‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 3)Chapitre 2 sur 29 · PR · texte numérisé non relu

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4 __ VOYAGES ET r coxQuè rss.

Océan les étoiles qui brillent dans les cieux, tout l'univers est son me is , reconnais : le. donc comme . Je principe et le. modérateur de toutes , Lui. «ul: a droit à vos hommages, à vos.

prières. et, à votre reconnaissance : c’est au culte du vrai Dieu que . le monarque, suprême, qui m'a

envoyé, vous convie.tous, à cette condition, qu’il promet de faire. une alliance éternelle avec toi et avec ton peuple.

.: Montézume eut beaucoup de peine ès se | conte= |

nir tant que-ce discours dura; la manière dont Cortès traitait ses dieux le mettait dans une agitation extraordinaire. Le général eut à peine fini de parler, que l'empereur se Jevant brusquement, dit qu'une alliance avec les descendans de Quezalcoal lui serait très agréable, et qu’il n’avait rien de plus à cœur que de la contracter ; mais que cela devait être. tout-à-fait étranger à leurs dieux; qu'il y voulait bien .croire à l'excellence de celui des Éspagnols sans pour cela que ceux des Mexicains Jui fussent inférieurs. En prononçant ces dernières paroles, à visiblement ému & Montézume se kva » fit drepee, aux Espagriols des présens magnifia le palais impérial.

pen LA hé qu' ilen avait, reçue; accompagné | de ses

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rincipaux officiers, il fut conduit, ayec beaucoup

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ès Du de lendemain, Cortès rendit à Montérume

d'éclt, À son audience, Le monarque mexicain

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fit à Cortès une foule de questions | touchant les mœurs’ét usages des ‘Euro jens; le général essayait sans cesse de raniener la conversation au sujet de la religion; il s'éleva avec’ “indignation contre les sacrifices niet Mi — dé edf bares, .: ci FPVIENSA

L'entpatoue élude une stnihiisu qui’aurait pu lo faire sortir de sa modération ordinaire; mais on remsrqua qu’à partir de ce jour, il ne souffrit plus que l'on servit de la chair rar sur sa table.

Montésuiné, pour Fe aux ésioté une idée de la magnificence de ses temples, ‘les invita à l'accompagner dans le plus vüste et plus : sompi tueux de Ja'ville, Les prêtres ne s'opposèrent nullement à ce que les étrangers y fussent introduits, mais ils leur recommandèrent de s "y comporter avec décence. Ce fut l'empereur lui-même qui leur fit voir les objets les plus remarquables, et leur’dotina toutes les’explications. qu'ils pouvaient désirer ;‘il leur parla du culte que l'on rendait à chaëun dès

dieux dont il leur dit le nom, et dont le plus grand

s'appelait Vislipuzli. Les cérémonies de ce culté leur parurent si ridicules, et le noin du grenû dieu si bouffon , que , malgré leur promesse ; les Espagnols ne purent s'empêcher de rire aux éclats;

on expliqüa aisément cette indécence par le fenatisme de ç6 temps-là. L'empereur, quoique :irrité

6 VOYAGES BT; CONQUÊTES.

d'une.semblable irrévérence:, se bornatoutefois à regarder d’un air sévère: les: rieurs. imprudens. Maïs les paroles. de Cortès dans coté circonstance, mirent.le comble à l'indignation da-monparque; le fanatique espagnoii dit sans. ménagement, que

ses dieux ne pourraient supporter la présence.de la croix de Jésus-Christ ,. s’il avait la permission de la planter au milieu du temple. Les prêtres témoignèrent toute l'horreur que leur. inspirait uno telle proposition; Montézume, cependant, cherchant à se contenir, reprocha à ses hôtes le peu de respect: qu'ils iémoignaient pour sa-personne ct: pour lo saint lieu-oi il les avait. conduits; il finit par leur dire qu'ils étaient libres de retourner dans leur quartier, tandis qu'il allait prier ses dieux de lüi pardonner l'extrême; modération dont il wait usé envers les, ae de leurs tém -

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(Gortès,. en celte. circonstance, ne-se squat certainement-pas en. ‘habile: politique ; mais le culte des Maxicains éjait si. sbominable, qu'il eft:été diffcile.à un:cbrétien de n'es tire pancéeols La principale cérémonie de ce culte. était Jes sacsifines bamains ; les prisonniers: de guerre étaient des ‘wictimes que l'on ége | dieux el: ibaceivait souvent: ‘ans prêtres d'en sucer phadsure:millens: ee

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ax 0mMOBrÈe +. 7 à:manqners alors lessprétres, faisaient. savoir. à l'empereur que. leurs sante primé -ger,.st lemonèrque s'empressait faire aunoncer, :dans,4ous ses État: que. les dienix ; avaient faim, .et,.à,ce signal, la guerre. était Aéclarée à toutes les nations voisines. Les prisonniers étaient aussitôt dirigés:vers: les temples, et voici comment on procédait au sacrifice :; Les victimes: étaient amenées dans le parvis -peu.de temps ‘après paraissait l'un des sacrificateurs, vêtu d'une robe blanche, et portant dans ses-bras une statue dont des yeux étaient verts et les dents. jaunes; cette idole (était composée de miel et de farine de froment. Après. êlre monté sar une pierre. élevée, pour étre aperçu par. dessus le pur, ce prêtre montrait.à chaque; prisonnier sa laide idole, en lui disant: Pojoi tan Dieu, Cels terminé , ildescendait, ordonnait aux prisanniers de le suivre , et les mare 2 où.se trouvaient les autres us, Le, chef, de,ces derniers. s ‘appelait Topilzin ; 3 C ‘était lui qui dirigeait les sacrifices: sa vobe était, garnie de franges rouges; sa lèvre 'inférieure et ses ormilles. étaient. ornées d'anneanx d'or où brillaient des:pienres vertes ; son visege était d'un ue nois-lulsents il: portait :aur la:téte une Couronne se, plages: verias:et-jaunes, et à la mains ua longe contes. de-piorre ofiléo, 1. était accompagné.de.ning auires sacrificateurs, 60 ha -

bité sucérdotaux, et qui tous ‘coopéraient à l'exécution de la victime. Alors les prisonniers se dirigeaient vers une large pierre sur laquelle : on les égorgeait l'un après Taûtre; on 'emparait du premier, que l'on renversait sur Ja pierre , tandis que ses pieds et ses mains étaient tenus par quatre des sacrificateurs, et qu'un cinquième lui tenait le cou à l’aide d’un collier ; Je Topilzin appuyait sa main gauche sur la poitrine , ‘et d’un coup de son countean ouvrait le corps, puis il arrachait le cœur du patient, et se tournant vers le soleil , il lui offrait les vapeurs qui s'élevaient de ée cœur encore palpitant ; ; se dirigeant ensüite vers l'idole, il frottait son affreux visage avec lecœur sanglant ; en pronohçant ‘dés paroles mystiques. En même temps, les cinq autres prêtres jetaient Je cadavre au bas de l'escalier, où étaient restés les hommes qui avaient amené les prisonniers. Les cadavres appartenaient à ces hommes, qui ies emportaient cher eux pour les manger, dans un festin ‘digne de la cérémonie.

A certaines époques de l’année, les Mexicains, en proie aux plus hideuses superstitions , célébraient ane fête dent le nom signifiait écoroherie d'homsnes. Voici comment se célébrait cette fête: sbominable : les prisonniers destinés aux sacrifices étaient écorchés par les prêtres qui couvraient %es valets du temple de ces manteaux de peaux hu-

4) G0RTER 9 maines toutes sanglantes; ces valets ainsi affublés parcoursient la villes et; s'arrétant devant chaque maison, ils chantaient et dansaïient jusqu'à ce qu’on leur eût fait quelque présent pour les prétres; les personnes qui ne voulaient rien leur donner étaient frappées au visage avec Îles peaux hamaiues et inondées de sang. Ge n’était que lorsque la peau commençait à se corrompre que l’on cessait de lever cet impôt, qui formait le SE revenu des prêtres. :

Tirons le rideau sur ces horribles pt et retournons à notre héros.

Malgré lo succès dont son audace avait ms œouronnée, ét la joie qu'il en avait ressentie, Cortès ne tarda pas à sentir tout le danger de sa positions il reconnat que lui et son armée se trouvaient en quelque: sorte à la discrétion d'un monarqne puissant, qui ne semblait plus aussi bien disposé en sa faveur qu'aux premiers j: urs, et il se repentit d'avoir tant osé, Ses crainies étaient augmentées par les Tlascalands, qui prétendaient que l'empereur du Mexique ne les avait reçus dans sa capitale qu'avec de perfides intentions, et qui ne cessaient de recommander à Cortès de se tenir sur ses gardes. Ces conjectures étaient d'ailleurs justifiées par le caractère de Montézume, et par la situation de la ville ; ileût suffi en r:flet de détruire les ponts jetés sur les digues du lac, qui seuls permettaient

ro VOYAGES ATYCDNQUÊTÉS.

de sortir de:Moxico, pour que Cortès:se:trouvêt <nreloppé d'un peuple immense contre: lequel son <ourège et océlui: de. sa: it “armée ‘œussent été ‘ impuissans. M up et sion Dee Slt. uk pate : Bientôt Yanésintinldegnahenqué ds Ja Vera- Gruz des: nonvelles qui augmentèrent :encore:ses alarmes: Après que Cortès eut quitté cette ville, un général. mexicain: nommé :Qualpopoca avait voulu-chôtier les peuples qui s’étaient soumis à la domination des Espagnols; il marcha donc contre eux à la-tête d’une nombreuse armée. Escalante, auquel Cortès avait donné le gouvernement dela | ‘Vera-Cruz, voulut secourir ses alliés ; et: s'étant mis-à leur tête avec quelques soldats et deux ehevaux que Gortès lui avait laissés , il âttaqua. Qualpopoca et gagna la bataille; mais il tomba mers tellement blessé, ainsi que sept de ses soldats ; l'un de ses chevaux fut tué, et un soldat espagnol fut fait prisonnier, Les ennemis s'empressèrent d'égorger ce malheureux; ils lui coupèrent la tête, et la portèrent en triomphe dans les principales villes de l'empire, afin de prouver que les Espagnols n'étaient que des hommes, mortels comme eux; or ils avaient envoyé cette tête dans la, rl

pr Ronnie Cortès songes stoenpetede sertir de la position critique où il se trouvait, eb passa. une nuit.entière à dresser ses plans. Le.len-

ussent été ‘

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3 Ja: Vera-

ncore 568 tte ville, oca ‘avait unis à la ac contre

+224 16087ès 32 demain, il dctisede bplusie.3 Tlascalans, sur ‘4 fidélité desquels i il savait pouyoir compter, s'iln’

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qui pôt faire soupçonner les projets de l’empe-

reur ; ils lui réponidirent qu'il y:avait én effet quelque mystère dans la conduite des grands de l’empire ; que Montézume-avait reçu de la province Ja tête d’un Espagnol, et l'avait fait cacher avec le plus.grand soin ; ils affirmèvent enfin que:la ques tion de. détruire les ponts des digues avait été agitée. dans. le conseil. Cortès, suffisamment instruit, n'hésita, plus. à exécuter l'audacieuse: résolution qu'il:arait prise de s'emparer. de la personne. de l'empereur, au milieu même de .sa-cour et d’une nation qui lui était toute dévouée. Gette résolution fab adoptée. par ses officiers, auxquels il persusda qu'il n’y avait pas d'autre moyen pour conjurer l'orage quilesmenaçait: …

VOYAGES BT CONQUÊTRS,

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