Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme]
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espagnol. Cortès ayant pris, place, et les assistans,. Espagnols et Mexicains, s'étant rangés à une distance respectueuse, on fit. venir l'interprète Marine. Alors le souverain da Mexique prenant: la parole, s’eflorça de donner:de lui.à Cortès uneidée plus avantageuse que celle que le général avait pu concevoir d'après les apparences. |
« Je sais, lui dit-il,.que certaines.gens prétent… dent qué je suis un descendant des. dieux: c'est une erreur qu'ils auront tenté de te faire partager; d’autres n'auront pas manqué de te dire que j 6-. : tais un despote sanguinaire; n’ajoute foi ni x l’un ni à l’autre de ces discours calomnieux.
» Regarde, ajouta-t-il en se découvrant, re-., | garde, et touche ce bras :’ostil d’une nature dif- | férente de-celle des autres hommes ? » Len: |
Puis il s 'exprima ainsi au sujet des Espagnols :
« Nous n’ignorons pas que nos pères, fondi-. | teurs de cet empire, étaient originaires des vastes : contrées situées vers l'Orient. Lorsqu'ils firent Ja
.conquéte de ce pays, dont je suis encere au- . jourd’hui souverain, ils avaient pour chef: lfamoux Quezelcoal, qui avait fondé l'empire Mexique, en partie pour d'autres pays qu'il voulait soumettre à sa domination; mais avant de s'éloigner-de nous, il'prédit qu'un jour nousserions subjügués ‘par ‘un peuple qui: descendtait de lui, et qui sstsiasi Ja forme de nos ffistitu-
istans,ne diste Maant: la ès une 4 général à
on AE de à 2 à tions. Or; tôûit ‘ie’ pie cn qué' vons êtes ‘les desceridinis du'grand: Quézaléoël ; loin done dé vous ‘considérer: cômme: dés étréngers, je ne vois'éni vütis qué dés inèmbres de notré famillé. J'ai jugé à propos dé vous fairé cet aveu, espérérit , “en'#evañche,"contiaftré par vous la
| volonté du grand éoûvérain" de l'Orient , afin qué
x: c'est artager; que j'éoù nù à UX: | ant, re. \ .
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moi ét tion peuplé nous nous émprestions de nous y soumettre. »
Ces’ ptroles de l'émpereur répandirent ! h joke la plus vive datis l'âme de Cortès; il se hôta dé répondre à Môntérame qu’il ne s'était pas trompé, ct que ‘lüi'et lès Espagnolé qu'il commandait étaient bien cértainément les régénéraäteurs dont Quezaléoal avait parlé, puis il ajouta’:
© Tu ‘doit Comprendre, d'après cela; je souverain puissant dont je suis l’un-des plus E ms : blés serviteurs, a sar ce pays des droits iñcontes-
tablés ; maïs il est trop mégnanime pour vouloit
eï user. Tout ‘cé qu'il exigé de toi et dé fon péple, c'ést que * ‘vous ‘abänidonniez lé culte % vos faux . dieux pouf n'en adôtet qu'un qui est le véritable ‘ai mission de voûs à ] rendreque votre croyance est fausse ; que vos | tres sont dés impostèurs, et que Y6s idolés ne sont qu'iné matière bruts et . impuissante. ‘Notre Dicu,. qui créa ct qui entretient Tout ce ‘qui existe, n’a pas éu de commence: ment'ét n LS pas de fin. La terre, l'imense