‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire RomainChapitre 20 sur 105 · AB · texte numérisé non relu

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j^vàMs «t.d'b«Ka|ieM» firMt le ««rnee des IPHrde» iojpériaies.'.

,j • BItkis le eevp le pins temble que Diodéden fit MtfiimieR .pticténsat au sénat fut la révo* lâtioa.seeitàte que leur Iwgue abseoce devait, ■féceasairemeat epener. Tant que les enapcreura résidèittit à Koue, cette assemt>iée^s(HiTetit opprimée, ne pouvait être itégU^ée. liCS sucoeftseutts d'Auguste étaUirentioutes .les lois i(|ii« leur dictait leur saglpsse eu Iqur cap«ee;<n«i6 ces lots, avaient été ratifé^ par la sanction du sénat, dont lea.dléiibéxationdel le* décrets présentaient tonj0UD9< Vin)'^ -^9 raaeicdHae liberté. Les •agea laotiflrques qui respectèrent ks prélogée^ peuple M>OK>in fureet en quelque sorte drfiê^ de prendra le langage et U eondnite oonveBa|}lfi& au gésaéral et au premier an^;istrat de la république. Dans les camps «t dans les promaees ils déployèrent la di* gnité de souverain^ Dès qu'Us eurent fixé leur résideacfi 1(kd de la capitale, ils abandoDDoèreat à jamais ift dissimitlation qu'Âu* gttste avak recommandé» à ses successeurs. En exerçant la puiseance «x^éeutrice et législative de l'état, le prince prenmt l'avis de ses ■ùaistres, au lieu de oonguUer le grand con- ^ seii de la nation. Le mim du sénat fut cependant dtéavec honneur jwqu'à la destruction totale de rempire. Ses membres jouissaient de phisieturs distinctioas honorables qui flattaient leur .vanité'. Ittais on laissa respectueasemeat tomber dans l'oubli l'assemblée auguste qui, peadant si long-temps, avait d'abord été la source et ensuite l'instrument de ta grandeur romaine. Le sénat, n'ayant l^s de liaison avec la nouvelle constitution ni avee la «our impériale, resta sur le mont CapitoUa coMne un jiaoïuiment vénéraUe ntàis inutile d'^Uiquité.

Lorsque les souverains de Rome eurent perdu de vue le sénat et leur ancienne capi-

I C'étaient de vieilles troupes campées en myrie; et, Mion i'SBciea léMIisseiunt, chaque corps consistait en six laiile homnes. Ils avaieBl aequis bcanconp de réputalibn par l'ange des ptemfrateM dards ctiargés de pk»il>. Cbaque soldat en portidt cinq qu'il lançait à me distance eonsMérAle awe autant de force que d'adresse. (Vor. Vé-

gé».», 17.) :.* V(if«* to cade TModoskn ( I. n, lit. 2) , JM» le ooamcnlalre de Godefroi.

DÉCADENCE »E LXMPIBE fiOBIAIN,

(2f7dep. !.<€.)

tàle, ils oublièrent aisément l'or^ne et la nainre du pouvoir qui Icor était confié. Lee emplois civils de consol, de pMMWBsal, de censeur et de tribun, dontia réunion avait fonaé L'auiurité des princes, rappeiaient encore au peuple faacieipe r^pubKqae. Ces titres modestes disparurent ' ; et si le soaveraM se fit toujours aj^Ier emperrar ou inif»erator, ce mot Ait pris dans «n sens no»veau et plus relevé. Au lieu de signifier le général des amées romaines, il désigna le maitre de l'auvers. ka nom d'empereur, dont l'orig'me tenait sno. institutions militaires, on en joignit ttn autre qui marqaait davantage l'esprit de servitude. La dénondnalion de seigneur ou dontànm exprimait originaireuMaa, non l'autorité d'un prince sur SCS sujets, m eeUe d'un commandant sur ses seldatS) nais le po«nr<nr aii)itraire d'nn natire sv des esclaves domestiqaes *. Goa- «déré sons ce vil aspect, les premiers césars rejetèrent ce titre avec borreur. Leur résistance devint bisensibtanent plus £aible et le nom moins odieux. Enfin la formule de n^re teigneur ou empereur fut non-seulement adoptée par la fiattMÏe, mais encore régulièrement admise dans les Kms et dans le» monumens publics. Ces expressions pom»

peuses devaient satishire la vanité la plus excesàve ; et si les successeurs de Diodétien refusèrent le nom de roi, ce fut moins l'effet de leur modération que de leur délicatesse. Parmi les peuples qui parlaient latin (et cette langue était celle du gouvernement dans tout l'empire), le titre d'empereur, particulièrement réservé aux monarques de Rome, imprimait plus de vénération que celui de roi. Ces princes auraient été forcés de partager ce dernier nom avec une foule de chefs bar-

( Voyez la douzième dissertation dans l'eietUent on- Trage de Spanfadm , de Usu numisnuUum, A l'aide des médailles , des .inscriptions et des historiens , il examine chaque titre séparément , et il le suit depuis Angnste jusqu'au moment où il disparaît.

2 Pline (Panégyr. e. 2, 55, etc.) parle aree korrenr de domimu, comme synonyme de tyran, et coaune apposé à prince , et le même Pline donne régulièrement œ titre (daasledixiMie livre de «es lettres) au vertueux Tngan, sou ami plulM que son malUe. Celte étrange o^rassisa embirrasse les commentateurs qui expUqoeat et les IfSr ducteurs qui peuvent écrire

PAt ÉD. GI6B0K. CB. XHI.

(297 aep. J.-G.)

bares, et ils n'auraieia pu le tirear qne de RomuluB ou de Tarquin. Mm» TOnent avait des prino^MS bien dlffér«aa< Dés les premiers âges dont l'histoire fasse menUon , les souve» rabs de l'Aûe avaient été nommés en grec kiuUetu OH roi; et puisque cette dénomin»» lion désigniùt dans ces contrées le rang le plus élevé, les habitans s'en servirent bientôt dans les humbles requêtes qu'ils portaient aux pieds du trône romain *. Les attributs môme, ou du moins les titres de la divinité, furent usurpés par Dioelétien et par liaxitnien, qui les transmirent aux princes chrétiens leurs successeurs *. Au reste ces expressions extravagantes perdirent leur impiété en perdant leur signification primitive. Dès qu'une fois l'oreille est accoutumée au son, un pareil langage n'excite que l'indifférence, et est reçu comme une protestation vague quoique outrée de respect.

Depuis le temps d'Auguste jusqu'au règne de Dioelétien , les Romains n'avaient eu pour leurs princes que les égards dus aux simples magistrats. L'empereur conversait familièrement avec ses concitoyens. Un manteau de pourpre le distinguait principalement des sénateurs , dont la toge était bordée d'une large bande, aussi de pourpre , et des chevaliers qui en portaient une plus étroite sur leurs habits. L'orgueil ou plutôt la politique engagea Dioelétien à introduire dans sa cour la^ magnificence des monarques persans". Il osa ceindre le diadème, cette marque odieuse de la royauté dont les Romains avaient reproché l'usage à Caligula comme l'acte de la plus insigne folie. Le diadème était un lai^e bandeau blanc et brodé de perles qiu entourait la tête de l'empereur. Dioelétien et ses successeurs posèrent de superbes robes d'or et de soie, et l'on ne vit qu'avec indignation leurs souliers même couverts de pierres pré-

< Synedas , de Segno , édit. de Petau , p. 15. Je dois cette citation à l'abbé de la Bletterie.

z Voyez Van-Dale, de Consecratione, p. 364, etc. Lei eaipereuis avaient oonbime de Uite mention (dans le préamlwle des lois) de leur divinité, sacrée maiesté, ditiiu oracles, etc. Selon M. de TiHemopl, Grégoire de Nazianze se plaint trés-amèrement d'une pareille proCmalion , surtout lorsqu'un empereur arien emploie ces titres.

> Vojrei Spaaheim , de Vm mmitm., (Usmt xn.

cieuses. De nouvtdles fèrmds et de tiMtér 'e% cérémonies rendaleat tous les jours Paeéès'dé leurs personnes sacrées jç^s difficile. Led officiers domestiques placés dam différeus postes (appelés alors étitlet) gardaient ttvtUi la plus grande précaution les avenues du pa<^ lais. Les ap]>artemen8 intérieurs étaient confiés à la vigilance des eunuques; dont 'lé nombre et l'influence augmentait sans cess4^ marquaient visiblement les progrès du déS' potisme. Lorsqu'un sujet obtenait enfin lit permission do paraître en 'présence de l'eni* pereur, il était obligé, quel qne fût son rang« de se prosterner contre »rrè, et d*ador«r,' selon la coutume des Orietitavx, ht divinité de son seigneur et maître *. Dioctétien avait l'esprit éclairé avant de monter sur le trône: Dans le cours d'un long règhe ce prince avaîi appris à se connaître, et il avait apprécié les hommes. Il est difficile de croire qu'en sub* stituant les manières de la Perse à celles de Rome, il ait été dirigé par un motif aussi ba^ que la vanité. Il se flattait qu'une ostentation de splendeur et de luxe subjuguerait rîmagination de la multitude ; que le monarque serait moins exposé à la licence grossière des soldats et du peuple, tant qu'il se déroberait aux regards publics, et que l'habitude de la soumission produirait insensiblement des sentimens de respect. Semblable à la modestie affectée d'Auguste, le faste 9e Dioelétien fut une représentation de théâtre. Mais il faut l'avouer, de ces deux comédies la première renfermait plus de noblesse et de véritable grandeur que la dernière : l'une avait pour but de cacher et l'autre de développer le pouvoir immense que les empereurs exerçaient sur leurs vastes domaines. L'ostentation avait été le premier principe du système de Dioelétien ; la division en fut le second. Il divisa l'empire, les provinces et toutes les branches de l'administration civile et militaire. Il multiplia les roues de la madiine politique , et si ses opérations furent moins rapides, elles devinrent plus sûres.' Tous les avantages et tous les défauts que l'on

* Avrei. Victor.; Eutrope , ix, 26. II paraît, d'après le» paK4gyri8tes,4|ae4es Romains a'acconUnnèreot bieplOt au non «t i la cérésoBte de ritdoratioD.

a pu remarquer dans le nouveau système doivent être attribués en grande partie à son premier inventeur. Mais comme ce plan d'administration fut perfectionné par degrés, et qu'il ne 'fut achevé que sous les princes suivans, nous examinerons l'édifice lorsque nous serons arrivés au temps où il fut entièrement terminé'. Réservant donc pour le règne de Constantin une description plus exacte du nouvelempire, nous nous contenterons de tracer les traits principaux et caractéristiques du tableau dessiné par la main deDioclétien. Ce prince avait associé trois collègues au pouvoir suprême. Persuadé que les talens d'un seul homme ne sufllsaient pas pour défendre de si vastes domaines, il ne considéra pas seulement l'administration réunie de quatre souverains comme un expédient momentané; Dioctétien en fit une loi fondamentale de la constitution. Il décida que les deux premiers princes seraient distingués par le diadème et par le titre d'augutte ; qu'ils choisiraient, selon les mouvemens de leur affection ou de leur estime, deux collègues subordonnés qui les aideraient à supporter le poids du gouvernement; et que les cétan, élevés à leur tour à la première dignité, fourniraient une succession non interrompue d'empereurs. La monarchie fut divisée en quatre parties. Les déparlemens honorables de l'Orient et de l'Italie jouissaient de la présence des augustes. La garde pénible du Rhin et du Danube était confiée aux césars. Les quatre souverains disposaient de la force des légions, et le désespoir de vaincre successivement quatre rivaux formidables devait intimider l'ambition d'un général entreprenant. Dans le gouvernement civil, les empereurs étaient supposés exercer en commun le pouvoir indivisible de la monarchie. Les édits signés de leurs noms avaient force de loi dans toutes les provinces, et paraissaient émanés de leurs conseils et de leur autorité. Malgré toutes ces précautions, on vit se dissoudre par degrés l'union politique de l'univers romain, et il s'introdui-

* Les InnovatioDS introduites par Dioclëlien so principalement déduites , l» de quelques passages de Laetancelrès-expressirs; 2o desnouvellescharges de plusieurs espèces, qui, dans le code Tbéodosien , paraissent diéj étabUa dans le commencement du règne de Constantin.

DÉCADENCE DE L'EMPIRE ROMAIN

(297 dep. J.-C.)

sit un principe de division, qui, dans le cours d'un petit nombre d'années, causa la séparation perpétuelle des empires d'Orient et d'Occident.

Le système de Dioclétien renfermait un autre inconvénient très-essentiel, qui, même à présent, n'est pas indigne de notre attention. Un établissement plus dispendieux entraîna nécessairement (me augmentation de taxes et l'oppression du peuple. Au lieu de la suite modeste d'esclaves et d'affranchis dont s'était contentée la noble simplicité d' Auguste et de Trajan, trois on quatre cours magnifiques furent établies dans les différentes parties de l'empire. Les princes romains cherchaient à se surpasser par leur somptuosité, et à éclipser le faste du monarque persan. Le 'nombre des magistrats, des ministres et des ofiiciers, qui remplissaient les charges de l'état, n'avait jamais été si considérable, et (si nous pouvons emprunter l'expression vive d'un auteur contemporain), « lorsque la proportion de ceux qui rece-

> valent excéda la proportion de ceux qui

> contribuaient, les provinces furent oppri-

> mées par le poids des tributs*. > Depuis cette époque jusqu'à la ruine de l'empire, il serait aisé de former une suite de clameurs et de plaintes ; chaque écrivain, suivant sa religion ou sa situation, choisit Dioclétien, Constantin, Yalens ou Théodose pour l'objet de ses invectives. Mais ils s'accordent tous à représenter l'état accablé sous le fardeau des impositions publiques, principalement de la capitation et de la taxe sur les terres. D'après cette conformité, un historien impartial, obligé de tirer la vérité de la satire aussi bien que du panégyrique, sera disposé à partager le blàmc entre tous ces princes; il attribuera leurs exactions bien moins à leurs vices personnels qu'au système uniforme de leur gouvernement. A la vérité , Dioclétien est l'auteur de ce système; mais pendant son règne le mal naissant fut contenu dans les bornes de la discrétion et de la modération, et, s'ilmérite le reproche d'avoir donné un exemple pernicieux, il ne saurait être accusé d'avoir

iLaclance, de Mort, pers., c.7.

(304 <fep. J.-C.)

opprimé ses sujets'. On peot ajouter que ses revenus furent administrés avec une prudente économie; et lorsqu'il avait fourni à tontes les dépenses nécessaires, il déposait toujours dans le trésor impérial des sommes considérables, pour pouvoir satisfaire une sage libértiUté ou les besoins imprévus de l'état.

Ce fet la vingt-unième année de son règne qoe Dîoclétien exécuta le projet de descendre du trône : résoltition mémorable, pins digne d'Antonin on de Marc-Aurèle, que d'un prince qui, dans l'acquisition et dans l'exercice du pouvoir suprême, n'avait jamais pratiqué les leçons de la philosophie. Dioctétien eut la gloire de donner le premier à l'univers un exemple* que les monarques imitèrent rarement dans la suite. Le parallèle de Charles-Quint vient ici se présenter naturellement à notre esprit, non-senlement depuis que la plume éloquente d'un historien moderne a rendu ce nom plus célèbre, mais encore lorsque l'on considère la ressemblance frappante du caractère de ces deux princes, dont l'habileté politique surpassa les talens militaires, et dont les vertus spécieuses furent moins l'effet de la nature que celui de l'art. L'abdication de Charles parait avoir été déterminée par lés vicissitudes de la fortune. Le chagrin de voir échouer ses projets favoris lui fit prendre le parti ^de résigner une puissance qu'il ne trouvait pas proportionnée à son ambition. Le règne de Dioctétien, au contraire, avait été marqué par des succès continuels. Ce ne fut vraisemblablement qu'après avoir triomphé de tous ses ennemis, et accompli tous ses désirs, qu'il s'occupa sériensement de quitter l'empire. Ni Charles-Quint ni Dioclétien n'avaient atteint un âge bien avancé, lorsqu'ils descendirent du trône, puisque l'un n'avait encore que cinquante-cinq ans, et l'autre cinquante -neuf seulement. Mais la vie active de ces princes, leurs guerres, leurs voyages, les soins de la royauté et

< Indicta tex nova, qme sont iUorum temporum modestia tolerabttis , in pemieiem processit. Aurel. Victor, qui a traité l« caractère de Dioclétien aveebon tens , quoi))ne en maurals latin.

2 « Solus omnium , p«st conditnm romanum impe- » rinm, qni ex tanto fiisUgi* sponte ad privatae ntx > statnm CiriliMemqnereniearet. > (Eatrope, tx, 18.)

PAR ÉD. GIBBON. CH. XHL 233

leur application aux affaires , avaient affaibli leur constitution; ils ressentaient déjà les Infirmités d'une vieillesse prématurée'.

Malgré la rigueur de l'hiVer phivieux et très-froid « Dioclétien (]nitta l'Italie fort peu de temps après la cérémonie de son triomphe. Il prit sa route par la province de l'Iltyrie pour se rendre en Orient. L'inclémence de la saison et les fatigues du voyage lai causèrent bientôt une maladie de langueur. Quoiqu'il ne marchât qu'à petites journées et qu'il fïkt porté dans une litière fermée, son état devint sérieux et très-alarmant lorsqu'il arriva vers la fin de l'été à Nicomédie. Il ne sortit point de son palais durant tout l'hiver. Le danger de ce prince inspirait un intérêt général et sincère; mais le peuple ne pouvait juger des variations de sa santé que par la consternation ou par la joie peintes tour à tour sur le visage des courtisans. Le bruit se répandit pendant quelque temps qu'il avait rendu le dernier soupir. L'opinion générale était qu'on cachait sa mort pour prévenir les troubles en l'absence de César Galère. A la fin, cependant, Dioclétien parut encore une fois en public le premier mars, mais si pâle et si exténué qu'on pouvait à peine le reconnaître. Il était temps de finir le comlMk pénible qu'il avait soutenu pendant plus d'une année pour accorder le soin de sa conservavation avec les devoirs de son rang. Sa santé exigeait qu'il suspendit ses travaux ; sa dignité lui imposait la loi de veiller du sein de la maladie à l'administration d'un grand empire. Il résolut de finir ses jours dans un repos honorable, de placer sa gloire hors de la portée des traits de la fortune, et de laisser le théâtre du monde à des princes plus jeunes et plus actifs *.

* Les particularités du voyage et de la maladie sont prises de Lactance (c. 17) ,' qui peut quelquefois servir d'autorité pour les foits publics, quoique très-rareraent pour les anecdotes particulières.

2 Cette abdication, qui a été si ^versement interprétée, est attribuée par Aurel. Victor à deux causes, dont la première est le mépris de Dioclétien pour l'ambition ; la seconde , son appréhension des troubles qui menaçaient l'état. Un des pan^yristes(vi, 9) parle de l'âge et des inarmités de Dioclétien comme de la cause naturelle de sa retraite.

DÉCAPENGE DE L'EMPIRE ROMAIN

' La cérémonie de son abdication fut célébrée dans une grande plaine, à trois milles environ de Nicomédie , où les soldats et le peuple s'étaient assemblés. L'emperenr, monté sur un tribunal élevé, leur déclara son intention dans un discours rempli de raison et de noblesse. Dès qu'il eut Até le manteau de pourpre, il se déroba aux regards de la multitude frappée d'étonnement, et traversant la ville dans un chariot couvert, il prit aussitôt la route de Salons, sa patrie , qu'il avait choisie pour sa retraite. Le même jour, qui était le premier mai ', Maximien , comme il en avait été convenu , résigna la dignité impériale dans la ville de Milan.

Ce fut au milieu de son triomphe que Dioclétien forma le projet d'abdiquer le gouvernement. Voulant dès lors s'assurer de l'obéissance de Maximien, il en avait exigé une assurance générale qu'il soumettrait toutes ses actions à l'autorité de son bieufaiteur, ou une promesse particulière qu'il descendrait du trône au premier signal, et lorsqu'on lui en donnerait l'exemple. Un pareil engagement , quoique confirmé par :un serment solennel devant l'autel de Jupiter Gapitolin', n'aurait point eu assez deforcepourcontenirle caraciArie violent d'un prince dont la passion était l'amour du pouvoir, et qui ne désirait ni de mener une vie tranquille, ni d'immortaliser son nom. Mais, incapable de surmonter tout-à-coup l'ascendant qu'un collègue plus sage avait pris sur lui pendant vingt années, il céda, quoique avec peine, à ses ordres, et il se retira, immédiatement après son abdication, dans une maison de campagne en Lucarne, où il eût été presque impossible à cet esprit turbulent] de .trouver aucune tranquillité durable.

Dioclétien, qui de l'esclavage était monté sur le trône, passa les neuf dernières années de sa vie dans une condition privée. La raison lui avait conseillé de renoncer aux grandeurs; le contentement semble l'avoir accompagné

* Les difficultés et les méprises sur les dates de l'année et du jour de l'abdication de Dioclétien sont parRiitemenl édaircies par Tillemont (Hist. des Empereurs, tom. n, p. 535, note 19), etpar Pagi, tulannum.

2 \ajezPaneg)rr. cet., vi , 9. Le discours Alt prononcé après que Maximiw eut repris la pourpre.

(305 dep. J.-C.)

dans sa retraite. Il s'attira jusqu'au dernier m^ynent la vénération des princes entre les mains desquels il avait remis le sceptre de l'univers *. Il est rare qu'un homme , chargé pendant long-temps de la direction des affaires publiques, se soit formé l'habitude de converser avec lui-même. Lorsqu'il a perdu le pouvoir, son principal regret est le manque d'occupation. La dévotion et les lettres , qui offrent tant de ressources dans la solitu^ , ne pouvaient fixer l'attention de Dioclétien ; mais il avait conservé , ou du moins il reprit bientôt du goût pour les plaisirs les plus purs et les plus naturels. Il passait son temps à bâtir, à planter et à cultiver son jardin ; ces amusemens innocens occupaient suffisamment son loisir. Sa réponse à Maxinùoi est devenue célèbre. Ce vieillard inquiet le sollicitait de reprendre les rênes du gouvernement. Dioclétien rejeta cette proposition avec un sourire de pitié, i Oh! que ne peut-il voir» » s'écria-l-il, les légumes que j'ai plantés de

> mes mains à Salone ! il ne me presserait I plus d'abandonner la jouissance du bon-

> heur pour courir après un vain fjpntôme de

> pouvoir '. > Dans ses entretiens familiers, il avouait fréquemment que de tous les arts le plus difficile est celui de régner ; et il avait coutume de s'exprimer sur ce sujet avec une chaleur que l'expérience seule peut donner. < Qu'il arrive souvent, disait-il, que l'intérêt

> de quatre on cinq ministres les porte à se

> concerter pour tromper leur maître ! Sé- » paré du genre humain par son rang élevé ,

> la vérité ne peut trouver accès auprès de

> lui. Il est réduit à voir par les yeux de ses

> courtisans ; il n'entend que leurs fausses

> représentations. Le souverain confère les » dignités les plus importantes au vice et à

> la faiblesse ; il dédaigne le talent et la

• vertu. C'est par ces indignes moyens, ajou- » tait-il , que les princes les meilleurs et les

< Eumène en fUt le plus bel éloge. « Atenim dirlnioa

> iUum Tirum , qui primus imperium et participant et

> posuit, consilii et bcli sui non pœnitet; necamisisse se

• pulat quod sponte transcripsit. Félix beatusque vere

> quem vestra , tanlorum prindpum , colunt obsequia

• privatum. • (Panegjrr. vet., vn, 15.)

2 C'est àVictor-l»>leune que nous devons ce mot fiuneax. Eutrope parle du (Sut d'une maoi^ plus générale..

(306 dep. l.-<:0

PAR ED. OIBBON, CH. Xm.

* plas sages soat vendus à la corruption vé- » vais du petit nombre qui les entoure '. >

Une juste appréciation des grandeurs et l'assurance d'une réputation immortelle nous rendent plus chers les plaisirs de la solitude ; mais l'empereur romain avait joué sur la scène du monde un rôle trop important pour qn'ii lui fikt possible de goûter sans mélange les douceurs et la sécurité- d'une condition privée. Quoique tranquille dans le port, il voyait s'élever de> toutes parts de vioîens orages : pouvait-il ne pas être sensible aux suites funestes de ces troubles? La crainte, le chagrin et l'inquiétude le poursuivirent quelquefois, dans sa retraite. Les malheurs de sa femme et de sa fille blessèrent cruellement, sa tendresse , ou du moins son orgueil. Enfin des afTrbnts que Constantin et Licinius auraient dû épargner au père de tant d'empereurs , au premier auteur de leur fortune^ répandirent l'amertume sur les derniers momens de Dioctétien.

On a prétendu , quoique sans aucune preuve certaine, qu'il se déroba prudemment à leur persécution par une mort volwi» tairez

Avant de perdre entièrement de vue le tableau de la vie et du caractère de ce prince, jetons nos regards sur le lien de sa retraite. Salene, capitale de la Dalmade, son pays natal, était, selon la mesure des grands citemins de l'empire, à deux cents milles romains d'Aquilée et des confins d'Italie , et à deux cent soixante et dix environ de Sirmium, ré^ sidence ordinaire des empereurs lorsqu'ils visitaient la frontière d'IUyrie'. Un misérable village conserve encore le nom de Salone-: mais jusqu'au seizième siècle les restes d'un théâtre et des débris d'arches rompues et de colonnes de marbre attestaient l'ancienne

I lOst. Aug. , p. 223, 224.- VopiSciu orait appris deton père -celte conversation.

* Vietorie^Feune parle légèrement de ce bruit. Mais, eomme Diodétien s'était dédaré contre un parti puissant et IriomplMnt, sa mémoire a été chargée de toutes sortes de crimes et de malheurs. On a prétendu qu'il était mort enragé, qu'il avait été condamné comme criminel par le sénatde Rome, etc.

* Voyez les Itioéndros , p. 269 , 272 , édil. de Wessc- Wng. ,

splendeur de cette place '. Ce fut à six ou sept milles de la ville que IMoclétien construisit tm palais magnifique. La grandeur de t'ouvragedoit nous faire jugercombien il avait médité long-temps le projet d'abdiquer l'em^ pire. L'attachement de ce prince pour sa patrie ne pouvait pas seul le déterminer au choixd'nn terrain , où se trouvait réuni tout ce qui servait au luxe et à ta santé. < Le sol est seo

> et fertile, l'air est pur et salubre. Quoique

> extrêmement chaud durant l'été, le pays

* éprouve rarement ces vapeurs étouffante» » et nuisibles que les vents amènent sur la » côte del'Istrie et dans quelques parties de » l'Italie. Les superbes vues- du palais ne » contribnent pas moins que la beauté du

> climat à rendre ce séjour agréable.- Du côté

> de l'occident on découvre le fertile rivage

> qui s'étend le long du golfe Adriatique. Les

> petites lies dont cette partie de la mer est

* semée lui donnent l'air d'un grand lacv Au » nord du bâtiment est située la baie qui me-

> nait à l'ancienne ville de Salone. La con- » trée que l'on aperçoit au-delà forme un

. > heureux contrasteavecl'étendued'eau plus

> considérabieque la mer Adriatique présente

> à l'orient et au midi. La vue est tenninée »^ vers le nord par de hautes montagnes pla- » cées àunedistanceconvenaMe, et couvertes

■» en quelques endroits de vignes, de-bois et

> de villages*. »

Quoique Constantin , par un mot'if facile à pénétrer, affecte de mépriser le palais de Dioctétien % cependant un de ses successeurs,

1 L'abbé de Fortit, dans son Voyage en Dalmalie, p. 43 (imprimé à Venise en 1774, deux petits vol. in-4<>), cite une description manuscrite des antiquités de Salone , composée par Giambatlista Giustiniani , vers le miKeu iu seizième siècle.

2 Adam, Antiquités du pelais de Diodélien àSpalatro.. p. 6. Nous pouvons ajouter une drconstance ou deux, tirées du voyage de l'abbé de Fortis. L'JIyader , petite rivière dont parle Lucain, produit des truites excellentes, qui, selon la remarque d'un écrivain irès-ju^cieui , moine peut-être , déterminèrent Dioctétien pour le choix de sa retraite. (Fortis ,. p. 46-). Le même auteur ( p. 38 ) remarque que l'on voit renaître à Spalatro le goût de l'agriculture , et qu'une société vieul d'établir une ferme près de la ville , pour y foire des expériences.

} Constantin , Orat. ad eatum saneL, c. 25. Dans ce discours , l'empereur ou l'évêque , qui le composa pour

236 DÉCADENCE DE L'EMPIRE BOMAIN

qui Beppiiv^it le voir que ànm ud état de dé-

cadeuçe, en parle avec la plus grande adœi ration *. Ce palais renfermait un espace de neuf à dix acres. Il était de forme quadrangulaire et flanqué de seize tours. Deux des côtés avaient près de cinq cent soixante pieds de long, et les autres six tent cinquante-cinq environ. Tout l'édifice avait été construit de pierrç^ de tai|le tirées des carrières voisines de Trau ou Tragutium , et presque aussi belles que le marbre. Quatre rues, qui se coupaient à angles droits, divisaient les différentes par^ lies de ce vaste bâtiment. L'appartement principal s'annnonçait par une entrée magnifique, qne l'on appelle encore la porte dorée. Le vestibule menait à un péristyle de eoloiines de granit, où l'on voyait d'un côté le temple carré 'd'Esculape, et de l'autre le temple octogone de Jupiter. Dioclétieu adorait le dernier de ces dieux comme l'auteur de sa fortune, et le premier comme le protecteur de ça santé. En comparant les descriptions de ce palais avec les préceptes de Vitruve, il paraît que les différentes parties de l'édifice, les bains, la chanibre à coucher, le vestibule, la basilique, les salles cysicène , égyptienne et corinthienne, out été représentées avec quelque degré de précision on du moins de probabilité.Les formes éuient variées,les proportions justes; mais il existait dans la construction particulière deux défauts que les notions modernes, sur le goût et sur les dispositions intérieures, rendent bien frappans. Ces salles magnifiques n'avaient ni fenétfés, ni cheminées. Elles recevaient le jour d'en haut (car le bâtiment semble n'avoir eu qu'un étage), et des tuyaux placés le long des mars servaient à les écliauffer.Les principaux appartemens étaient appuyés, vers le sud-ouest, d'un portique long de cinq cent dix-sept pieds, et qui devait former une superbe promenade , lorsque les beautés de la vue se trouvaient jointes à celles de la peinture et de la sculpture.

Si ce magnifique édifice eût été construit dans un pays solibûre, il aurait été exposé an ravage du temps; mais peut-être serait-il

lu^affectç dé rapporter Ia;fln malheureuse de tous.les porsécuteurs de l'Église.' iCoostauLPorpIiyr., deStatuimper.,-^. 86.

(30& dep. J.4L)

échappé à l'industrie destructive de l'boinRie. Ses débris ont servi à bâtir le village d'As^ palathe ', et long-temps après la ville de Spalatro. La porte doi^e conduit maintenant dans le marché ptiblic. Saint-Jean-Baptiste a usurpé les honneurs d'Esculape, et le tem{de de Jupiter est converti en église cathédrale , sous l'invocation de la Vierge. Mous somotes principalement redevables de la description du palak de Dioclétien à un artiste anglais de Botre siècle, qu'une curiosité h\ea louable a transporté dans le cœur de la Dalmatie *. Cependant nous avons lieu de croire que ses dessins et ses gravures ont, en quelque sorte, flatté les <Àjets qu'il avait iotention de représenter. Un voyageur plus moderne et très-judicieux nous assure que les ruines majestueuses de Spalatro n'attestent pas moins la décadence des arts que la grandeur romaine sous le règne de Dioclétien '. Si .l'architecture avait alors perdu de sa n^bk^se , nous devons naturellement imaginer que la peinture et la sculpture se ressentaient eacore plus de la corruption du siècle. L'architecture est subordonnée à quelques règles géoàrales et même mécaniques. La sculpture et la peinture surtout se proposent d'imilw non-seulement les formes die la nature, mais ^acore les caractères et les passions de l'esprit humam. Dans ces arts sublimes , la dextérité de ta main est de peu de secours ; il faut, pour enfanter deschefs-d'œuvi^, quel'imac^tion anime l'artiste, et que son pinceau soit guidé par le goût le plus correct et par l'obsorvation la plus exacte.

Il est presque inutile de remarqu^'que les discordes civiles de l'empire, la licence des soldats, les incursions des barbares, et les progrès du despotisme ne favorisèNinteQ aa-

i D'Anville , G4og. anc., tom.'i, p. 162.

3 Messieurs Adam et Clerisseau , accompagnés de deux dessinateurs, nsiUreDt Spalatro au mois de^iHel 1757. Le magnifique ouvrage que leur voyage a produit « été publié à Londres sept ans après.

3 Je rapporterai le passage de l'abbé de Fortis.

• E' bastevolmente nota agliamatori dell' ardiitettora

• e deir antichità, l'opéra del signor Adams, che lia

> donato moUo a que' superbi vestigi ooU' abiluale

> eleganza del suo toccalapis e del bulino. In générale la

> rozzezza del scalpello , eî cativo gusto del secolo ri ga-

• reggiano colla magniflcenza del fabricato. • ( Voya le Voyagfr en Dalmalie, p, 40.)

(SOS diep. h-C.)

PAR ÉD. GIBBON. CH. XIV

cane façoB le génie, ni même la littérature. Les paysans d'IUyrie, qui montèrent successivement sur le trône, rétablirent la monarchie sans rétablir les sciences. Lenr éducation militaire ne tendait pas à leur inspirer l'amour des lettres. L'esprit même de ce Dioctétien, si actif, si propre aux affaires , n'avait point été cultivé par l'étude ni par la méditation. L'usage de la jurisprudence et de la médecine est si universel, l'exercice de ces professions est si avantageux , qu'elles seront toujours embrassées par un nombre suffisant de personnes assez instruites et douées de quelq,ue8 talens. Hais cette période parait n'avoir produit, dans ces deux arts, aucun ipaitre célèbre dont les ouvrage méritent d'être étudiés. La poésie ne faisait plus entendre sa voix; l'histoire était réduite à des abrégés secs et informes, également dénués d'agrémens et d'instruction. L'éloquence enchaînée à la cour du monarque avait perdu sa force et sa dignité. Entourés d'orateurs corrompus, les empereurs n'encourageaient que les arts, qui pouvaient satisfaire leur orgueil ou justifier leurs excès '.

Ce siècle si funeste aux sciences est cependant marqué par l'élévation et par les progrès rapides des nouveaux platoniciens. L'école d'AIe3iandrie imposa silence à celle d'Athènes. Les anciennes sectes s'enrôlèrent sous les étendards de quelques enthousiastes, dont les opinions étaient plus goAtées, et qui appuyjii^it leur système par une nouvelle méthode et par l'austérité de leurs ipOBurs. Plusieursde ces philosophes, Ammoqius, Plotin, Ammelius et Porphyre *, étaient des hommes singulièrement appliqués et absort)és dans de profondes méditations. Mais, comme ils ne connurent point le véritable objet de la philosophie, leurs travaux servirent bien moins à perfectionner qu'à corrom-

t L'oratenr Eaoïëne (bt secrétaire des empereurs Maximien et Constance, et professeur de rliétorique dans le collège d'Autun. Ses appointemens étaient de six cent miDe sesterces , cpii , selon la moindre estimation de oe siède , devaient valoir plus de soixante-dix mille livres. Il demanda gàiéreusement la permission d'employer ce revenue rebâtir le collège. (Voyez son discours , de nestaur. SehoUs.) Cet ouvrage , quoiqu'il ne k^ pA exempt de vanité , peut lui Taire pardonner ses panégyriques.

2 Porphyre mourut vers te temps de l'abdicaltoB de

pre l'esprit humain. Us négligèrent la mo> raie, les maâiématiques et l'étude de la nature, les seules connaissances qui convieanent à notre situation et à nos facultés. L<» nouveaux platoniciens s'épuisaient ea disputes de mots sur la métaphysique. Occupés à découvrir les secrets du monde invisible , ils s'appliquaient à concilier Platon avec Aristote sur des matières aussi peu connues de ces i^losophes que du reste des mortels v et, tandis qu'ils consumaient leur raison dans des recherches sublimes , mais abstraites , leur esprit se nourrissait de toutes les dùmères de l'imagination. Ils prétendaient posséder l'art de dégager l'âQie de sa prison corporelle; ils se vantaient d'avoir un commerce familier avec les esprits et avec les démons ; et, par une révolution, bien étrange, l'étude de la {^osophie était devenue l'étude, de la magie. Les anciens sages avaient méprisé la superstition du peuple : après avoir déguisé un culte si extravagant SiOus le v«ile léger de l'allégorie, les disciples de Plotin et de Pophyre s'en montrèrent les pluszélé$ défenseurs. Comme ils s'accordaient aveq les chrétiens sur quelques points mystérieii^ de la foi, ils attaquèrent les autres parties de leur système théologique avec toute la fureur des guerres civiles. Les nouveaux platoniciens méritent à peine d'occuper «ne pkce dans l'histoire des sciences; on les. voit très-souvent paraître dans eeUe Je l'église.

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