‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 22 · CHARLOT · texte numérisé non relu

CHARLOT

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des poignées d’insectes ; cependant ils les dévoraient et se Contentaient de se mettre à l'obscurité, afin de ne pas voir ce qu’ils mangeaient, Telles sont , mes enfans, les extrémités auxquelles on peut se trouver réduit.

Les vaisseaux, dans ce même moment, furent

assaillis par un grand nombre de requins,

CarLorrs. Qu’appelle-t-on un requin ?

Joux. Un requin est un poisson énorme, qui pourrait à peine être contenu dans cette chambre ; ila une gueule effrayante; ses dents, placées sur | trois rangs, se croisent et coupent un membre comme le ferait une hache. Sa queue, très forte et sans cesse agitée, casserait les bras à un homme et pourrait même le tuer.

Frépéric. Quel monstre!

M. Hunter. Sa voracité est telle qu’il avale tout ce qui se présente, soit du fer, même des haches. Un voyageur, dont les relations sont dignes de foi, Fous raconte qu’un jour ayant jeté à la mer un

j£adavre enveloppé dans une grosse pièce de toile, [comme on fait en pareil cas, ne pouvant enterrer [les morts, le lendemain on trouva le corps de cet

homme, -tel qu’on l'avait enveloppé, dans le corps dun requin que l’on venait de prendre. Les nègres de Afrique mangent la chair de cet animal avec Plaisir, quoiqu’elle sente l'huile ‚ ei qu'elie ati

mauvais goût ; ils attendent, pour la manger, qu’elle ait passé huit jours environ au soleil, et qu’elle commence à puer.

Le compagnon de Colomb, homme très superstiticux, considérait comme un mauvais pronostic

la présence ‚de ces animaux abominables ; cepen- M. Hu dant , quels que fussent leur frayeur et leur dégoût Æ l'ancre dan pour la chair du requin, ils se décidèrent à h river au Ve manger, car elle était moins rebutante que leur ff cela afin de biscuit. Une cho

tans de l’ur sons en l'ai

Ferpınann. Comment faisaient-ils donc pour se les\approprier ?

M.Huxter. C'était très facile en Hebeutiione avi lRépéei dité à profit ; ils se laissent prendre par ce penchant, M. Huwr comme les hummes se laissent entraîner par leur areine Sen passions. Les matelots, sachant que les requins sc suspendus ; jettent sur tout ce qui se présente, mettaient quel Fonda que chose de rouge à un crochet en fer attaché auf suspendus bout d’une chaîne : les avides requins venaient s $

M. Huwrt

prendre de suite à cet hamecon;; aussitôt on retiraitk la chaîne, et l’on montait l'animal à bord du vais seau. On trouva, dans le corps d’un requin que l'on avait pris, une torlue en vie, qui marcha dès qu’on l’eût délivrée; et, dans un autre, il y avait la tête d’un requin, ce qui fait penser ı qu’ils se mangenl enlre Cux.

cabanes sur [on faisait a volles élev Asaient vivre la terre.

CaarLort

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ENTRETIEN XVI

M. Hunter. Colomb se vit souvent obligé de jeter

a l'ancre dans d’autres endroits de la côte, avant d’ar-

river au Veragua, renommé pour les mines d’or, et cela afin de laisser calmer les bourrasques.

Une chose remarquable frappa sa vue, leshabi-

lans de l’une de ess contrées avaient bâti leurs maisons en l'air.

Freperıc. Quoi! cela est-il possible ?

M. Hunter. Ils employaient le même moyen que E lareine Sémiramis, qui avait, dit-on, fait des jardins suspendus ; tu t’en souviens, sans doute > Frénéric. Qui, oui, c'est bien cela, les jardins suspendus.

M. Honrer. Ces sauvages avaient donc établi leurs cabanes sur des branches de grands arbres, comme

[on faisait alors des terrasses et des jardins sur des voûtes élevées ; de sorte que ces sauvages parais-

Asaient vivre en Pair comme les oiseaux, et non sur

la terre.

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