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Ofichtaté fl Pesch de ne rien ménager pour ärkiver à ce But! ‘ét ed ga un marin ex rt me nik, ‚Nomm6 V asch de Gama. I
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Gama: était, comme Colomb, un. od A vel à que rien ne peut arrêter ; aussi ; malgré toutes, les contrariétés qu il eutä, supporter . malgré toutes les fempêtes qu il lui, fallut essuyer „;et, les longues en hérissées de rochers , ‚que lui Q{fraient les côtes de. d'Afrique, il parvint au. Cap de. ‚Bomne-Es. Peranct, mais ce n’était pas là que devait, s'arrêter un génie pareil à celui de Gama; il passe outre, remionie la côte opposée, et arrive à ‚Melingue,, Si. tuée (comme vous le voyez sur la carte sur la côte de ‚Zanguebar, Quel ne ‚fuf; pas son. étonnement quand 4 AU lieu u .de peuples : barbares. eh SRuyages gu. al S attendait à. trouver, il vil:;une nation, civk liséo, professant la religion mahométane : son, com: merce était étendu. Plein de confiance Des le suc ces de son entreprise, il remet à la voile,, ‚et. ke 22 mai 1498, il atteint, la côte de: Vie obet de ses vœux et. de;son ambition,
‘Aou: A quel point dé la terre’ ori. til
‚M. Hunter. A Calicut, sur,la côte du, Malabar, dans la presqu’ile en; decà du Gange; H fut, charmi
de la fertilité, du pays. de ses richesses, ainsi, que de |
Ja donceur de ses habitans. Il n’y séjourna pas long-
temps, cä d’echänge tilités, qu enchañté « en Europe Ainsi, g lomb était Monde, no qui était de été d’aucu: de Portug:
et dösesper de ses arm tant de ric tout le mo republique, lurent ten ceux qui ay cond voyag mercans de donnér le €
| découvertes | der à cette
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Colomb, do que de Bad tement des
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7, Pour | expériéquiper RE hommes utes, les (es les longues ient les mme-Es- ’arrêter Oulre, qua x si.
r Ja côte nement RAT A8 DR, AVI D, COM:
s le.suc:
3,184. le objet de
CHRISTOPHE COLOMÉ. | {11 temps, cat les Indiehs n’staient nullement avides d’echänger leurs riches marchandises contré ces fü. tilités, qui charmaient tant les sauvages ; aussi , enchantö de son voyage, il s’empréssa de retourner en Europe porter à son roi cette heureuse nouvelle.
Ainsi, grâce à la navigation, pendant qüe Colomb était occupé à la découverte du Nouveau:
Monde, nous entrons dans une autre partie du globe qui était déjà connue, maïs qui, jusqu’alors, n’avait été d’aucun avantage. Mais alors, le petit royaume de Portugal vit abonder tous les trésors de l'inde, et désespéré de n’avoir pu seulement retirer les fraig de ses armemens, il vit avec beaucoup de jalousie tant de richesses abonder chez ses voisins. Bientot tout le monde voulut faire des découvertes ; rois, république, bourgeois et gentilshommes, tous voulurert tenter la fortune et courit les mers. Un de ceux qui avaient accompagné Colomb, dans Son se: cond voyage, nommé Ojeda, décida plusieurs com: mercans de Séville A armer quatre vaisseaux, à lui donner le commandement pour aller tentet quelques
découvertes. On ne consulta pas Colomb pour accé-
| der à cette démande, malgré le traité qu'il avait fait
avec la cour d’Espagne. Bien plus, pour mortifier Colomb, dont il s’était déclaré l’ennemi juré, Pévéque de Badajoz et ministre du roi, ayant le département des Indes - Occidentales , commüniqua à Ojeda les cartes marines ainsi que Je journal que
Colomb avait adressés à la cour. Il eut pour compagnon un Italien, nommé Amerigo Vespucci, ou, selon les Français, Americ Vespuce. Améric ne tarda pas à inspirer tant de confiance à ses compagnons, qu’il était plutôt le maitre qu’Ojeda. Après avoir tenu la route qu'avait suivie Colomb, il aborda la côte de Paria; il y fit quelques échanges avec les habitans ; il longea ensuite la côte, pour s'assurer que cette terre était uñe partie du continent, et quand il n’en douta plus, il retourna plein de joie en Espagne, fit sonner si haut ses exploits, que l’on oublia que Colomb l’avait déjà auparavant découvert; et, pour comble d’injustice, au lieu de donner à cette terre le nom de V’illustre Colomb, l'Espagne lui donna le nom d’Americ. | Depuis ce temps l’on ne cessa plus d'entreprendre des voyages pour découvrir de nouvelles terres, mais il nous faut retourner vers Colomb. Encore un mot cependant.
Le roi de Portugal, voulant profiter de la découverte du chemin de l'Inde - Orientale qu'avait fait Gama, fit équiper une flotte, qu’il chargea de toute espèce de marchandises, et en donna le commandement à Pabral, Connaissant combieu la côte d’Afrique était dangereuse pouf la navigation, il se dirigea vers Pouest, à travers le vaste Océan, passa-la ligne, et fut fort étonné de se voir sur la côte d’une terre trés étendue; c’est ainsi que le hasard fit découvrir
Pabral le B eson maître ormer de cet
M. Hunter.
issé dans une
Mit rentrer les
icore loin po n feu qui cou ue soumis en bandonné ses ıoyens de noi:
u prince. L’in on {axait de { ulèvemens, q il qu’il ne put.
à position, qua
re Sur sa {ête.
Au lieu des t
les Espagno ller au Nouvea
[reuse misere; ur patrie, et ;
COMpPa- OU, se- > tarda gnons, ; avoir ırda la rec les ssurer nt, et le joie le l’on lecouonner pagne
endre ‚mais n mot
écouit fait toute ande- 'Afririgea igne, terre uyEiC
Pabral le Brésil. Après s’
ormer de cette heureuse nouvelle,
ENTRETIEN XIII
M. Hunter. Passons à Colomb, que nous;avons issé dans une position un peu critique. IL avait bien Bit rentrer les mutins dans le devoir ; mais il yavait icore loin pour obtenir une paix parfaite : c'était n feu qui couvait sous la cendre, et Roldan, quoiue soumis en apparence, n’en avait pas, pour cela, bandonné ses cruels projets, il cherchait tous les oyens de noircir la conduite de Celomb aux yeux ü prince. L’indulgence naturelle de Colomb, que on laxait de faiblesse, lui suscita de nombreux ulèvemens, qui donnérent tant de tracas à l’amiil qu’il ne put continuer ses découvertes. Telle était à position, quand l'orage le plus terrible allait fonre Sur sa tête. ia | Au lieu des trésors sur lesquels ils avaient comp- » les Espagnols, qui avaient quitté leur pays pour
ler au Nouveau-Monde, ne trouvèrent que la plus
lreuse misère ; désespérés, ils étaient rentrés dans ur patrie, et rejetaient sur Golomb la cause de
en être emparé au nom le son maître, il lui dépécha un vaisseau pour Pin-
md htmen À
414 VOYAGES ET CONOUÈTES.
leür malhétir ; atıssi ne fui épargnèrent-ils poil Im injures ét IS #alédiétions. Les guenilles qui Les couM@on vraient, leur air söuffrant, Ta päleur de leurs trallent commandaient la pitié, et faisaient croire à leu plaintes. Le roi et la reine venaient:ils à sortir, le chemin était couvért de cés infortunés, que les a nemis de Colomb allaient rassembler. Leur cri n* tait qu’un cri de vengeance ; aussi le roi, toujoun méfiant, ne tarda pas à ajouter foi à ces clameurs.| fat menie bientôt abandonné de la reine, qui tn jours!l'avait protégé, : | "On détida donc que lon enverrait eu Espag un commissaire, avec ordre d’examitiör la condui de amiral, ét le pouvoir de le destituer, si sa co duite était répréhensible, et, dans ce Cas, de le re placer dans son commandement. Ce fut à l’un à énnémis de Colomb, à Francois de Bovadilla, qu Pôn confia cette affreuse mission.
"Au moment même où sa perte élait jurée, Colon était parvenu à assurer la tranquillité dans ce pa} la paix régnait partout, Espagnols et Indiens, (0 obeissaient aux lois : les mines étaient ouvertes, | culture des terres était en vigueur. Certes, cet é de choses aurait dû le justifier, mais sa condamn tion était prononcée d'avance. |
Des affaires importantes avaient forcé l'amiril se rendre dans‘une contrée éloignée de Pile. Certe 18 justice votilait au nivins que le juge aitendi «
se
eût eu qu’à nais Colomb
rallres, sans ù se conforme Saint-Domiı ouloir lente:
t qu’on le {ri tes ; on charge le ‘conduit à bi Figurez-vor
AVG ZO0D TL BAY TOT ; CHRISTOPHE COLOMB. {ts
point M elour avant de le condamner ; mais un höre ii les couß@omme 'Bovadılla ne pouvait comprendié à ce qu'éxiurs (rablBent la j justice et l'équité.
e.à leur Apeine débarqué à Saint-Domingue, il se faitconrtir, luire à la maison de l'amiral, dont il s'empare ainsi ie les eQue de ce qu’elle renfermait annonce qu'il est enr cri noyé pour destituer Some, el rendre de à qui ) ue | meurs, | qui tou
rn. on
vait arrêtés, et les engage à ARE se a Pi justice dont ils ont été victimes. Cela ne lui suffit hs encore : le cruel Bovadılla envoie un Hitisster à olomb lui intimer l'ordre de se présenter de suite son tribunal pour réndre compte de sa conduite ; l'y joint une lettre du roi, qui lui ordonne dé se onformer aux ordres du plénipotentiaire. CölömB puyait répondre les armes à la main, il avait des roupes sous ses ordres, | son frèré était avec lui; , Colon'eût eu qu’à parler pour S’attirer ‚des partisans ; Ce palais Colomb ne savait qu'obéir aux ordres de ses lens, (ffmaitres, sans considérer s'ils étaient justes. Résolu vertes, se conformer à la sentence de: ses juges, il se rend , cet CU à Saint-Domingue. À peine Arriv 6, Bovadilla, sans ndamußyouloir l'entendre, ordonne qu’on lui mette les fers L qu’on le {raine en prison. Ses ordres sont exécu- 'amirlfös ; on charge de de chaînes l'infortuné Colomb, ‚et on >. Certäle or hof d’un bätiment.
endil ig Figurezvous, mes amis , cet odicux pad
'Espag conduil Si sa Col de le re | l’un di hlla, qu
D'après les € waient, à ler iveque de Be ilité d’impl:
umalheur de ksquiva du v Hure daus lag
Voyez Colomb, couvert de chaines comme un crini nel par les ordres de son ennemi Jar, qui vient | ravir ses biens, ses honneurs, et c’est devant sesd mestiques, c’est sur cette terre qu’il a su. découvri et dont il a garanti la possession à son roi, par mil dangers et mille fatigues, que cette scène se pass et lui, ilsupporte toutes ces disgraces. avec un calnk et une dignité qui démontrent son innocence. Maßgtlait passé.
il n’a pas encore assez souffert, il faut encore qu'il La cour étai endure les outrages et les insultes de cette populac@insi : on vit | dela culonie, qui, comme nous le savons, n’eti ope un traiter qu'un amas de brigands. O horreur! 6 infamie!..
Mais (out cela n’a pu encore contenter la fureu de Bovadilla : les frères de Colomb sont mis aux fen et conduits, chacun, -dans un vaisseau particulier, il fitavancer leur procès, et les condamna, sans für malilé, à mort. Il n'eut heureusement pas l’audach de faire exécuter cette ‘horrible sentence, car il «il redoutait les suites; mais pensant que son pareulà l'évêque de Badajoz, ennemi juré de Colomb, fera exécuter cette sentence, il lui envoya les prisonnier avec l'instruction du procès.
Des que le vaisseau , qui devait vorter Colomb « ses frères en Espagne eut mis à la CR le cap: taine s.approcha de lui avec respect, et voulut hi ôter ses fers. « Mes maitres , FApepoe, Colomb, m'ont condamné à les porter, a n'y à qu’ eux qui] ruissent me les retirer. »
our, et on lui tat conforme Das qu’il e eine l’attend Dieds, tant l'é qu’il venait de n il eut entr urent bientôt émoignérent bovadilla fut ı ager Colomb ection ; mais qui avait été s es qu’il avait Berait facile de
eENV LT
un crini D’après les ordres de Bovadilla , les prisonniers vient laient, à leur arrivée en Espagne, être remis à nt sesdoMivèque de Badajoz, pensant ainsi leur retirer la écouvrirMilité d’implorer la reine Isabelle, Mais, touché par mil malheur de l’amiral, un pilote, nommé Martins,
ore qu populac@isi : on vit toute l'horreur qu’inspirerait à l’Eu- , n’ellope un traitement aussi injuste , et on expédia surmie !...Mechamp un courrier pour faire mettre Colomb et la fureutes frères en liberté; on l’inyita même à venir à la aux fenBour, et on lui remit l’argent pour paraître dans un ticulierWtat conforme à son rang.
sansfor Das qu’il entra dans le palais, où le roi et la l’audac peine F'atedalent. il ne put que se jeter à leurs
parenBu’il venait de souffrir lataient affecté. Lorsqu’enb, feraigia il eut entrepris de se justifier, le roi et Isabelle sonnien urent bientöt convaincus de son innocence ; ils lui
Bömoignerent leurs regrets de ce qui s’était passé.
jolomb, ui avait été si mal récompensé, malgré les servieux qui] es qu’il avait rendus, dans un poste où il lui serait facile de se venger. Colomb fut donc retenu
118 VOYAGES Et CONOUÊTES.
4 là coût 40u$ de flatteurs prétextes, et Por. Con le cotimandement des Indes-Occidéntales à Nicola Üvando. sa |
"Cslomb ine put 'cacher combien cette injustii lui était sensible : il ne voulut plus quitter les f dont on Pavait chargé pour prix de ses nobles ser vices ; il les conservait pour prouver l’ingratituik dont il avait été payé : il les avait Ni its devan les yeux , et il ne voulut même pas qu’on l'en sep rât après sa mort. |
N était tem; ation peu. Sa point de pe Qui n’ayait ac altait la pop!
uissance : à ı ise , et négl iablies Colom Ne protéger le ué des Casti nfans ; celui.
| loutes les ex
ENTRETIEN XIV
nouie, aux e aussi durs, de ous les maux fand nombre jure, n’&taien ntière a man le périr totale Ovando, ei
Les plaintes de Colomb furent vaines : Ovanil fut maintenu dans son poste, et se prépara à all prendre le commandement qui lui était confit Jamais les Indes-Occidentales n avaient vu u flotte aussi nombreuse.
Elle était composée de 32 voiles et monté jé 2,500 hommes, destinés la plupart à s'établir Saint-Domingue. oya em Espag ” Ovando s’embarqua avec ces forces considinglissent comple bles, et, arrêtant Colomb dans sa noble carrièrébrdres du rot, lüi fit éprouver la douleur de voir un autre recudlevenus libres
lir les fruits de ses soins. les lois nouve
CHRISTÖPHR COLOMB. fig
= eonféh fr était temps ‚qu’Oyando arriväl, car l'adminisralion peu, sage et peu juste de Bovadilla était sur point de perdre la colonie. Cet homme indigne ,
qui n'avait acquis son autorité que par Pinjustice f er Les fe, tait La populace et pensait par 1à consolider sa bles ser issance : à cet effet, il laissa chacun vivré à sa gratte , et negligea de faire observer les lois qu'avait rs devall@uplies Cotomb. Son prédécesseur se voyait obligé l'en stp protéger les malheureux Indiens contre la dugie des Castillans, comme un père prolège ses nfans ; celui-ci, au contraire, , livra ces infortunés | toutes les exigences de er oppresseurs. TI fit le eensement de cette population, et la donna ensuite, omme un vil troupeau ; à tous les siens, qui ocupérent ces pauvres habitans, avec. une ‘cruauté nouie, aux exploitations des mines. Des travaux Ovandnssi durs, des traitemens aussi barbares, enfin, ra à allous les maux. qu’ils éprouvaient firent périr un confi@@rand nombre de ces hommes, qui, par leur navu ui@ure, n'étaient pas déjà ] bien forts. Aussi la nation ntière a manqué de succomber à. ses souffrances et
ontée pile périr totalement.
établir Ovando, eu arrivant, destitua Bovadilla, et l’enoya en Espagne ainsi que Roldân , afin qu’ils renonsidéälissent compte de leur gestion. Ensuilk, d’aprés les carriètBrdres du rot, l'esclavage füt aboli, et les Indiens, e recutllevenus libres, furent à l'abti de la violence. TI At
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les lois nouvelles , qui bornèrent la puissance des
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Espagnols ; ;, il leur permit pourtant de recherche. , .... l'or , ainsi qu'ils le faisaient déja, mais il stipula qu id as le roi, comme souverain de l’i le, aurait la moitié de ndrolt ; a leurs bénéfices. a qu
Pour Colomb, représentez-vous son chagrin ac Pp an” blant, voyez ces hommes sourds à sa demande; eı tendez-le demander justice, faisant valoir un ca trat signé de la main même du roi par lequel on là promet que lui, lui seul sera vice-roi du pays qui découvrira. Eh bien! ses adversaires, si indignes( lui, s'obstinent à fermer l'oreille à ses instance: sentez-vous ce que devait souffrir un homme si ü gne d’un meilleur sort?
I regardait e détroit exis ien des longu ait passer de
9) Amérique, at Henri. Mais , J'aurais agi autrement.
M. Honrer: Qu’aurais:tu fait, mon ami? Bruellement of
Hexkr. J’aurais renoncé à obtenir justice, et j'ai" reset rais passé le reste de mes jours dans une retraite ie Te humain je me serais choisie, ou bien j'aurais offert 1 messe > VIEUX ans vices à un autre roi. utre voyage.
M. Hunter. Ce parii à ne pouvait g guère conveni à Colomb, car l’expérience lui avait appris qu toutes les cours se ressemblent, et ne valaicnt pi plus que celle d'Espagne. Il ne pouvait pas not plus se décider, à passer le reste de sa vie dans là naction , ni renoncer à ses grands projets. L'cuctrise à Dans son dernier voyage, il avait découvert
te d’ AU ‘Bauvres navire côte d’un continent : il avait | ahor pense que c! Betit qu'un vai
presence, qui ı itude envers |
ait une partie dé l'Inde, qui venait jusqu’en cét droit ; mais à cette erreur avait succédé la con:
iction qu’il s’était d’abord trompé. Maintenant ,
| presumait qu'uné mer pouvait bien séparer ce ontinent de P’Inde, et qu'il devait exister, vers isthme de Darien, un détroit qui pouvait conduire
e l'Atlantique dans lOcéan inconnu et de là dans Inde.
Il regardait comme très important de s'assurer si edetroit existait réellemént , car on devait éviter ien des Jongueurs et bien des détours, si l’on poüait passer de l'Espagne dans l’Inde en traversant Amérique, au lieu d’aller passer au cap de Bonnespérance, que découvrirent les Portugais. Quoique ruellement offensé par son roi , il imposa silence à on ressentiment ; il voulut encore être ‘ütile au jenre humain. Il s’exposa donc de nouveau , et sur s vieux ans, aux chances et aux fatigues d’un utre voyage.
I soumit son projet au roi et à la reine; ils ’ap- Brouverent aussitôt, et, ne doutant pas de ses talens, Bsperant de son bonheur, ils ordonnérent de prépaer une escadre ; ils se débarrassaient ainsi de sa ‚Wrösence, qui ne cessait de leur rappeler leur i Ingraitude envers lui.
Cette triste escadre n’était composée que de quatre Bauvres navires. Le plus beau était de moitié plus
Petit qu'un vaisseau marchand, et c’est ainsi quil
allait tenterune entreprise siconsidérable, C’est and avertir Ova une telle escadre qu’il devait s’exposer sur une mie asser ce te inconnue ettrouyer une route par laquelle on comerneur se dis tait faire venir les: richesses de l’Inde ! Quelles midEspagne, Col ces ressources pour obtenir un si grand résul tat! nbarcation d . Colomb seul, pouvait ‚se hasarder à exéculeru ère fut mép pareil projet ; il aurait. effrayé tout autre, mais gardases pré . encouragé par ses premiers succès, n’hésita pa s dans le po eutreprendre ce nouveau yoyage avec:une cmba La tempête cation pareille à celle qu’il avait eue autrefois surlriserva ses v grand Océan. Il fut accompagné par son frère BBndis que la s thélemy,, et. par son fils aîné, qui avait alors, tre Espagne, fo: ans ; ce fut lui me plustard , fit l'histoire de, Mois bâtimens vie... Baient dans ce
„Us ’embarqua a; Cadix le 29. juin 1502, dix aompense de 1 après sa première ex pédition „et fit voile vers les ds trouvèrent maries, comme de coutume. Ils firent un très haıne considérs “eux voyage, et ne furent contrariés que par le piMispäniola fu grand vaisseau, qui était très mauyais et, qui ne le vaisscar pouvait suivre Ri autres. Il dirigea d’ abord. velle Colomb et : Saint-Domingue, afin de pouvoir remplacer ce valllarce qu'il éta seau par un autre. ui ne reçut a
Lorsqu’ on fut arrivé vis à vis.de cette ile, Colon spagne, tand fit savoir à Ovando l’objet de sa demande, et dési Jomingue en entrer dans le port; mais ce gouverneur (est-ce Lespersonn sible, mes enfans ?) cut l’insolence de:lui refusfemarquable « Colomb, à La l'expérience avait beaucoup appüpirer la justice: jugeant qu'ou allait éprouver une horrible, tenpti jcompenser |
(est an avertir Ovando; il lui fit demander la permission "une me passer ce temps-là dans le havre. Comme,ce gou- ‚On. comerneur se disposait: à faire partir une. flotte, pour olles midEspagne, Colomb l'engageait aussi à retarder cette sultat! Bnbarcation de quelques jours : inutiles.efforts;.sa enter uriöre fut méprisée, ses conseils repoussés ‚.et:Pon , ais Iüßßerardases prévisions comme un vain rêve. Il n’entra it .pay@has dans le port, et la flotte partit-pour l'Espagne. ne cb La tempête eut lieu : Colomb, qui s’y attendait, fois surréserva ses vaisseaux. par ses. sages: précautions, frère BBudis que la superbe flotte qui ayait fait voile vers lors tre@@Espagne, forte de dix-huit vaisseaux, périt, sauf oire, de Whois bâtimens.' Roldan et Bovadilla , qui se .trou- Baient dans.cette embarcation, reçurent la juste ré- 2, dix aompense de leur horrible conduite envers Colomb ; ers les (fs trouverent la mort dans cette tempête, et la for- . très hthine considérable qu’ils avaient amassée dans l'ile par le plispäniola' fut ensevelie avec eux. On remarque et, quigue le vaisseau qui portait les débris de la fortvue bord. ve Colomb et auquelôn avait donné la préférence, er ce Yalarce qu’il était. le plus mauvais de tous, fut le seul fui ne reçut aueun mal et qui fit la route jusqu’en e, Colomspagne, tandis quelesde. x autres revinrent à Saint- , et dés@Domingue en fort mauvais état.
est-ecph Lespersonnes superstitieuses &prouverent un effet ii refusäfemarquable de cette particularité, et au lieu d’adup.appthirer la justice divine, qui sait punir les méchanset e temptiBécompenser les bons, ils supposörent que Colomb
était un sorcier, et qu’il avait suscité cette tempte ses ennemis; car elles ne concevaient pas que le val
seau qui portait ses richesses fût seul épargné. Irrité avec raison, Colomb quitta cette île, quih
avait refusé un:coin où il pût échapper aux du
gers de la tempête, il s’achemina à l’ouest vers continent. (
Pendant ce voyage, ils éprouvèrent bien de peine ; ils abordèrent enfin à une île appelée G naia, près de la côte du continent nommée Hondura
On jeta l'ancre, et aussitôt Colomb envoya « frère et quelques hommes’ pour visiter cette tem Comme il:s’approchait du rivage, il rencontra barque de forme indienne, mais mieux constri
que les canots des sauvages; elle était très Jonguß
- et avait huit pieds de largeur. Au milieu était: "toit dé feuilles de palmier sous lequel des femmes! » des enfans étaient à l’abri : elle contenait vingt hommes. | On tächa d'arriver jusqu’à eux ; et , quoiqu eussent des armes, ils se rendirent volontiers la “qu'ils virent qu’ils allaient y être contraints. (
visita les objets qui se trouvaient dans le can} il y avait des matelas, des espèces de chemises (&
m’avaient pas de manches, en fil de coton’; d’aut vêtemens, et des toiles dont les femmes se servai
un guise de mante; on trouva encore des épée
bois, ayant un tranchant des deux côtés; formép
des cailloux de la résine également e verts au mil près comme d’une boissq qui semblait une petite q servir comm faisaient gr:
de ce genre Colomb, qu'on les tre espérant , pi gnemens dor chandisesen de ce qu’il ar dit leur cano
ie gros anne:
des cailloux que l’on avait fixés avec de la ficelle et de la résine ; des haches en cuivre et d’autres objets également en cuivre. Tous ces sauvages étaient couverts au milieu du corps; ils se nourrissaient à peu près comme à Saint-Domingue, mais ils buvaient d'une boisson de maïs qu’ils faisaient bouillir, ct qui semblait de la bière :on leur trouva également une petite quantité de cacao; ils paraissaient s’en servir comme de la monnaie, et par conséquent en faisaient grand cas. Ce sont les premières amandes de ce genre que les Européens aient vues.
Colomb, enchanté de cette rencontre, ordonna qu'on les traität avec les plus grands ménagemens, espérant , par ce moyen , obtenir d'eux les renseignemens dont il avait besoin : il reçut de leurs mar-
td chandisesen échange de celles d'Europe; ils’informa
de ce qu’il avait intérét de savoir , ei puis leur rendit leur canot et la liberté. Un seul vieillard, qui ne parut pas du tout contrarié de rester avec eux > ne partit pas, et comme il paraissait intelligent , Colomb se promit de l’employer dans les relations qu'il aurait avec les autres sauvages, et d'apprendre de lui ce qu’il aurait besoin de savoir.
| Ilsut, par ce vieillard, que l'or était abondant dans le pays qui était vers l’ouest ;il comprit aisément, par ses signes, que les naturels de ce pays avaient sur leur tête des couronnes d'or, ainsi que € gros anneaux , également d’or, aux bras et aux I, 6
jambes, et qu’ils garnissaient tous leurs meubles avec ce métal; il assura que l’on y trouvait aussi des productions précieuses, telles que du corail, des épices, comme lui en montrait Colomb. TI par lait du Mexique : les compagnons de Colomb insistérent fortement pour se diriger vers ces regions; Hexer. N mais quelle que fût leur envie, le seul désir d’arri- ‚avoir si Co ver au but de son voyage l’emporta chez Colomb, ‚on voyage. il espérait trouver vers cel endroit le’ détroit qu'il M. Huwn cherchait, et, sans égard pour les murmures de À l'est, cherch tous ses compagnons , méprisant celte quantité d'or Je ce cold, qui était si près de lui, il alla vers l’est, côtoyan Joux. Les la terre ferme. M. Hunt
Me Hunter. Quelle grandeur d’ame, quelk constance ! dédaigner l’occasion de s’enrichir pour suivre ses projets, sacrifier ses intérêts à l’intérét |que le Darieı du monde entier, et supporter le mécontentement p.ndant . de tout l’équipage plutôt que de se détourner de I cotes, des he ligne qu'il s’était tracée !.. Mes chers amis! si;
pris : ils avai Colomb leur
| ut at
. , 3 e . [ (] mais l’occasion se présentait , Dieu veuille quel of... abiol vous trouve aussi vertueux, aussi désintéressés, D, oisson
que vous sachiez vous oublier OPA UE 1 ur vous occuper que de l'intérêt commun. Rien ni
objets qu’ils plus beau et plus digne d’un homme d'honneur.
qu'à l’épaule bures d’anim narquaient & ion étaient d oton, Certai
CHRISTOPHE COLOMB, 127 meubles Ro ENTRETIEN XV.
corail, ‚I par: ...
ıb insiségion; DE Henne. Nous sommes très impatiens, papa , de d'art Æ savoir si Colomb finira par être plus heureux dan olomb, EE son voyage. | QUE M. Hunren. I suivit la côte d’Honduras vers ures de à l'est, cherchant toujours le détroit qui devait être tité d'or de ce côté, d’après l’assurance des sauvages. Ötoyan Joux. Les sauvages avaient donc menti ? M. Hunter. Non ; mais on ne s’élait pas com- quell pris : ils avaient pris pour un isthme le dé’soit que hir pou Colomb leur avait dessiné, et alors ils avaient indil'intérèl que le Darien , et avaient eu raison. ; ntemen Pzndant cette route, ils {rouvörent, sur ces di de k fcoles, des hommes tout différens des premiers, vi- Is‘ si} | ‘ut autrement et bien plus sauvages. Ils queloip,.. absolument nus ; ils mängeaient la viande essés, (De. -0isson crus, et sans y faire le moindre apprêt. pour Leurs oreilles étaient si longues, qu’au moyen des jen n’esl objets qu’ils pendaient après, elles tombaient jusneur.
qu'à l’épaule. Ils avaient leurs corps c: nverts de fi- Bures d'animaux, tels que lions, cerfs, elc., qu’ils narquaient, avec le feu. Leurs marques de distinc-
ion étaient des bonnets rouges et blancs de toile de
oton, Certains avaient le visage peint en noir,
d’autres se le peignaient en rouge ; ceux-ci NE SE CO. lorient que les lèvres , les narines et les yeux ; ceuxlà font des raies de diverses couleurs.
Ils se pergaient, aux oreilles, de si grands trous, qu’un œuf de poule serait passé à travers. C’est de la que Colomb donna à ce pays le nom de Costa de las Orejas , autrement Côte des Oreilles.
Il continua sa route ; mais , ayant contre lui et les vents et les courans, il ne put aller que fort lentement, Enfin, il arriva à un promontoire qui tour nait'vers le sud , et dès lors il eut pour lui le même vent qui lui était contraire. Ce cap fut nommé Gra cias à Dios, ou Grâces à Dieu, n’oubliant jamais de reconnaître la main du Tout-Puissant dans tou-
tes les circonstances heureuses à lui.
Au bout de quelques jours, s’étant arrêtés dans un autre lieu, plusieurs canots de sauvages vinrent s'opposer à leur débarquement; mais voyant qu les Espagnols ne paraissaient point vouloir leur faire de mal, ils vinrent sans défiance, et offriren! l'échange de leurs marchandises, qui étaient des armes de toute façon, des massues, des bâtons d’un bois noir et dur, ayant au bout une arête de pois son, des gilets de coton et de leurs bijoux, qui con sistaient entmorceaux d’or pâle, et dont ils ornaien!
leur cou. Colomb leur donna quelques iégers objets, mais refusa l’&change ; il refusa aussi de descendre
qui se présentaient
à terre , m:
cha ; ils rés les blessait.
Il se prés vénérable , deux jeunes d'or, étaien il les invita ils s’en reto la manière « Le lende:
terre ; il tre avaient don rent dans le lui, Don Ba: qu'on lui fit l'aide d’un verses quest:
voir d'écrire Des que c
et le cornet que tous les attirés autor superstitieux ét la plume , cessaires au tre eux. On ce ne fut qu
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Etre eux. On ne
à terre , malgré leurs instances : ce refus les facha ; ils résolurent de faire finir cette défiance ‚ qui les blessait.
Il se présenta donc à eux un vieillard d’un aspect vénérable , portant un étendard en signe de paix ; deux jeunes filles, qui avaient à leur cou des plaques d'or, étaient avec lui. L’amiral les reçut avec bonté; iles invita à manger, leur fit présent d’habits , et ils s’en retournörent auprès des leurs, satisfaits de la manière dont ils avaient été accueillis.
Le lendemain, Colomb envoya son frère à la terre ; il trouva en tas tous les objets qu'ils leur avaient donnés la veille, Deux d’entre eux le reçurent dans leurs bras , et s’assirent sur l’herbe avec lui. Don Barthélemy accepta gracieusement l'offre qu’on lui fit de se reposer auprés d’eux ; puis, à l'aide d’un interprète indien, il leur adressa diverses questions. Son secrétaire se mettait en devoir d'écrire leurs réponses.
Dés que ces hommes virent les plumes, le papier et le cornet, ils s’enfuirent en toute hâte , ainsi que tous les autres habitans que’ la curiosité avait attirés autour d'eux. Ces sauvages, extrêmement superstitieux , prirent le secrétaire pour un sorcier, et la plume , encre et le papier, pour les objets nécessaires au sortilége qu’on voulait employer conput leur ôter cette idée bizarre , et
ce ne fut qu'avec bien de la peine qu’on les décida
à revenir auprès des Espagnols ; ils ne le firent toutefois qu'après avoir da précautions, pour se mettre à l'abri de l’art magique : ils lancèrent donc sur les Espagnols une poudre qui fit de la fumée , ils la chassèrent vers celui qu’ils croyaient V’enchanteur, et par ce moyen se crurent hors de sa puissance.
Don Barthélemy alla avec eux jusque dans leur village : il n’y remarqua qu'un grand édifice de bois dans lequel ils enterraient leurs morts. Les corps étaient enveloppés dans du drap de coton; un d’entre eux était embaumé ; le dessus de chaque stpulture était couvert d’une planche ornée de figures d'animaux , et certains avaient le portrait de la personne qu’elle renfermait. Colomb, ayant désiré obtenir de ces hommes quelques renseignemens, retint certains d'entre eux auprès de lui ; mais les autres pensèrent qu'il voulait les garder comme prisonniers , et qu’il voulait faire payer leur liberté: ils lui envoyerent, en conséquence, deux jeunes porcs en forme de rançon; mais Colomb leur prouva qu'il n’avait pas entendu les retenir malgré eux, en payant les deux porcs et leur promettant de renvoyer leurs comnatriotes.
Un matelot avait pris un chat sauvage, qui était moins gros qu'un chieu lévrier et de couleur grise; ce chat est très agile et très adroit, il grimpe sur
les arbres avec la légèreté de l’écureuil, et.se sus:
pend aux ] son aspect alors on en sitôt celui lui avoir e le lâcha qu venus à sor
Arrivés à sieurs jours ques soldats d'Indiens a ils s’avancèr cent ; ils sor jelaient de 1° erbes et les leurs lances a 'oyanl que | es étranger:
Rivaient,, ils n alience, ils rérent en rel nols , contre ui valaient 1 Réflexion f:
e firent 18, pour ncèrent it de la ‘oyaient hors de
pend aux branches par sa queue, On s’aperçut qu’à son aspect, les jeunes porcs voulaient s'enfuir ; alors on en prit un que lon présenta au chat : aus. sitôt celui-ci s’accrocha au Pauvre animal, après lui avoir entortillé Je museau de sa queue, et ne
le lächa que lorsque les gens de l'équipage furent venus à son secours.
Arrivés à l'embouchure d’une rivière, après plusieurs jours de voyage, Colomb fit descendre quelques soldats sur le rivage ; mais un grand nombre d'Indiens armés ne leur permirent pas d'aborder F ils s’avancèrent dans la mer, au nombre de plus de cent ; ils sonnaient du cor, battaient du tambour,
ins leur ifice de rts. Les ton; un aque sé de figu-
trait de elaient de Peau vers leurs ennemis, mâchaient des ant dé- Blerbes et les crachaient vers eux, leur montraient jemens, Weurs lances avec des gesles menacans. Cependant, nais les B'oyant que toutes leurs menaces n’effrayaient pas comme es étrangers, et que, fideles aux ordres qu’ils liberté: Wvaient , ils ne répondaient à leur colère que par la jeuues Batience, ils renoncèrent à leur Opposition , ils enprouva Brèrent en relations, et échangèrent avec les Espa- © eux, Wnols, contre quelques sonnettes, seize plaques d’or de ren- Qui valaient 150 ducats.
Réflexion faite, les Sauvages se persuaderent que ui était fa modération qu’avaient montrée les Espagnols à r grise; Beurs menaces provenait de leur faiblesse, et dés le ıpe sur Kndemain ils lancèrent des Sagaies sur, la chaloupe se sus Qui venait de nouveau à eux
: il fallut donc que ies
132 VOYAGES ET CONQUÈTES.
Espagnols se montrassent capables de leur répondre; en conséquence , d’après l’ordre de l’amiral, on leur tira un coup de canon. Cette explosion, jointe à une blessure que reçut un des sauvages atteint par une flèche, les mit tous en fuite : alors les Espagnols descendirent sur le rivage, les laissant fuir en paix.
On leur fit des signes, pour les engager à revenir, ils y consentirent, étant bien convaincus que ces hommes blancs pouvaient bien leur faire du mal,
mais qu’ils ne le voudraient pas; ils se rendirent
donc au rivage sans armes et continuèrent à échan. ger leurs plaques d’or. |
Dans Pespoir de trouver le détroit qui faisai l’objet de ses recherches, Colomb côtoyait le long
de ces terres, sur lesquelles il avait pris des infor.
‘ mations sur les productions du pays, la manièr
de vivre des habitans ; il arriva dans une baie don
la position valait un port commode, grand, et au près de laquelle était une grande ville peuplée pa les Indiens ; les terres étaient bien soignées : Pami ral lui donna le nom de Porto-Bello.
On trouva, chez les habitans de cette ville , de dispositions toutes favorables; ils offrirent de échanges de différens vivres et du fil de coton contre des clous, des aiguilles, des sonnettes d autres ustensiles que leur montrèrent les Espagnol
À la distance de huit milles, Colomb arriva à ct
endroit d mée Nom dant quel profita de seaux, qu mit en rc il entra d de el Re . Is fure matelots s ceux-ci ch sentant as solurent d s'efforça d ses exhort:
.Alors il fit pensant qu ter. Il n’en sant que ce hardis ; ils jetaient de faisaient dı faireconna:
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endroit de la côte où l’on a ati depuis la ville nommée Nombre de Dios : il fut forcé de s’arrêter là pendant quelques jours, à cause du mauvais temps ; il profita de cette halte pour faire réparer ses vaisseaux, qui se trouvaient en mauvais état : il se remit en route; mais, le mauvais temps continuant,
il entra dans un petit port, auquel il donna le nom de el Retrette, la Retraite.
. Ils furent d’abord bien accueillis :
matelots s’&tant mal conduits eny ceux-ci changèrent à leur égard.
sentant assez forts Pour attaquer ces sauvages , résolurent de leur livrer un combat : en vain l'amiral s’efforça de les détourner de cette résolution, toutes ses exhortations furent inutiles ; il fallut leur céder,
Alors il fit tirer un Canon à poudre sur les Indiens, pensant que le bruit seul suffirait pour les épouvanter. Il n’en fut pas ainsi ; les sauvages , reconnaissant que ce n’était que du bruit, en devinrent plus hardis ; ils frappaient les arbres de leurs bâtons et jetaient de grands cris, en signe du peu de cas qu'ils faisaient de leur tonnerre : il fallut donc leur en faire connaître les véritables effets. L’amiral ordonna de diriger un canon chargé à boulets sur une colline où les Indiens étaient en grand nombre ; plusieurs furent tués : reconnaissant alors que cette arme faisait plus que du bruit, ils s’enfuirent dans
les forêts, demi-morts de frayeur,
mais, quelques ers les habitans, Les Espagnols, se
Les habitans de cette contrée étaient, de tous les Indiens que l’on eût vus, ceux dont le corps était le mieux fait; la plus jolie tournure , leurs membres des mieux formés, les reudaient très beaux ; ils n'étaient pas défigurés comme tous les hommes de ces pays. On trouvait là de fort gros alligators (je vous ai déjà parlé de ces animaux), qui vont dormir sur le rivage. Ils remplissaient les environs de cette odeur de musc qui s’exhale de leur corps ; ils paraissaient timides, cependant ils saisissaient quelquefois celui qui tentait de les attaquer, et le dévoraient.
N’esperant plus trouver ce passage si recherche pour se rendre de l’Océan atlantique dans la mer du Sud, et voyant que le mauvais temps continuait à
s'opposer à ses recherches, Colomb résolut de re-
venir sur ses pas, et de se diriger vers une contrée nommée Veragua, dans laquelle se trouvaient de superbes mines d’or, s’il fallait en croire le rapport de tous les sauvages.
Cette navigation fut très dangereuse et très difficile : une tempête terrible et très longue, jointe à la disette, mit les Espagnols dans une position affreuse. Ils étaient en route depuis huit mois, ct leurs provisions de bouche étaient près d’être épuisées ; 11 ne leur restait que quelques biscuits totalement gâtés par l'humidité et la chaleur. Ils étaient
pleins de vers, et l’on mangeait non du pain, mais E
des poigné et se conte:
ne pas voir enfans, les réduit.
Les vaiss assaillis par