CHAPITRE IX
État de la Germanie jusqu'i l'iittMloa 4wbai*««««m» ; 1« régne de l'empereur Bccu...
Les sanglans démêlés des; Perses avec Rome, et leur influence marquée sur la décadence et sur la chute dei'eœpirB, luxia-ont
6. On peut observa* soft* ewdtttt «slbrieffl ua(ftju« diffeenai; effet Wt^^*bfflg*OT^p!fcdt»s'pMun îièrteet du*.' < ■■'■ i- -:' ' -<••
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engagés à Aire connaître la religion et le gouvernement de ce peuple. Maintenant, si nous portons nos regards vers le nord du globe, nous voyons d'abord les Scythes ou Sarmates errer avec leurs chevaux, leurs troupeaux, Jours femmes et leurs enfui», dans ces plaines immenses qui s'étendent depuis In mer Caspienne jusqu'à la Vistule, depuis les confins de la Perse, jusqu'à ceux, de la Germanie. -Haïs il n'est point de nation plus digne que 4ea Germains d'occuper une place considérable dans notre histoire. Ce sont eux qui d'abord eurent le courage de résister aux Romains, qui envahirent ensuite les domaines de ces superbes vainqueurs, et qui enfin écrasèrent leur puissance en Occident.
' Des considérations plus fortes, et qui nous touchent de bien près, exigent encore toute ■notre attention. Les peuples les plus civilisés lie l'Europe moderne sont sortis des forêts de la Germanie, et nous pourrions retrouver', dans les institutions grossières des barbares qui les habitaient alors , les principes originaux de nos lois et de nos mœurs. Tacite a fait un ouvrage exprès sur les Germains : tenr état primitif, leur simplicité , leur indépendance ont été tracés par le pinceau de ce sublime écrivain, le premier qui ait appliqué la science de la philosophie à t'élude dés faits. Son excellent traité , qui renferme peut-être plus d'idées qne de mots, a d'abord été commenté par une foule de savans : de nos jours, il a exercé le génie et la pénétration des historiens philosophes. D'habiles auteurs ont si souvent travaillé, sur cette matière, leurs recherches ont été si heureuses , que , malgré l'importance du sujet, et l'étendue dont il est susceptible , nous ne pourrons présenter au lecteur des observations nouvelles. Nous nous contenterons de lui rappeler quelques-unes des circonstances les plus intéressantes du climat, des mœurs et des institutions qui oint rendu des sauvages si redoutables à la puisaajace.de R«m«,
La Germanie, si l'on en excepte la petite province de ce nom qui avait subi le joug
etc, m'ont donné des érfairtissemens sur la noblesse pef- (pne. J'ai tiré de ces auteurs les détails qui m'ont para convenir eértraleumi k tout les sieste, m en ptitleattert mMstefismalrlat
EMPIRE ROMAIN, (242 dep. J.-C.)
des Romains, renfermait le tiers de l'Europe. La Suède, le Danemark, la Norwège, la Finlande, la Livonie, la Prusse, presque toute l'Allemagne et la plus grande partie de la Pologne , étaient, originairement habitées par .une seule notion, partagée en différentes tribus, dont les traits, les mœurs, le langage, attestaient une origine commune, et laissaient apercevoir entre elles une ressemblance frappante. Le Rhin bornait à l'occident ces vastes contrées; et, vers le midi , les provinces Illyriennes de l'empire en étaient séparées par le Danube. Depuis ce fleuve, une chaîne de montagnes, connues sous le nom de monts Crapacks, couvrait la Germanie du côté de la Hongrie etdu pays des Duces. Les Sarmates, à l'orient, paraissaient souvent confondus avec les Germains, et il serait difficile de fixer les frontières incertaines des deux peuples rivaux qui se disputaient sans cesse la possession de quelque désert. Le septentrion resta toujours Inconnu aux anciens : ils n'entrevirent qu'imparfaitement un océan glacé, au-delà de la mer Baltique et de la péninsule, ou des Iles * de la Scandinavie.
Quelques écrivains ingénieux ' ont soupçonné que l'Europe était autrefois bien plus froide qu'elle ne l'est à présent. Les plus anciennes descriptions de la Germanie tendent singulièrement à confirmer leur théorie. 11 n'est question , en parlant de cette contrée, que de neiges, de frimas et d'un hiver perpétuel. On doit peut-être avoir peu d'égards à ces expressions générales, puisque nous n'avons aucune méthode pour réduire à la mesure exacte du thermomètre les sensations ou l'éloquence d'un orateur né sous le climat fortuné de In Grèce et de l'Asie. Il existe ce-
1 Les philosophes modernes de b Suéde semblent cokvenir que les eaux de la mer Baltique diminuent daus une
proportion régulière; et ils »nt calculôque celle diminution «I d'environ un demi-pouce par en. Le paye bas de la Scandinavie dev»ll être, il t- a riugt siècles, couvert do la mer , tandis que les hauteur* s'élevaient au-deaw* des eaux, comme autant d'Iles différentes par leurs fonneset par leur étendue. Telle est réellement l'idée que Mêla, Pline et Tacite nous donnent des contrées baignées par la »er Baltique. Vojet dans le bibliothèque raisonnée , loin. net n*, un extrait étendu de l'histoire de Suéde de D«lin , composée en suédois.
» Ba ■MtiouHer M. Hume , l'abbé Duboi , et M, Peflepr u«#,lu*t9b*dasC«llt»,t«w.t.
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(2« dep. J.-C.) PAR ÉD. GIBBON. CH. IX.
pendant deux preuves incontestables, et qui, par leur nature , ne peuvent être révoquées en donte. ■ ■ ■
1° La glace arrêtait souvent le cours des deux grands fleuves qui servaient de limites à l'empire. Pendant rbiver, le Rhin et le Danube étaient capables de soutenir les fardeaux les plus énormes. Alors les barbares, qui choisissaient ordinairement cette saison rigoureuse pour leurs incursions, transportaient, sans crainte et sans danger, sur une basse d'eau devenue immobile ', leurs nombreuses armées, leur cavalerie et des chariots remplis 6V provisions de tonte espèce. Les siècles modernes n'ont jamais été témoins d* un parèUphénomène.
2* Le reine, cet animal utile, dont le sauvage du Bord, condamné à vivre sous un eîH affreux, tire de si grands avantages, est d'une constitution qui supporte , qui exige mènie le froid le pins rigoureux. On le trouve sur
te rocher de Spitzberg, à dix degrés dn pôle.
II semble se plaire au milieu des neiges de la
Sibérie et de la Laponie : aujourd'hui il ne
peut vivre, encore moins se reproduire dans
aucune contrée aU sud de la mer Baltique *.
Du temps de Jules César, te renne, aussi bien
queFélan et le taureau sauvage, existait dans
la forêt Hercynienne, qui couvrait alors nne