RER
avoir un Dieu bien plus puissant que les leurs, puisqu’ils ne vengeaient pas leur destruction : aussitôt ces débris d’idoles naguere si vénérées et auxquelles ils sacrifièrent leurs semblables ne furent plus d’aucur prix à levrs yeux ; ils les prirent et les jetèrent 2° : On changea le temple en une église, et ce mei. jour l’oifice divin fut célébré en présence d’un grand nombre d’Indiens, qui n'y comprirent rien, mais ne purent se lasser de l’admirer,
Cortez venait à peine d'échapper au danger que son zèle religieux lui avait fait courir, quand un autre orage se formait sur sa tête ; las d’errer ainsi depuis long-temps pour arriver à la ville, et tremblans des périls qu’ils couraient tous les jours et dont ils m’entrevoyaient pas la fin, quelques soldats et matelots résolurent de s'emparer d’un vaisseau et de se sauver à Cuba donner au gouverneur des nouvelles deCortez; mais ce complot fut découvert avant d'être exécuté. Le chef de la conspiration fut pris et puni; mais Cortez s’aperçut qu’il n’avait pas encore réussi à détruire tout germe de sédition : il résolut, à cet effet, de tenter un moyen sûr mais si dangereux, qu’il fallut que ce fût Cortez pour le mettre à exécution. Pour prouver aux plus timides qu'il n’y avait plus moyen de fuir, qu’il fallait vaincre ou périr, il résolut de détruire la flotte; mais, pour y réussir, il ne fallait pas seulement du courage, il avait encore hesoin de beaucoup d’a-
dresse, et | possédait « démolir se tous les co tout ce qu suite les cl ner les vai
tat, que
passer son
deur à un 1 coururent source s’ils ls planche n'en conse pagne, car, instituée là nomination il voulait q lui-même, a qu'il se proy hit envoyer lons des tré
Ds ‘ ascendant
R'oupes, c'es
rs, puisaussitôt xquelles us d’aujeterent e, et ce ice d’un nt rien,
ger que and un er ainsi t tremet dont dats et seau et les nourtavant t pris et pas -en- |: äl ré- ‚mais si pour le timides | fallait
flotte ; ent du
dresse, et nous allons voir jusqu’à quel point Cortez possédait ces deux étonnantes qualités : il fit donc démolir ses vaisseaux, c’est à dire qu’il fit enlever tous les cordages, les mâts ainsi que les canons, et out ce qui pouvait se transporter ; il exhorta en- [suite les charpentiers, qu’il avait chargés d’exarhi-
ner les vaisseaux, à dire qu’ils étaient en si mauvais
lat, que leur radoub était impossible. Cortez fit Passer SON Courage à sa troupe; il réveilla leur ardeur à un tel point, que tous, d’un commun accord, coururent détrpire leurs vaisseaux, dernière ressource s’ils vemaient à échouer dans leur entreprise; Is planches et les poutres sont traindes à terre ; il n'en conserva qu’un, qu’il voulait envoyer en Es- Pagne, car, quoique la chambre de justice qu’il avait instituée là eût confirmé son grade de général, cette nomination, par le fait, c'était à lui qu’il la devait: il voulait que son grade lui fût conféré par le roi lui-même, ainsi que le titre de gouverneur des pays
qu'il se proposait de conquérir ; et pour cela, il fal-
hit envoyer au gouvernement quelqués échantillons des trésors qu'il allait lui rapporter : que lui adresser cependant si ce ne sont les présens qu’il avait reçus de Montezuma? Les soldats et matelots Youdraient-ils abandohner leur part ?c’etait demaner beaucoup. Il tenta ce moyen, et ce qui prouve
l'ascendant que Cortez avait su prendre sur ses D 'oUpes, c'est que tous y consentirent, et achetérent
ainsi la permission de répandre leur sang et de cou. rir mille dangers.
Alors il jugea le temps convenable pour se mettre en route : son armée ne se composait que de cinq cents fantassins, quinze cavaliers et six pièces de cdmpagne ; il laissa à Vera-Cruz, pour garnison, i peu près cinquante hommes et deux chevaux, pre que tous hors d’état, par leurs blessures, de supporter les fatigues d’un combat. Les caciques alliés voulant concourir à ses victoires, lui offrirent d’acepier comme auxiliaires les troupes: qu’ils pour raient lever; mais il ne prit que géätre cents hommes et deux cents tamenis ou porte-faix, pour transporter les provisions, vivres et fardeaux ni cessaires.
Pour s’assurer que ceux qu’il laissait en arrière n'avaient aucun danger à quante des plus considérés parmi les Indiens; ik devaient, sans qu’ils s’en doutassent, lui servir d tages.
Maintenant, mes amis, nous allons voir un aulrt spectacle se dérouler à nos yeux, des actes de cou rage, d’héroïsme, de cruauté et de perfidie ; now allons voir la conquête du Mexique.
courir, il choisit cin
M. Hu lite armé.
miers jou quable, Le alliés ; en cala; nou:
vant exan
Le terr:
milles de qu'en esp:
pour être l'Amérique
Joux. E
M. Hux ou même :
Le cou berté des ] tinguer de voulu subi temps ils fü ble. Chaqu (nem que pour ie pa:
et de cou
r se mettre je de cinq pièces de arnison, À aux, pre de supporues alliés, irent d’ac w’ils pour.
‚ents hon:
aix, pour deaux ni.
en arrière
hoisit cin-B
ndiens ; ik
r un aulr tes de couidie ; nous
ENTRETIEN VI
M. Husten. Coriez se mit en route, avec sa pelite armée , le 16 août de l’année 1519; les jremiers jours de leur marche n’ont rien de remarquable. Les pays qu’ils traversaient étaient tous des alliés ; enfin ils parvinrent aux frontières de Tlascala ; nous nous arrêterons avec eux ; Mais auparavant examinons la situation du pays.
Le territoire de Tlascala pouvait avoir cinquante milles de tour ; les montagnes qui le traversent et qu'en espagnol on appelle las Cordilleras passent pour être les plus hautes qui s'étendent le long de l'Amérique méridionale.
Joux. En français, on les appelle Cordiilières.
M. Hunter. Quelquefois la Cordillière des Andes, ou même simplement les Andes.
Le courage extraordinaire et l’amour de la liberté des habitans de ces montagnes les font distinguer des autres Américains ; ils m’avaient pas voulu subir le joug des Mexicains, et depuis long.temps ils formèrent une république libre et invincible. Chaque ville avait ses représentans ou députés (nom que l’on donne à ceux qui doivent parler pour le pays) à Tiascala, et c'était leur assemblée
236 VOYAGES ET CONQUÈTES.
qui formait le conseil supérieur et la puissance lé. gislative de la nation.
Ce fut en vain que Montezuma chercha à les assujetlir; ce fut en vain que des ambitieux voulu-
rent les tyranniser , ils surent toujours repousser À
les tyrans et conserver le plus précieux don du ciel, la“liberte ; jamais encore ils n’avaient essuy& de défaite.
Cortez désirait beaucoup s’allier un peuple aussi belliqueux. Parvenu sur leurs frontières , il leur envoya une ambassade, lui recommandant d’employer tous les usages des Indiens. Ce fut quatre des principaux Cempoalliens qui furent choisis pour faire partie de cette ambassade ; Marine com. posa un discours qu’ils apprirent par cœur. Revétus d’un long manteau d’étoffe de coton, ils portaient au bras; en guise de bouclier, une grande coquille; ils tenaient, de la main droite, une large flèche ornée de plumes blanches, dont la pointe était baissee en signe de paix. Ils partirent donc, dans cette tenue, bien persuadés qu’ils n’avaient rien à craindre : il fallait encore qu'ils prissent garde de s'éloigner du grand chemin ; car il n’y avait que là que ces ornemens d’ambassadeurs les mettaient à l'abri de V’insulte. Les Indiens donnent à cet usage une dénomination qui revient à notre droit des gens.
Le conseil supérieur les invita, dés le lendemain,
BreCOuvré n
à se pré.
propositi bois rarc beaucouf (eau , et du conse:
salués , il de la sal yeux incl parler, Di ils s’assir celui qui ; « Peur de Cempo.
bonheur \ heureuse 1 mis; ils y | extraordin dans leur qu'à des hc palais, ils « le tonnerre jvir un dieu qui ne veu humains. I Puissant pc Cruautes de
issance lé-
1a à les asux voulurepousser ın du ciel, essuyé de
uple aussi s, il leur ant d’emfut quatre nt choisis rine comr. Revätus portaient coquille; rge flèche inte était nc, dans ent rien à garde de ait que li ttaient à cel usage droit des
ndemain, |
ITeco
à se présenter devant lui pour faire part de leurs propositions. Tous étaient assis sur des blocs d’un bois rare. Les ambassadeurs se présentérent avec beaucoup de respect, la tête couverte de leur manleau , et tenant la flèche élevée : tous les membres du conseil se levérent un peu. Après les avoir tous salués , ils s’avancérent gravement jusqu’au milieu de la salle, se prosternörent et allendirent , les yeux inclinés vers la terre, qu’on leur permit de
parier. Dès qu’ils eurent obtenu cette permission , ils s’assirent par terre, croisérenft les jambes, et celui qui avait appris le discours s’exprima ainsi :
« Peuple belliqueux et intrépide , les caciques de Cempoalla et ceux des montagnes,
qui ont le bonheur d’être vos amis, vous souhaitent une
heureuse moisson , ainsi que la perte de vos ennemis; ils vous prévicnnént aussi que des hommes exlraordinaires, venus de lorient, sont arrivés
dans leur pays. Ils ressemblent plus à des dieux
qu'à des hommes : venus Par mer, dans de superbes palais, ils ont en leur pouvoir les armes des dieux À le tonnerre et les éclairs ; du reste, ils assurent servir un dieu beaucoup plus puissant que les nôtres, qui ne veut plus voir la tyrannie ni les sacrifices humains. Leur chef a été envoyé par un roi très
DPuissant pour les affranchir de la tyrannie et des
CTuautes de Montezuma. Par lui, déjà nous avons uvré nôtre liberté. Obligé de se rendre au
Mexique, il ne peut s'empêcher de traverser vos États, et desise connaître vos griefs contre le (yran, ne faire qu’ufe cause avec vous. Il défendra vos droits avec les siens. Venu près de vous comme allié, il ne vous demande que le passage sur vos États ; croyez qu'il ne veut que vos intérêts ; que ses armes ne sont que pour la justice, et que ceux qui les portent ne les emploient que pour punir l’offense ou l’attaque. »
Il cessa de parler, et aussitôt les ambassadeurs se prosternèrent, attendant une réponse, On les re. mercia des vœux qu’ils faisaient pour leur bonheur; qu’on allait délibérer sur ce qu’ils avaient proposé, et qu’on leur ferait connaître la réponse du conseil Les opinions se. partagèrent : les uns demandaient la.paix, les autres, au contraire, ne respiraient
que la guerre. De cette dernière opinion était, sur-|
tout, le général Xicolentalt, jeune seigneur plein
de courage et d’ardeur, toujours prêt à mettre
l'épée à la main. Son opinion devint la plus forte, et l’on se décida à retenir les ambassadeurs , sous divers moli, pour avoir le temps de se mettre en défense.
Cela dura huit jours. Cortez soupconna la cause de ce retard ; il résolut d’aller savoir ce qu’etaien! devenus ses ambassadeurs , et quelle était la rt ponse. |
Bientôt ils se trouvèrent en face d’une trou}
de naturel:
tez. Le con ennemis ft Espagnols de coton, que leurs N'ayant qu de frondes de ces gens
Après ce et le lende ses ambass calans. Ils « grin l’even consentem« les hostilité
Mais on lendemain virent les ı s'être proste ses genoux | vivement q
2 droit d’amt
nes, et des que, pend:
sauver, et q | d’immoler | Cortez sut a
crser vos
le {yran, ndra vos s comme e sur vos Pets ; que que ceux ur punir
adeurs se In les rebonheur; proposé, u conseil.
nandaient espiraient
eur plein
à metir
lus forte, urs , sous mettre en
a la cause qu’etaien!
ait la ré
ne .troupe
de naturels armés , qui refuserent le passage à Corlez. Le combat s'engagea, ut, quoique le nombre des ennemis fût bien supérieur à sa petite troupe, les Espagnols, qui étaient garantis par leur cuirasse de colon, n’eurent que quelques blessés, tandis que leurs ennemis perdirent beaucoup de monde, Nayant que leur courage, armés seulement d’arcs, de frondes et de massues, que pouvait-on espérer de ces gens contre la tactique européenne?
Après cette victoire, Cortez S’avanca dans le pays, et le lendemain il vit, avec plaisir, venir deux de ses ambassadeurs, accompagnés de quelques Tlasclans. Ils dirent à Cortez qu’ils avaient vu avec chagrin l’évènement de la veille; que c'était sans leur consentement que les Otomies avaient commencé les hostilités.
Mais on connut bientôt la vérité ; Car ayant, le lendemain, continué leur route vérs Tlascala , ils
virent les deux autres ambassadeurs , qui, après
s'être prosternés aux pieds de Cortez, avoir embrasse ses genoux , les larmes aux yeux, se plaignirent LA
vivement que les Tlascalans, sans égard pour leur
droit d’ambassadeur, les avaient couverts de chaines, et destinés à être immolés à leurs dieux ; mais que, pendant la nuit, ils étaient parvenus à se sauver, et qu’ils avaient appris qu’ils avaient promis
d'immoler à leurs dieux toute l'armée espagnole.
Cortez sut alors ce qu'il avait à faire : il continua sa
+ CPTVMAY LC .
240 VOYAGES ET CONQUÈTES.
entouré d’une armée innombrable de Tlascalans et de leurs alliés. Le fier Xicolentalt était à leur tête, Le combat s’engagea , et fut des plus meurtriers. Un évènement d’une bien faible importance faillit cependant être la cause de la ruine de l’armée espagnole. Un des soldats de Cortez s'était tellement avancé des bataillons ennemis, qu’il fut aussitit entouré d’une foule innombrable : harassé de coups et de blessures, son cheval tomba mort. Aussitôt les Indiens coupent la tête du cheval, la mettent au bout d’une lance et la promenent avec joie, montrant aux leurs que ce monstre n'était pas invincible, puisqu'il avait pu être tué. Cette circons. tance ranima tellement l’ardeur des Indiens, que les Espagnols ne pouvant plus leur résister, Corte
voyait déjà sa défaite assurée, lorsque tout à coup}
les cris de guerre et les hostilités de leurs ennemi cesserent.
Leurs cors sonnèrent la retraite, et leur armé se retira en silence.
Tueopnıre. Qu’avaient-ils donc ?
M. Hunter. Les prisonniers apprirent que les principaux chefs ayant été tués, on ne pouvait aussitôt les remplacer ; que, d’ailleurs , ils s croyaient sûrs de la victoire, depuis qu’ils avaient
coupé la tête du cheval. Xicolentalt l’avait ent} portée lui-même, et envoyée au conseil suprême. |
route, en se préparant au combat. Bientôt il fut
Cortez , geuse, s’y chercha er l'amitié de posa toujot voyés de C chef que, « armée ; le | Let qu’ensui accompagn; présent ; il beaucoup d un repas ag
e qu’on le:
tea avec fur ain; mais € uropéenne | us, et les ] le bataille.
Cette nati battre par C ent, il est v Xlraordinair
tôt il fu Cortez » après avoir choisi une position avanta-
scalans ct geise, s’y retrancha et commença à s’y fortifier, II leur Lète. chercha encore, mais inutilement, à contracter eurtriers,
l'amitié des Tlascalans ; le fier Xicolentalt s’y opposa toujours; il traita même avec cruauté les enroyés de Cortez, et les chargea d’annoncer à leur chef que, des le point du Jour, il irait, avec son armée ; le faire prisonnier lui et löute sa troupe, jet qWensuite il en ferait un sacrifice aux dieux. Il accompagna cette nouvelle , un neu dure, d’un present; il envoya à Cortez trois ‘cents poules et beaucoup d’autres vivres, afin qu'ils pussent faire un repas agréable avant d’être immolés ; il voulait aus doute que leur chair, qui devait servir à un somptueux festin, füt meilleure. Les Espagnols nrirent beaucoup, et firent un joyeux festin de e qu'on leur avait envoyé, Xicolentalt ne se fit as attendre. Dès le point du jour, il parut avec on armée , et, des deux côtés, le combat s’engaea avec fureur. Long-temps, le succès fut incerain; mais enfin, malgré le nombre, la lactique uropéenne l’emporta, les Tlascalans furent vain-
t que ls, et les Espagnols resterent maîtres du champ ° pouvallfl, bataille.
s, iss
ls avaient avait enik uprène.
ınce faillit ‘mée espatellement t aussitôt é de coups . Aussitôt a mettent vec joie, it pas ine eircons iens , que r, Corte
ut à coup} s ennemi
eur armée
Cette nation courageuse ne se laissa pas encore batire par cette dérnière victoire. Ils commenceent, il est vrai, à croire qu’il fallait des moyens
Xlraordinaires et des secours surnaturels pour
Ar il
triompher des Européens , car ils les prenaient pour des sürciérs ; mais ils comptaient encore sur Is leurs pour détrütre le charme qui rendait ‚leur ennemis invincibles.
Cuanrorr£. Il y avait donc des sorciers dans ct pays? |
M. Howrer. Il y avait des prêtres, qui faisaient croire au peuple que leurs dieux leur permettaient de lire dans l’avenir et de faire des actions sur:
naturelles. Ils furent consultés, et répondirentk
que les Espagnols étaient les enfans du soleil, que cet astre lumineux les protégcait pendant ke jour, et les rendait invincibles, mais que, dès que la nuit était venue, cet astre leur retirait son in. fluence, et qu’ils devenaient alors des hommes ordi naires.
Les Tlascalans crurent à ces paroles, et se prèpe rèrent de suite à une attaque nocturne, voulant mèttre à profit cette heureuse nouvelle. Mais la ruse ne pouvait triompher de, Cortez ; il était toujour sur ses gardes ; Ses postes et ses sentinelles avancées étaient placés avec tant d'adresse, que Cortez avait toujours le temps, en cas d'attaque, de prendre toutes les mesures convenables. Aussi les Tlascalans trouvérent-ils l'ennemi prêt à les recevoir, et, mal gré la vivacité de leur attaque, ils furent repoussé
avec perle. Ce nouvel échec, qui leur avait coût] tant d'hommes, tandis que les Espagnols n'euren!
à regrette jeterent | | avaient si à leuts die paix.
On cho pays : ils :
plumes bl Souvent il main, pui, souvent ct mission , ji du camp q Cortez les mit de s’ex termes : «| | cidé notre offrons , ve rir de leur hommes, a verses coule voici du pai imploreren obtempera éclatante sa reçues,
Aussitôt et ordonna
aient pour re sur l& dait leurs
rs dans ce 1 faisaient
rmettaient tions sur-
pondirent |
lu soleil, endant le , des que it son inntnes ordi
{ se prepr- », voulant ais la ruse t toujours s avancées rtez avai e prendr Tlascalans r, et, mal repoussö vait coblé
s n’eurenl
CORTEZ, 243 à regrefter personne, les remplit de terreur. Ile jeterent leur courroux sur leurs prêtres , qui les avaient si indignement trompés, les immolerent à leufs dieux, et envoyerent à Cortez demander la paix.
On choisit, à cet effet, les plus considérés du pays : ils allèrent en habit de cérémonie, ornés de plumes blanches , trouver Cortez datıs son camp. Souvent ils s’arrétaient, touchaient la terre avec là main, puis la portaient ä leurs leyres. IIS répétèrent souvent cetle cérémonie, qui indiquait leur soûmission , jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés aux lignes du camp qu’ils rencontrerent à plusieurs reprises. Cortez les reçut avee dignité et froideur, leur permit de s’expliquer. Ils obéirent, et parlörent en ces termes : « Si c’est à des dieux cruels, et qui ont dé-
| cidé notre mort, voilà cinq esclaves que nous vous
offrons ; vous pourrez boire leur sang et vous nogrrir de leur chair. Si vous êtes des dieux amis des hommes, acceptez cet encens ct ces plumes de diverses couleurs. Mais si vous n’êtes que des hommes, voici du pain et des viandes pour vous nourrir. » Ils implorèrent ensuite leur pardon et la paix. Cortez obtempera à leurs demandes ; mais il exigea une éclatante satisfaction pour les offenses qu’il avait reçues,
Aussitôt cette réponse reçue, le conseil s’assembla ei ordonna aux habitans d’envoyer des vivres au
camp espagnol, sans exiger aucun paiement ; cet ordre fut exécuté si ponctuellement, que les Espagnols en‘furent étonnés.
Deux jours après, une procession solennelle s'a-
vança près du camp de Cortez; l'habillement de
ceux qui la composaient prouvait qu'il n’y avait rien d’hostile dans cette visite, aussi Cortez ordonna de les admettre sans montrer la moindre crainte : à leur tête, était le vaillant Xicotentalt ;
il avait, avec lui, cinquante des plus notables de |
la nation: il portait un long habit blanc, re-
trousse comme les soldats, mais garni de plumes
et de pierres précieuses ; il était maigre et grand; il se tenait bien : tout dans son air démontrait le courage et la force. Après avoir salué le général à la manière de son pays, il s’assit sans demander l'autorisation, et lui dit : « Croyant que les Espaguoks étaient les alliés de Montezuma, leur eye,
j'ai seul été cause des hostilités, qui 3 jusqu’à ce |
jour, ont subsisté entre nous ; aussi, je viens me
remettre entre vos mains, et tgloner la grâce de |
l'État, qui n'a agi qué d’après mes instigations. Le sénat m'envoie vous demander la paix ;le peuple la désire également, et nous sommes prêts à vous
recevoir, vous et votre armée dans Tlascala ; vous k
pouvez comnter sur une réception amicale. »
des marqu
L'inutile rés
peu il se re
Cortez 1 de Montezı a Mexico, $nant que sent à excit pas arriver le conseil s
E frirait en o:
pompe exti
On voy vieillard re vue, mais q son esprit ; avec cordia Corps , pour etluitintun
Cortez lu:
dès le lende:
lamènes ou |
La grandeur d’ame , la franchise et la noblesse B:
de ce jeune’homme plurent à Cortez, qui lui donna
ent ; cet les Espa-
nelle s'a
ment de y avail Irlez ormoindre ptentalt ;
tables de À
anc, re-
> plumes
t grand; ntrait le général à emander les Espair tyran,
squ’äa ce |
riens me grâce de igations.
le peuple is à vous
la; vous
noblesse ui donna
à Tlascala en triomnha ; 1
des marques de son estime, en lui reprochant son
j inutile résistance ; et enfin, il l’assura qu'avant
peu il se rendrait à Tlascala. |
Cortez reçut peu après une nouvelle ambassade de Montezuma , qui cherchait à le dissuader d’aller à Mexico, et de s’allier avec les Tlascalans. Craignant que les envoyés de l’empereur ne parvins-
sent à exciter la défiance de Cortez, et ne le voyant :
pas arriver, malgré sa Promesse , il fut résolu que le conseil suprême se rendrait à son camp, et s'of-
f ftirait en otage ; cette cérémonie eut lieu avec une
pompe extraordinaire.
On voyait à leur tête le père de Xicotentalé , vieillard respectable , que l’âge avait privé de la vue, mais qui n’avait rien perdu de la vigueur de son esprit ; il se fit porter vers Cortez , l'embrassa avec Cordialité , lui toucha le visage et tout le corps , pour se faire ainsi une idée de sa figure ; elluitintun discours aussi énergiqué que touchant.
Cortez lui promit de se conformer à ce qu’il de-
Ruandait, dès qu’on lui aurait envoyé des hommes [Pour transporter ses bagages et trainer ses canons:
dès le lendemain matin, il vit arriver cinq cents lamênes ou porte-faix, qui, tous, brülaient de se rendre utiles, Cortez partit, les rangsserrés, comme Sil marchait au combat ; les Espagnols entrerent
ana
feur passage était seme de
nés di
"Urs que jetaient les jeunes filles ; les prêtres, f