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LV

Les Bulgares. Origine, migrations et étnblissemens des Hongrois. Leurs incursions en Orient et en Occident. Monarchie des Russes. Détails sur la géographie et le commerce de cette nation. Guerres des Russes contre l'empire grec. Conversion des Barbares.

Oous le règne de Constantin, petit-fils d'Heraclius, un nouvel essaim de Barbares détruisit à jamais cette ancienne barrière du Danube , renversée et rétablie si souvent. Leurs progrès furent par hasard, et sans qu'ils s'en doutassent , favorisés par les califes. Les légions romaines étaient occupées en Asie; et après la perte de la Syrie , de l'Egypte et de l'Afrique , les césars se virent deux fois réduits au danger et à la honte de défendre leur capitale contre les Sarrasins. Si, dans les détails que j'ai donnés sur ce peuple intéressant , j'ai un peu dévié de la ligne que je m'étais prescrite dans le plan de mon ouvrage , l'importance du sujet couvrira ma faute et me servira d'excuse. Soit en Orient ou en Occident , soit dans leurs guerres ou leur religion , leurs progrès dans les sciences , leur prospérité ou leur déclin , les Arabes sollicitent de toutes parts notre curiosité. On peut attribuer à leurs aimes le premier renversement de l'Église et de l'empire grecs , et les disciples de Mahomet tiennent encore le sceptre civil et religieux des nations de l'Orient. Mais ce serait un

sujet peu digne du même travail que l'histoire de ces essaims de peuples sauvages qui, dans l'intervalle du septième au douzième siècle , descendirent des plaines de la Scythie , soit en tonens passagers ou par une suite de migrations (i). Leurs noms sont Larbares ; leur origine est incertaine ; on n'est instruit de leurs actions que d'une manière confuse ; gouvernes par une superstition aveugle et conduits par une valeur brutale, ils n'offraient dans la monotonie de leur vie publique et de leur vie privée ni \a douceur de l'innocence, ni les lumières de la politique. Leurs attaques de'sordonne'es vinrent e'chouer contre le trône de Byzance ; la plus grande partie de ces hordes a disparu sans laisser de traces, et leurs misérables restes gémissent et gémiront peutêtre encore long-temps sous le joug d'un tyran étranger. Je me bornerai à choisir dans les antiquités I °. des Bulgares, 2°. des Hongrois , et 3°. des Russes, les traits qui méritent d'être conservés; l'histoire 4°. des conquêtes des Normands, et 5°. de la monarchie des Turcs, me conduira naturellement aux mémorables croisades de la Terre-Sainte et à la

(1) Le laborieux Jean Gotthelf Stritter a compilé , rédigé et traduit en latin tous les passages de l'histoire Byzantine qui ont rapport aux Barbares , dans ses Memoriœ populorum, ad Danubium,Pontum-Eu.Tinum, Paludem Mœotidem^ Caucasum , mare Caspium , et inde inagis ad scplenlrlones incolentium , Petropoll , 1771-1779, 4 tomes ou6\olume& iiî-4''; mais il. n'a pas relevé, par le mérite du travail, la ■valeur de ces indigestes matériaux.

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double chute de la ville et de l'empire de Constantin.

I. Dans le cours de sa marche vers l'Italie , Théo- Migration

-.,, ■ 1 r\ . .1 -i ' 1 des Bulgares.

donc ( I ), roi des Ostrogoths , avait passe sur le corps A.D.68o,etc. des Bulgares. Après cette défaite, le nom de Bulgare et le peuple lui-même disparurent durant un siècle et demi, et il y a lieu de croire que ce fut par de nouvelles colonies formées sur les rives du Borysthène , du Tanaïs ou du Volga, que fut de nouveau répandue en Europe celte dénomination, ou une dénomination à peu près semblable. Un roi de l'ancienne Bulgarie (2), étant au lit de la mort, donna à ses cinq fils une dernière leçon de modération et de concorde. Les jeunes princes la reçurent comme la jeunesse reçoit toujours les avis de la vieillesse et de l'expérience : ils enterrèrent leur père , ils partagèrent ses sujets et ses troupeaux , ils oublièrent ses conseils. Ils se séparèrent : se mettant à la tête de leur horde , ils cherchèrent fortune chacun de leur côté, et nous retrouvons bientôt le plus aventureux au cœur de l'Italie , sous la protection de l'exarque de Ravenne (3) : mais le cours de la migration se

(1) Voyez le chapitre xxxix de cet ouvrage.

(2) Théophane, p. 296 - 299; Anastase, p. 11 3; Nicéphore. C. P. p. 22 , 23. Théophane place l'ancienne Bulgarie sur les rives de l'Atell ou du Volga ; mais il fait déboucher ce fleuve dans l'Euxin ; et , d'après cette faute grossière ^ on ne peut avoir en lui aucune confiance.

(3) Paul-diacre ( De gestes Langobard., 1. v, c. 29, p. 881 , 882 ) , Camillo Pellegrino ( De ducatu Beneventano , dis-

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dirigea ou fut entraîne vers la capitale de l'empire, La Bulgarie moderne , sur la rive me'ridionale du Danube , reçut alors le nom et la forme qu'elle conserve encore aujourd'hui; ces peuplades acquirent par la guerre ou les ne'gociations , les provinces romaines de Dardanie , de Thessalie et des deux Epires(i). Elles enlevèrent la suprématie eccle'siastique à la ville qui avait donné le jour à Justinien; et à l'époque de leur prospérité, la ville obscure de Lychnidus ou d'Achrida, devint la résidence de leur roi et de leur patriarche (2). D'après une preuve

sert. 7 , in scriptores reriim ilal , t. v , p. 186 , 187 ), et Beretli (^Chronograph. liai, incd'd œvi , p. 278, etc.), concilient aisément les différences apparentes qui se trouvent entre l'historien lombard et les Grecs cités dans la note précédente. Cette colonie bulgare s'établit dans un canton désert du Samnium , et apprit le latin sans oublier sa langue . naturelle.

(1) Dans la dispute sur la juridiction ecclésiastique entre les patriarches de Rome et de Constanlinople ( Baronius, Annal, eccles., A. D. 869, n° 75 ), ces provinces de l'empire grec , et parlant son langage , sont assignées au royaume des Bulgares.

(2) Cedrenus (p. 7i3) désigne clairement la position de Lychnidus ou Achrida , et le royaume dont elle était le centre. La translation de l'archevêché ou du patriarchat de Justinianea prima à Lychnidus et ensuite à Ternovo , a jeté de l'embarras dans les idées ou les expressions des Grecs. Kicephorus Gregoras (1. 11, c. 2, p. 1/, , i5), Thomassin [Discipline de F Église , t. i , 1. 1 , c. 1 9-2'^ ) , et un Françai» (d'Anvillc) montrent des connaissances plus précises sur la

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incontestable, celle qu'on tire de la langue, on est sûr que les Bulgares descendent de la race primitive des Esclavons, ou, s'il faut parler d'une manière plus exacte, desSlavons(r), et que les peuplades des Serviens , des lîosniens , des Rasciens , des Croates, desValaques, sorties de la même origine (2), etc., suivirent les drapeaux ou l'exemple de la tribu principale. Ces diverses tribus se dispersèrent sur les terres qui se trouvent entre l'Euxin et la mer Adriatique , dans l'état de captives ou de sujettes , d'alliées ou d'ennemies de l'empire grec; et leur nom géne'rique de Slaves (3), qui désignait la gloire , cor-

géographie de l'empire grec. ( Hist. de Vacad. des inscriptions , t. 3 1 . )

(1) Chalcocondyles, en état de prononcer sur cette matière, affirme l'identité de la langue des Dalmates , des Bosniens , des Serviens , des Bulgares et des Polonais ( De rébus t.urcicis , I. x , p. 283 ), et ailleurs des B(jhémiens( 1. 11, p. 38). Le même auteur a indiqué l'idiome particulier des Hongrois.

{2) Voyez l'ouvrage de Jean-Cliristophe de Jordan ( De or.'ginibus sclavicis; Vienne, 1745, en quatre parties ou deux vol. in-fol.). Son recueil et ses recherches jettent du jour sur les antiquités de la Bohêmç et des pays circonvoi— sins; mais son plan est très-borné , son style barbare, et sa critique superficielle ; et le conseiller aulique n'est pas affranchi des préjugés d'un B(<héinien.

(3) Jordan adopte l'étymoiogie bien connue et vraisemblable de s lava , laus ^ gloria , terme d'un usage familier dans les différens dialectes et dans les diverses parties du discours, et (\\\\ forme la terminaison des noms les plus illustres, (Z)<î ortginibus sclavicis , pars i , p, /\o ; pars iv , p. loi , I02. }

/jO HISTOIRE TtT. LA 1>£C A DENCE.

rompu par le hasard ou la malveillance, ne deslg^ne Croates ou plus quc la scrvitude (i). Parmi ces colonies, les laDaimiitie. Clirobaticns (2) ou les Croates, faisant aujourd'hui ^ ^1^.^°°' partie d'une armée autrichienne , descendent d un peuple puissant, vainqueur et souverain de la Dalmatie. Les villes maritimes, et entre autres la naissante république de Raguse, implorèrent le secoui'S et les avis de la cour de Byzance. Basile eut assez de grandeur d'âme pour leur conseiller de ne réserver à l'empire romain qu'un léger témoignage de leur fidélité, et d'apaiser par un tribut annuel la fureur de ces invincibles Barbr.res. Onze zoupans, ou propriétaires de grands fiefs , se partageaient le royaume de Croatie; et leurs forces réunies formaient une armée de soixante mille cavaliers et de cent

(1) Il paraît que ce changement d'une dénoinination nationale en un nom appellafif , eut lieu au douzième siècle dans la France orientale , où les princes et les évêques avaient beaucoup d'Esclavons captifs , non de la race bohémienne, s'écrie Jordan , mais de celle des Sorabes. Ensuite le mot devint d'un usage général ; il passa dans les langues modernes , et même dans le style des derniers auteurs de Byzance (Voyez les Glossaires grecs et latms). La confusion du nom des a-i^jîXoi , Se/viens , et des Se/vi latins se propagea encore davantage, et était plus familière aux Grecs du Bas- Empire. (Constantin Porphyr, , De administrando imperio y c. 32,p. 99).

(2) L'empereur Constantin Porphyrogenète, Irès-exact lorsqu'il parle des choses de son temps, mais très-fabuleux lorsqu'il parle de ce qui s'est passé avant lui , donne des détails sur les Esclavons de la Dalroalie (c. 2f)-36}.

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mille fantassins. Une longue côte de mer, coupée de vastes ports , couverte par une chaîne d'îles et presque à la vue des rivages de l'Italie, excitait à la navigation les naturels et les étrangers. Les chaloupes ou les brigantins des Croates étaient construits sur le modèle des embarcations des premiers Liburniens: cent quatre-vingts navires donnent l'idée d'une marine imposante ; mais nos marins ne pourront s'empêcher de sourire en entendant parler de ces vaisseaux de guerre dont l'équipage se composait de dix, vingt ou quarante hommes. On s'accoutuma peu a peu à les employer plus honorablement à lusage du commerce : cependant les pirates esclavons étaient toujours en grand nombre et dangereux; et ce n'est que sur la fin du dixième siècle que la république de Venise s'ass'^ra la liberté et la souveraineté du golfe (i). Les ancêtres de ces rois dalmates étaient aussi étrangers à l'usage qu'à l'abus de la navioration; ils habitaient la Croatie Blanche , l'intérieur de la Silésie et de la Petite-Pologne, à trente journées de la mer Noire , selon les calculs des Grecs.

La gloire des Bulgares (2} a été de peu de durée Premier

(l) Fojez]3L Chronique anonyme du onzième siècle, attribuée à Jean Sagorninus (p. 94-102}, et la Chronique composée au quatorzième siècle par le doge André Dandolo [Script, rerum italic. , t. xii^ p. 2i27-23o), les deux plus anciens monumens de l'histoire de Venise.

(si) Les Annales de Ccdrenus et de Zonare parlent, sous

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royaume des et de peu d'etendue. Aux neuvième et dixième siè- A. D. 64a- Oies, ils reg-naient au sud du Danube ; mais les nations plus puissantes, dont l'émigration avait suivi la leur, les empêchèrent de retourner au nord, ou de faire des progrès vers l'occident. Au reste , dans la liste obscure de leurs exploits, ils ppuvent en citer dont l'honneur avait étéjusquc-la réserve' aux Goths, celui d'avoir tué dans une bataille un des successeurs d'Auguste et de Constantin. L'empereur Nicéphore avait perdu sa re'putation dans la g'ierre d Arabie ; il perdit la vie dans la guerre des Esclavons. Au commencement de la campagne , il avait pe'nctré avec hardiesse et avec succès au centre de la Bulgarie, et avait brûle' la cour royale, qui, selon toute apparence, n'était qu'un e'difice et un village de bois; mais tandis qu'il c'tait occupé au butin et se refusait à toutes les négociations , ses ennemis reprirent courage et réunirent leurs forces ; ils mirent a sa retraite des barrières insurmontables , et on entendit Nicéphore tremblant s'écrier : « Hélas ! hélas ! à moins de nous servir d'ailes comme les oiseaux, il ne nous reste aucun moyen de nous sauver.» Il attendit son sort pendaut deux jours, dans linaction du désespoir; mais le matin du troisièuie, les

les dates qui s'y rapportent , du premier nn'aume des Bulgares. Slritter [Meinoriœ pnpuluriirn , t. 11 , puri 11 , p. 441- 647) a recueilli les matériaux qu'offrent les auteurs de Byzance ; et Ducange a fixé et ordonné la suite des rois Bulgares [Farn. byzant. y p, 3o5-3i8.)

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Bulgares surprirent son camp, et Tempereur, ainsi que les grands officiers de l'empire, furent massacrés dans leurs tentes. Le corps de Valens n'avait point essuyé d'outrages: la tête deNicépliore fut exposée sur une pique , et son crâne encliassé dans de Tor fut souvent rempli de vin au milieu des orgies de la victoire. Les Grecs déplorèrent Ihumiliation du trône, mais ils reconnurent la juste punition de l'avarice et de la cruauté. La coupe dont on vient de parler annonçait toute la barbarie des Scylhes; mais avant la fin de ce même siècle , ces mœurs sauvages furent adoucies par un commerce paisible avec les Grecs , la possession d'un pays cultivé , et l'introduction du christianisme ; les nobles de Bulgarie furent élevés dans les écoles et le palais de Constantinople, et Siméon (i), jeune prince de la famille royale , fut instruit dans la rhétorique de Démosthènes et la logique d'Aristote. il quitta la vie monastique pour a. d. rssles fonctions de roi et de guerrier ; et sous son règne, ^^' ^"^ ^ qui fut de plus de quarante ans , les Bulgares prirent leur place parmi les puissances du monde civilisé. Les Grecs, qu'il attaqua à diverses reprises, cherchèrent à s'en consoler en l'accablant des reproches de perfidie et de sacrilège. Ils achetèrent les secours

(i) Simeoneni semi-Grœcum esse aiehant , eo quod à pueritîâ Byzantii Deinosthenis rheloricam et AristoteUs syllogistnos didicerat {jM\\.\)T2inA , I. m, c 8). Il dit dans un aulre endroit , Simeon ,fortis bellator, BuJgariœ prœerat; christiamis sed vieillis Grœcis valdc inlmicus (\. i, c. 2).

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des Turcs alors païens; mais Siméon, après avoir perdu une bataille contre eux , répara ce malheur dans une seconde affaire , et remporta la victoire à une époque où Ton regardait comme un bonheur d'échapper aux coups de cette formidable nation. Il vainquit, réduisit en captivité, dispersa la tribu des -Serviens ; et ceux qui parcoururent le territoire de cette nation avant qu'on l'eût repeuplé, n'y purent découvrir que cinquante vagabonds sans femmes ni enfans , et qui tiraient de la chasse une subsistance précaire. Les Grecs essuyèrent une défaite sur les rives de rAchéloûs , si célèbres dans les auteurs classiques (i); la corne du dieu fut brisée par la vigueur de l'Hercule barbare. Siméon forma le siège de Gonstantinople, et, dans une conférence avec l'empereur, lui dicta les conditions de la paix. Ils ne se rencontrèrent qu'avec toutes les précautions de la méfiance ; la galère royale fut amarrée à une plateforme bien fortifiée qu'on avait élevée pour cette occasion, et le Barbare se pl([ua d'égaler en pompe la majesté de la pourpre. « Ètes-vous chrétien? lui dit humblement Romanus , vous devez vous abstenir du sang de vos frères. Est-ce la soif des richesses qui vous a fait renoncer aux biens de la paixPRe-

(i) — Rigiduinfera dexcera cornu

Dum tcnet infregit, truncâqiie à fronte revellit.

Ovide [Métamorph., ix, i-ioo) a peint hardiment le combat des naturels du pays et des étrangers sous la figure du dieu du fleuve et du héros.

DE l'eMPIRF. KOMAIIV. CIIAP. LV, 4^>

mettez votre e'pce dans son fourreau ; ouvrez la main, et je comblerai vos plus avides désirs. » Une alliance domestique fut le sceau de la re'concilialion : la liberté' du commerce entre les deux peuples fut accordée ou rétablie ; on assura les premiers honneurs de la cour aux allie's de la Bulgarie, de préfe'rence aux ambassadeurs des ennemis et des étrangers (i), et les princes bulgares obtinrent le titre A. D. gSo, pompeux de hasileus ou d'empereur, sujet de liaine et d'envie. Mais cette bonne intelligence ne fut pas de longue durée; les deux nations reprirent les armes à la mort de Siméon; ses faibles successeurs se divisèrent et s'anéantirent ; et au commencement du onzième siècle , Basile ii , né dans la pourpre , mérita le surnom de Vainqueur des Bulgares. Un trésor de quatre cent mille livres sterling (du poids de dix mille livres d'or) qu'il trouva dans le palais de Lychnidus, satisfit, à quelques égards, son avarice. Il exerça froidement une vengeance cruelle et raffinée contre quinze mille captifs, qui n'avaient commis d'autre crime que celui de défendre leur

\ ( I ) L'ambassadeur d'Othon fut révolté des excuses que lui firent les Grecs : Cum Christophori jiluim Petrus Bulgaroriini Vasileus conjugern duceret , Symphona , ici est consonantia , scripto juramento firinata sunt ut omnium gentium opostolis, ici est nunciis pênes nos Bulgarorum cipostoli prceponantur, honorentur, diligantur (Luitprand, in Legatione , p. 482). VoyezXe Cérémonial de Constaïuin Porphyrogenète, t. i , p. 83; t. II, p. 429, 430-434, 435-443, 444-446, 447, avec les Observations de Reiske.

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