CORTE
fiance, ou rious venons remettre nos libertés entre tes mains. Choisis done ; si nous serons tes amis ou tes esclaves, car, pour nous, il n’y a plus de milieu.»
Qui ne se serait pas fié aux paroles de ce digne vieillard? Cortez lui promit donc de se conformer à ce qu’ildemandait avec tant d'instance, dèsqu’on lui aurait envoyé des hommes pour transporter ses bagages, et trainer ses canons: dès le lendemain matin , il vitarriver cinq cents tamènes ou porte-faix , qui, tous, brûlaient de se rendreutiles, etcherchaient les plus lourds fardeaux. Cortez partit les rangs serrés comme s’il marchait au combat ; sa prudence lui fit toujours observer cette précaution, et elle ne contribua pas peu aux succès qu’il obtint. Les Espagnols entrèrent à Tlascala en triomphe; les rues étaient couvertes d’une foule de monde, qui venait marier ses cris et son allégresse, au son des fifres et du tambour. Leur passage était semé de fleurs, que jetaient de jeunes filles ; les prêtres, revêtus de leurs habits sacerdotaux , s'avancèrent au devant d’eux, en remplissant les chemins de parfums et d’encens ; le sénat et les notables du pays vinrent aussi ajouter leurs complimens, tous respiraient la joie et le bonheur. On avait réservé une vaste demeure pour eux , ils y furent conduits avec solennité. Dès que Cortez y fut installé, il fit placer de bonnes gardes à toutes les issues. Cette mesure, qu’ils regardaient comme une marque de défiance, ne fut pas agréable
aux Tlagcalans, mais ils n’y songèrent plus, dés qu’ils surent que les Européens avaient Phabitude, pour ne pas perdre l’exercice de la guerre, de se tenir loujours ainsi, même.en temps de paix, et lorsqu'ils se trouvaient dans des pays ennemis.
Cortez voyait alors combien l'amitié de ce peuple belliqueux lui était avantageuse ; aussi recommandot-il aux soldats de conserver la plus sévère discipline, et chercha-t-il à conserver le respect et la confiance qu'on lui avait montrés ; mais son zèle religieux faillit encore le perdre.
Ï! s’entretint, avec un conseiller, sur la religion ; il chercha à lui persuader qu’il fallait abandonner les faux dieux , pour s’abandonner à la seule véritable religion. Le conseiller lui dit qu’ils pouvaient bien ne reconnaître qu’un seul général, mais qu'ils ne pouvaient se contenter d’un seul dieu ; que, pour eux , illeur en fallait plusieurs: un pour Îles préserver des tempêtes , un autre qui les mette à Pabri des inondatio ns, etun troisième qui les conduise à la victoire. Cortez lui dit que le dieu des chrétiens pourvoyait à tout, qu’il gouvernait tout, et que tout s’exécutait d’après sa volonté : mais le conseiller ne put croire qu’un seul être eùt assez de pouvoir pour veiller à tant de choses, Cortez fit aussitôt
venir l’aumonier pour qu’il s’unît à lui, pour con- |
vaincre de la vérité de l'existence d’un seul Dieu le conseiller ct ceux qui étaient prèsens ; on Pécoula
attentiv etonle camp es leurs di d'une m cn abim
Corte mencer sans les iemy d’ digne d’ conduit feu, dise ger la r el une cipes de outré de force de qu'ils n anis , q hommes rable ec:
sentir te
15 uple and:pline, fance gieux
ion ; nier * vériaient qu'ils , pour S pré- Pabri uise à ‘tiens t que nseil- | pou- 18SiL0{
con-
Dicu coufa
attentivement, mais on ne pui croire à ses paroles,
et on le supplia de ne plus ouvrir la bouche, hors du
camp espagnol, sur de tels sujets; car, disait-jl , si
leurs dieux venaient à le savoir , ils se vengeraient : d'une manière horrible et puniraient les Tlascalans
en abimant leur pays de fond en comble.
Cortez se mit en colère: il allait encore recommencer la scène de Cempoalla et détruire les idoles, sans les sages remontrances de Paumonier Barthélemy d'Olmedo, homme vénérable, dont le nom est digne d’être conservé, qui lui montra combien cette conduite lui serait funeste. Ce n’est pas le fer et le feu, disait cethonnète ecclésiastique, qui doit propager la religion , mais bien de sages remontrances et une conduite modérée, On admire de tels principes de douceur dans un temps surtout où un zèle outré de conversion voulait, par tous moyens et à force de persécutions, faire croire à des hommes ce qu'ils ne comprenaient pas. Remerciez Dieu, mes anis , qui vous a fait vivre dans un temps où les hommes qui ont les mêmes sentimens que ce vénérable ecclésiastique, ont su, par leur douceur, faire sentir toute la vérité de notre religion.
VOYAGES ET CONQUÈTES.
ENTRETIEN VIT
M. Huwren. Cortez, qui avait augmentésa petite armée desix mille Tlascalans, qu’il avait choisis parmi les plus courageux, se préparait à étendre plus loin ses conquêtes , lorsqu’il reçutune nouvelle
députation de Montezuma : ce m'était plus maintenant pour le détourner de lalliance des Tlascalans, il ne lui demandait que de consentir à passer par Cholula, où on lui préparait une brillante réception. Les Tlascalans, craignant quelque piège, supplièrent Cortez de prendre un autre chemin ; mais lui, qui ne pouvait pardonner une perfidie, même à son ennemi , assura les Tlascalans que ses hommes ne redoutaientaucun danger, et partit pour Cholula. On le reçut avec une pompe extraordinaire : tout res-
irait le bonheur ; mais on ne consentit pas à recevoir les Tlascalans dans la ville ; ils furent obligés
de dresser leurs tentes auprès des murailles, et ils
mirent montri parts.
au repc mer le:
plus les aix plu rences Tlascal:
ment, à tez que enviro!
avait sa on avai s’agissa le suppl
Mais la cons] Pays , à] beaucou quitter Marine, dans ses nait ; ell savait. È crer les rait sort Mexicai
petite hoisis endi avelle aintelans, r par tion.
èrent , qui son es ne a. On resrecepligés et ils
mirenten usage sa science que Cortez leur avait montrée, de se fortifier par des fossés et des remparts. Les premiers jours furent donnés à la joie et au repos , mais insensiblement tout sembla confirmer les craintes des Tlascalans : l’on re fournissait plus les mêmes vivres, les caciques prenaient un aix plus réservé , etil y avait de fréquentes conférences entre les ambassadeurs de Montezuma. Deux Tlascalans, quiétaient parvenus, à l’aide de déguisement, àentrer dans la ville, vinrentannoncer à Cortez que l’on avait vu les femmes s’enfuir dans les environs ; qu’outre cela , ils avaient appris qu’on avait sacrifié six enfans , ce qui n’arrivait que quand on avait quelque guerre à soutenir ; persuadés qu’il s’agissait de quelque complot tramé contre lui , ils le supplièrent de se tenir sans cesse sur le qui-vive.
Mais bientôt un hasard vint lui découvrir toute la conspiration des Cholulans : une jeune fille de ce pays , appartenant à une famille distinguée, avait beaucoup d’amitié pour Marine : elle la supplia de quitter les Espagnols, dont on avait juré la perte. Marine, toute dévouée aux Espagnols, parut entrer dans ses vues, et profiter de l’avis qu’on lui donnait ; elle engagea l’Indienne à luiraconter ce qu’elle savait. Elle sut donc que l’on devait bientôt massacrer les Espagnols ; qu’au temps marqué, l’on verrait sortir des environs un corps innombrable de Mexicains que l'on tenait caché ; que l’on avait bar-
és mme =
es on me
NE b
256 VOYAGES ET CONQUÈTES.
ricadé quelques rues, que dans les autres .on avait creusé des fossés, qui étaient légèrement couverts, pour faire tomber les chevaux ; queles maisons et les temples étaient remplis de pierres que Pon destinait à écraser les Espagnols ; qu’ainsi leur ruine était certaine. |
Marine ne tarda pas de faire savoir au général ce qu’elle avait appris : celui-ci se mit en mesure pour se garantir du danger dont il était menacé. Il commença par attirer chez lui la dame indienne, et trois des principaux prêtres , et les ayant mis au secret, il obtint d’eux, par des menaces, l’aveu du massacre qui avait été projeté. Il pensa que, pour détourner pour toujours Montezuma et ses partisans de pareils projets contre sa sûreté, il devait faire un exemple.
Il mit donc en bataille ses soldats et les Cempoalliens qu’il avait avec lui, et les établit dans la cour du grand édifice ; les Tlascalans eurent ordre d’entrer dans la ville au premier coup de feu qu’ils en-
tendraient ; et, sous divers prétextes, on attira les principaux chefs des Cholulans dans le quartier es- À pagnol, où on s’assura de leurs personnes. Aussitôt | Cortez fitlesignal de sortir, et le massacre qu'il avait |
projeté commença.
Les rues furent bientôt occupées par les Espa- |
gnolsetles Cempoalliens, et les, Tlascalans, au même instant, entrèrent dans la ville, pénétrant de
{ous ci marqu chefs, presqu Mexic elle n
nom
J’enne:
temple accord tairom préféri n’écou succés mettre foule d Deu ble ext ne cess sang
prison
d'habi
avai!
verts, ns el desruine
inéral esurc nacé.
nne, nis au eu du
pour partidevait
npoalà COUT d’enls en-
DRE Re D
ira les |
er e5—
assitôt À
lavait
Espa- 3, au ant de
tous côtés comme des furieux , et leur passage était marqué par de nombreux cadavres. Privés de chefs, et comme foudroyés, les habitans ne firent presque pas de résistance. La troupe cachée des Mexiceins vint, il est vrai, à leur secours ; mais elle n’eut d'autre ressource, ainsi qu'un grand
nombre d’habitans , qui avaient échappé au fer de
Pennemi , que de se sauver sur les tours et dans les temples. Cortez les attaqua, et fit annoncer qu’il accorderait la vie à ceux qui se rendraicnt volontairement. Un seul descendit des tours , les autres préférèrent la mort à la honte de se rendre. Cortez, n’écoutant que sa colère, et encouragé par ses succés, se noircit d’un trait qui fait horreur: il fit mettre le feu au temple, ct fit périr ainsi cette foule de malheureux qui s’y étaient réfugiés.
Deux jours enticrs furent employés à cette horrible exécution , et le pillage, l'incendie et le carnage ne cessa pas : la vengeance, l’avidité et la soif dn sang parurent enfin satisfaites. Les magistrats prisonniers furent rendus à la liberté : Cortez leur reprocha leur perfidie, exigea que Pon rappelät les habitans fugitifs, que l’on rétablit l'ancien orre de choses. Ceux qui avaient fui, comptant sur le pardon général qui fut publié, et pénétrés d'un respect idolàtre pour les Espagnols, reparurent bientôt. La ville, peu de jours après, fut remplie d'habitans humbles et soumis aux cruels assassins
258 VOYAGES ET CONQUÈTES.
de leurs parens, aux destructeurs de leurs temples.
Suivons, mes enfans, l’entreprenant Cortez, dans la capitale ; mais, avant, citons une action honorable de son humanité et de sa politique, qu’il fit après s'être baigné dans le sang des Cholulans qu’il a égorgés. Il ramena la paix et l'union entre deux peuples jusqu'alors ennemis irréconciliables. Les Tlascalans et les Cholulans renoncèrent, d’après ses ordres , à toute hostilité entre eux; ils firent serment, avec des cérémonies qu’ils regardaient comme sacrées , d'être amis et de mettre un terme à toute effusion de sang , ce qui procurait à Cortez d'immenses avantages, puisque, parce moyen, il se procurait dans ce pays des alliés qui pouvaient le secourir au besoin , au lieu d’ennemis secrets et dé clarés, et, dans tous les cas, ilse préparait une retraite si son entreprise contre Mexico échouait.
Marchons maintenant sur Mexico. Nous nous nous arrêterons d’abord à Tezenco, ville très considérable de ce royaume, et bientôt Mexico, au
milieu de l’eau, se présentera à nos regards.
Tuéopuise, Il est donc situë au milieu d'un Jac ?
M. Huwrer. Véritablement. Deux autres lacs , qui ne sont séparés que par deux langues de terre , forment ce grand lac , et ce qu’il y a de plus singulier, c’est que l’un de ces lacs a l'eau douce, tandis que
4 celle de la cause d 4 semblable contenir dsel.
Les Es
dot plus il A pérer un A plaintes À partout L À ment fav à remarque à Tezenco
pagnols.
en plus, tezuma, courriers pour se r
L'ordre ; d’
mais, San
1 de ses d
arriva, à l et de ce d Le pay ones de ( tion : un charman De jolis
, (em-
rez , on hoqu’il ulans entre ables.
"après firent laient lerme jortez ,ilse nt le t dé ereuait, nous con- , au
d'un ,qui forlier , que
contenir dans le fond une grande quantité de A sel.
celle de l’autre estsalée , eton ne connaît pasencore
la cause de cette différence. L'opinion la plus vrai- {semblable est que celui dont l’eau est salée doit
Ke
Les Espagnols s’avançaient à grandes journées,
Act plus il approchait, plus Cortez avait lieu d’espérer un heureux succès. Ce n’étaient partout que A plaintes contre le cruel despotisme de Montezuma ; 1 partout les gouverneurs n’attendaïent que le moment favorable de secouer son joug. Celui qui se fit
{remarquer particulièrement, fut le cacique de
Tezenco , en recevant comme des sauveurs les Espagnols. D'un autre côté, onseconvainquait, de plus en plus, que tout courage avait abandonné Montezuma , et qu’il ne savait à quoi se résoudre. Des courriers venaient tantôt inviter Cortez, de sa part, pour se rendre à Mexico, tantôt lui donner contre-
Lordre ; d’autres enfin lui permettaient des’avancer ;
1 de ses défenses ,
mais, sans se mettre en peine de sa permission, ni Cortez continuait sa route. Il arriva, à travers des montagnes, de Tezenco à Chalco, et de ce dernier licu à fsthapalapa.
Le pays qui se présenta à eux au delà des montagnes de Chalco les remplit de surprise et d’admiration : un horizon sans bornes , une plaine fertile et charmante, et un grand lac réjouissaient la vue. De jolis villages étaient parsemés çà et là , au mi-
260 VOYAGES ET CONQUÈTES.
lieu desquels s'élevait la superbe capitale qu’on À une
reconnaissait à la quantité immense de temples, Ü milic de tours et de palais. Les Espagnols restèrent im. M un f mobiles d’étonnement à la vue de ce magnifique À quai
spectacle : ilsse croyaient dans le pays des fées ; les Æ mes
fatigues qu’ils avaient éprouvées et les dangers Ü par < auxquelsils allaient s’exposer pour envahir cepays À étoff lointain etinconnu, disparurent à leurs yeux comme #Æ part
le brouillard au lever du soleil. Ils s’attendaient à ! tons
tout événement. Cette ardeur, présage de la vic- 4 tout
toire, ne fut pas perdue pour Cortez, et se hâtant | sage d’en profiter , il s’avança avec la plus grande au- À regai dace sur une des digues du lac, vers la capitale. À à l’a
À l'instant, une foule d’habitans, qui, par leur | resp
costume , semblaient être d’une classe distinguée posel (ils portaient des manteaux de toile de coton, et | il m: des panaches sur leurs têtes), sortirent de la ville, D géné et vinrent au devant des Espagnols. Ils abordè- À avait rent l’armée dans un silence respectueux, et sa- | chàt luèrent le général avec les marques de la plus Peur grande considération, lui annonçant que Monte. | répo zuma allait arriver ; et, en effet , l'avant-gardede | resp sa suite magnifique ne tarda pas à paraître. Deux Pavc cents hommes, dans le même costume, nu-pieds et sa pi marchant deux à deux et ensilence, formaient cette | ses 1] avant-garde. Ils firent halte à la tête de l’armée qui espagnole , et se mirent en rang de chaque côté | gers du mur de la digue , pour ne pas empêcher de voir Vins
qu’on
‘mples ,
rent im- | Bnifique } ées ; les !
dangers | ce pays | comme aient à !
la vic- !
hâtant !
nde au- | apitale.
ar leur !
tinguée |
{on , et
a ville , | abordé. | , Ct sa- | la plus | Monte. | ardede |
» Deux pieds et | nt cette armée 1e côté | de voir |
une troupe d'officiers d’un rang plus élevé, au milicu desquels on voyait Montezuma , assis sur un fauteuil d’or. Il était porté sur les épaules de quatre principaux seigneurs, sous un dais de plumes vertes artistrment travaillé, qui était tenu par d’autres seigneurs. Ce dais paraissait d’une étoffe tissue d’argent. Cette troupe était précédée par trois magistrats qui tenaient à la main des bàtons d’or , qu'ils élevaient de temps en temps, et tout le peuple se prosternait et se couvrait le visage à ce signal, comme indigne de fixer leurs regards sur leur souverain. Cortez mit pied à terre à Papproche de cette troupe, et s’avança avec respect au devant de ce prince, qui ordonna de poser le brancard, et, soutenu par deux princes, il marcha lentement et majestueusement vers le général espagnol, marchant sur des tapis qu’on avait le soin d'étendre, afin que son pied ne touchât pas la terre. Cortez s’avança, et le salua à l’européenne avec une profonde révérence. Le roi répondit à cette salutation , par le salut le plus respectueux , selon l'usage du pays , ainsi que nous avons déjà fait remarquer , il toucha la terre de sa propre main et la baisa, tandis qu’il ne sziuait ses idoles que d'une légère inclination de tête , ce qui fit croire aux Mexicains surpris que ces étrangers étaient des divinités et non des hommes, et, à Vinstant l'air retentit du mot Teules, qui, comme
. nn ne en nm
262 VOYAGES ET CONQUÈTES.
for npl 4
sificd bies da qu'ils aient
je l'ai déjà fait remarquer, veut dire dieux en leur langage.
Après les complimens réciproques , Cortez ôta de son cou un collier de pierres fausses, qu’il avait mis
par dessus son armure, et le passa au cou de faite d
Montezuma, qui, à son tour, donna ordre qu’on lui apportât un collier composé de coquillages très rares , pièce la plus précieuse de son trésor, où étaient suspendues quatre écrevisses à chaque côté, il mit également ce collier au çou de Cortez, et cette faveur inouie causa encore plus l’étonnement de ses sujets.
Montezuma semblait âgé d'environ {e ans: Ph ue it âgé d'environ quaran foyers il était d’une taille moyenne, et plutôt maigre que habite gras ; mais il avait une attitude majestueuse , le Le 9 regard vif et un teint moins basané que la plupart de ; ses compatriotes. Il était vêtu d’un long manteau d’étoffe de coton , chargé de bijoux d’or , de perles et de pierreries de toute espèce. Il portait, sur sa tête, une couronne d’or, qui avait beaucoup de ressemblance avec une mitre d’évêque; et, pour chaussure, des plaques d’or massif , attachées avec des bandes et des courroies du même métal.
Montezuma et Cortez entrèrent ensemble dans la capitale du Mexique. Cette ville grände et peuplée s'appelait alors Tenuchtitlan; selon les historiens espagnols , elle se composait de vingt mille maisons
lun « épaisse avait 1 gnaju tier;e disant
mit de garnit officier vigilan avaien:
plates, et renfermait une immense quantité de
ens sons
tenples ct de palais d’une grandeur ct d'une mas aificence telles qu’il n’en existait pas de semblabies dans aucune contrée du Nouveau-Monde ; quoiqu’il soit très probable que les écrivains de l’époque aient beaucoup exagéré la description qu'ils ont faite de cette ville. L'armée espagnole fut logée dans l’un de ces vastes palais qui, par une haute et épaisse muraille , autant que par ses portes solides , avait l’air d’une citadelle ; Montezuma les accompagna jusqu’au palais , qui devait leur servir de quartier ; et dès qu'ils y furent arrivés, il les quitta, en disant qu’il avait besoin de repos, et en les priant de se regarder comme chez cux, et au milieu de leurs foyers, pendant tout le temps qu’ils désireraient habiter ce séjour.
Le général espagnol , selon sa tactique his mit des sentinelles dans toutes les avenues, qu'il garnit de pièces d'artillerie , et recommanda aux officiers et aux soldats de ne jamais s'écarter de cette vigilance et de cette discipline dont, jusqu'ici, ils avaient donné tant de preuves.