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revêtus de leurs habits sacerdotaux , s’avancèrent au devant d’eux ; le sénat et les notables du pays, vinrent aussi ajouter leurs complimens. On avait réservé une vaste demeure pour eux; ils ÿ furent conduits avec solennité. Des que Cortez ÿ fut ins.
tallé, il fit placer de bounes gardes à toutes lesissues.R
Cette mesure ne fut pas agréable aux ‘Tlascalans, mais ils n’y songörent plus, dès qu’ils: surent que les Européens avaient lPhabitude de se tenir toujours ainsi , même en temps de paix.
Cortez s’entretint, avec un conseiller, sur la re. ligion, et chercha à lui persuader qu’il fallait abandonner les faux dieux. Le conseiller lui dit qu'il pouv aient bien ne reconnaitre qu’un seul general; mais qu'ils ne pouvaientse contenter d’un seul dieu que, pour eux; il leur en fallait plusieurs : un pot les préserver des tempêtes, un autre qui les mett à l'abri des inondations, et un troisième qui les cor duise à la victoire. Cortez lui dit que le Dieu da chretiens pourvoyait ‘atout ; il fit venir l'aumônie pour convaincre de la vérité de Pexistence d'u seul Dieu le conseiller et’ceux qui étaient ‘présens on l’écouta attentivement ; mais on ne put croi à ses paroles, ct on le'supplia de ne plus our la bouche, hors du cainp BERG sur de tel
sujets. |
Cortez allait encore recommencer la scène & Gempoalla et détruire les idoles, sans les sages rt
montrance qui lui mo neste. Ce :
néteecclési mais bien modérée.
M. How:
armée de si:
ses conquê putation de nant pour | ilne lui de Cholula, où Les Tlascala Cortez de p ne pouvait calans ques et partit po extraordina
’ 0 à vancèrent montrances de P’aumönier Barthélemy d’Olmedo, s du pays, Pi lui montra combien cette conduite lui serait fu- Où avait es!e- Ce n’est pas le fer et le feu , disait cet hon- Is y fürenıjg "éteecclésiastique, qui doivent propager la religion, y fut ins. mais bien de sages remontrances et une conduite
s les issues. k modérée.
Flaséalans, pm rm surent que
tenir tou- ENTRETIEN VII. ; ‚surlare . -
allait abarà dit qu'il M. Hunrer, Cortez, qui avaitaugmen(é sa petite ul général armée de six mille Tlascalans, se préparait à étendre nseul dien ss conquêtes , lorsqu'il reçut une nouvelle dés : un pougPutation de Montezuma : ce n’était plus mainteiles met Pant pour le détourner de l’alliance des Tlascalans, quiles con! ne lui demandait que de consentir à passer par Le Diew’daig Cholula, où on lui préparait une brillante réception. l'aumônieM Les Tlascalans, craignant quelque piège, supplierent tence d'u Cortez de prendre un autre chemin ; mais lui, qui at présensÎl n° pouvait pardonner une perfidie, assura les Tlasput éroir alans que ses hommes neredoutaient aucun danger, plus ouvri et partit pour Cholula. On le reçut avec une pompe ur de eig Xlraordinaire , mais on ne consentit pas à recevoir ls Tlascalans dans la ville ; ils furent obligés de hs d dresser leurs tentes auprès des murailles, et ils
ini en usage la science que Cortez leur avait
par senc =
montrée, de se -fortifier par des fossés et des remparts. Les premiers jours furent donnés à la joie et au repos , mais insensiblement tout sembla confirmer les craintes des Tlascalans : l’on ne fouruissait plus les mêmes vivres , les caciques prenaient un air plus réservé, et il y avait de fréquentes confe-
. rences entre les ambassadeurs ds Montezuma. Deux
Tlascalans parvenus, à l’aide de déguisement, à entrer dans la ville, vinrent annoncer à Cortez que
l'on avait vu les femmes s’enfuir dansles environs; |
persuades qu’il s'agissait de quelque complot trami contre lui, ils lesuppliérent de se tenir sur le qui-vive,
Mais bientötsun hasard vint lui découvrir toute la conspiration des Cholulaus : une jeune fille de ce pays avait beaucoup d'amitié pour Marine: elle la supplia de quitter les Espagnols, dont on avait juré
a perte Marine, dévouée aux Espagnols, parut en- |
trer dans ses vues. Elle sut donc que l’on devait massacrer les Espagnols ; qu’au temps marqué, l'on verrait sortir des environs un. corps innombrable de Mexicains que l’on tenait caché ; que l’on avait barricadé quelques rues; que, dans lesautres, on avait creusé des fossés ; que les maisons et les temples étaient remplis de pierres que l’on destinait à écraser les Espagnols.
Marine ne tarda pas de faire savoir au général ce qu’elle avait appris : celui-ci se mit en mesure
pour se garaniir du danger dont il était menacé; E
I comme et trois de secret, il massacre détourner sans de pa un exemp Il mit d lens qu’il du grand trer dans tendraien principau:
pagnol. / le massac Les rue gnols et même ins furieux ; | tance. La vrai, à le source qu temples. | accordera descendit Cortez, ı trait qui f et fit périr
des remla joie et a confiruruissait aient un es confé.
ma. Deux ent, à enorlez que
nvirons;
lot trami qui-vive, vrir toute fe de ce e: elle la avait juré
parut en- |
on devait que, l'on ombrable l’on avait , On avait s temples à écraser
1 general n mesuré
menact; |
1 commenga par attirer chez lui la dame indienne,
ea trois des principaux prêtres, et.les ‘ayant mis au.
secret, il obtint;d’eux, parides menaces, l’aveu du: massacre qui avait été projeté. Il pensa que , pour détourner pour toujours Montezuma et ses partisans de pareils projets contre sassûreté, il devait faire un exemple.
Il mit donc en bataille: ses:soldats et les Cempoal-
liens qu’il avait avec lui , et les établit dans la cour du grand édifice ; les Tlascalans eurent ordre d’entrer dans da ville au premier:coup de feu qu'ils entendraient ; et, sous divers prétextes, on attira les principaux chefs des Cholulans dans le quartier espagnol. Aussitôt Cortez fit le signal de sortir, et le massacre qu'il avait projeté commença.
Les rucs furent bientôt occupées par les Espagnols et les Cempoalliens, et les Tlascalans, au même instant, entrerent dans la ville ‚ Comme des furieux ; les habitans ne firent presque pas de résistance. La troupe cachée des Mexicains vint, ilest vrai, à leur secours; mais elle n’eut d’autre ressource que de se sauver sur les tours et dans les temples. Cortez les attaqua, et fit annoncer qu’il accorderait la vie à ceux qui se rendraient. Un seul descendit des tours , les autres préférèrent la mort. Cortez, n’écoutant que sa colère, se noircit d’un trait qui fait horreur : il fit mettre le feu au temple, et fit périr ainsi cette foule de malheureux.
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VOYAGES ET CONQUÈTES.
Deux jours entiers furent employes à cette horri. ble exécution. Les magistrats prisonniers furent rendus à la liberté : Cortez leur reprocha leur perfidie, exigea que l’on rappelät les habitans fugitifs, que l’on rétablit P’ancien ordre de choses. Ceux qui avaient fui, comptant sur le pardon général qui fut publié, et pénétrés d’un respect idolätre pour les Espagnols, reparurent bientôt. La ville, peu de jours après, tut remplie d’habitans humbles et soumis.
Marchons maintenant sur Mexico. Nous nous arrêterons d’abord à Tezeuco, ville très conside- - rable de ce royaume, et bientôt Mexico se présentera à nos regards, au milieu d’un lac.
Les Espagnols s’avancaient à grandes journées , et plus ils approchaient, plus Cortez avait lieu d’espérer un heureux succès. Ce n’étaient partout que plaintes contre le cruel despotisme de Montezuma ; partout les gouverneurs n’attendaient que le moment favorable de secouer son joug. Celui qui se fit remarquer particulièrement , fut le cacique de Tezeuco; cependant Cortez arriva, à travers des monlagnes, de Tezeuco à Chalco , et de ce dernier lieu à Isthapalapa.
Le pays qui se présenta à eux au delà des montagnes de Cbalco les remplit de surprise et d’admiration : un horizon sans borues , une plaine fertile et
charmante, et un grand lac réiouissaient la vue.
A Vinst distinguée aborderent saluèrent uma allai suite magn hommes , ı lence, forı à la tête de de chaque empêcher d desquels on tuil d’or. |
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Cette troup lenaient à |
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lerre et s’av (nu par de jestueuseme Yanca , et le
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s furent leur perfugitifs, eux qui éral qui tre pour lle, peu mbles et
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urnées , ieu d’esout que (ezuma ; e le moqui se fit e de Tees monnier lieu
mon(aadmiraertile et
vue:
A Vinstant , une foule d’habitans, d'une classe.
distinguée, vinrent au devant des Espagnols. Ils
abordörent l’armée dans an silence respectueux, ct.
252 VOYAGES ET :CONQUÈTES.
mes, et, à l'instant l'air retentit du mot T'eules, ‚Aprösıleseomplimens réciproques, Cortez-ôta de son ceu un collier de pierres fausses , qu’il avait mis par dessus son armure , et le passa au cou de Monte. zum, ‘qui, à son tour, donna ordre qu’on li apportât un collier composé de coquillages très rares, piéec la plus précieuse de son trésor , et mitégalement.ce collier au cou de Cortez.
Montezuma semblaitäge d'environ quaranteans:
Hoétait d’une taille moyenne, il avait une attitude majestueuse , le regard vif et un teint moins basant que Ja plupart de ses compatriotes. Il était vétu d'un long manteau d’étoffe de coton, chargé de bijoux der, de perles et de pierreries de toute espéce. Il portait, sursa tête, une couronne d’or, pour chaussure ; des plaques d’or massif, attachées avec des bandes-et des courroies du même métal... | Montezuma et Cortez entrèrent ensemble dans lä capitale du Mexique. Cette ville grande et peuplée s’appelait alors T'enuchtitlan ; elle se composait de vingt mille maisons plates, et renfermait une im . mense quantité de temples et de palais. L’armée ospi-
gnole fut logée dans lun de ces vastes palais, quil
avait l’air d’une cidatelle ; Montezuma les accompagna, et dès qu’ils y furent arrivés, il les quitta, eu des priant de se regarder comme chez eux.
Le général espagnol, selon sa tactique ordinaire,
mit des sentinelles dans toutes les avenues , qui
garnit de
olfieiers et vigilance avaient do
t T'eules, lez: ta: de avait mis le Monte.
qu’on 'lui ages très résor , et
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mble dans et peuplée mposail de it une in rmée ospi-
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TIRE 5 awil a. wi
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garnit de pièces d’artillerie, et recommanda aux offiwiers et aux soldats de ne jamais s’écarter de cette vigilance et de cette discipline dont, jusqu'ici , ils avaient donné tant de preuves,