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26 VOYAGES ET CONQUÈTES.
IL manda Cortez auprès de lui. Le général espagnol, qui avait remarqué avec méfiance les entre. tiens mystérieux entre son prisonnier et les prêtres et les grands de l'État, ne se rendit à invitation de l’empereur qu’en se faisant escorter par douze de ses hommes d'élite, sur le courage desquels il pouvait compter. En pénétrant dans la chambre de Montezuma, l’aspect inattendu de Pair sombre qui régnait contre la coutume sur son visage donna plus de force à ses soupçons. Sa surprise redoubla encore, lorsque l’empereur lui saisissant la main et l’emmenant à part, lui dit: « Puisque la mission » que ton maître {’a donnée est remplie selon sou » désir, j'ai lieu de croire que tu vas te hâter de . » retourner vers lui. ».
À ces paroles imprévues, au ton ferme et décidé avec lequel elles avaient été prononcées, Cortez, se tournant vers un des hommes de son escorte, lui donna secrètement l’ordre de faire courir de suite tous les Espagnols aux armes ; puis, ainsi rassyrt, il répondit à l’empereur, d’un air indifférent : « Moi-même je ne désire rien tant que dé revoir mi » patrie; mais, {u le sais, mes vaisseaux n’existent » plus, et il faut que j'en fasse construire d’autres. » de te prie donc de me faire donner les sommes né ÿ cessaires pour leur équipement:
Cette réponse p*nêtra Montezuma d’un sentr ment de joie qu'il ne put s'empêcher de laisser écla
ter; il :
réponse Mexicai le prom connait et du cle sister da donna d seaux ; 7 de ne po de lente de temps porterait mit le gé ion ; il f ui parler beau da:
blanc éte d'Europe l'apporte:
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Cortez, ait d'Esr que la co es contr.
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er; il se jeta au cou de Cortezet lui jura que la réponse qu'il venait d’entendre serait répétée aux Mexicains, qui tous ne faisaient qu’un vœu :
le prompt départ des Espagnols. Ces mots firent
connaitre à Cortez les vraies dispositions du peuple.
et du clergé à son égard ; alors il crut devoir persister dans la dissimulation de ses projets. Il ordonna donc ouvertement la construction des vaissaux ; mais les charpentiers reçurent l’ordre secret de ne point se hâter, mais de travailler avec le plus de lenteur possible, espérant bien que, dans ce laps de temps, la flotte qu’il attendait d'Espagne lui apporterait du renfort. Mais une catastrophe soudaine mit le général espagnol dans la plus fâcheuse position ; il fut appelé devant l’empereur, qui désirait
ui parler, et celui-ci déroula sous ses yeux un ta-.
bleau dans le genre mexicain, où sur du coton banc étaient dessinés dix-hait vaisseaux venant d'Europe : un courrier envoyé à Montezuma venait d'apporter, outre cette peinture, la nouvelle queces aisseaux étaient à l’ancre sur la côte.
Cortez, qui se flattait que le renfort qu'il attenait d'Espagne était à bord de ces vaisseaux, ainsi jue la confirmation de son grade de gouverneur es contrées qu’il avait découvertes, fut d’abord ons le ravissement; maïs ce sentiment devait ientôt faire place à la plus profonde consterna-
Lion; peu de jours après, le gouverneur actuel de \
28 VOYAGES ET CONQUÈTES,
la Vera-Cruz, Sandoval, lui fit savoir que la flotte qui venait d'arriver avait été armée par Velasquez, dans l’unique but de l'emmener lui et ses adhérens , prisonniers à Cuba, où l’on se disposait à les mettre en jugément.
Ainsi que'nous l’avons déjà dit, Cortez avait envoyé un de ses vaisseaux en Espagne, avec les échantillons des trésors du Mexique et une ‘supplique au roi, afin d’en obtenir une confirmation de son grade de gouverneur de ce pays. Il avait été expressément défendu aux commandans de ce vaisseau, Montejo et Porto-Carrero , d'aborder Pile de Cuba dans leur traversée. Mais Montejo qui y avait des propriétés, brûlant du désir de les visiter avant de faire voile pour la mère-patrie, enfreignit les ordres que son général lui avait donnés; r’est ainsi
que Velasquez fut informé de son PT sur Ua | * Cartés était}
côte. Celui-ci, qui depuis le dépa en proie à tous les sentimens de co:. -repenth et de jalousie, sourit à l’idée de se vez c!expé dia de suite deux vaisseaux bien armés pour faire
Ÿ main-basse sur celui de .Cortez. Montejo et Porto-
Carrero , avertis heureusement à temps, prirent le large, échappèrent à ceux qui leur donnaient
chasse, et cinglèrent sans autre obstacle vers les
côtes dE spagne.
Alors la colère de Velasquez n eut plus de bornes; ji mit out en œuvre pour armer une flotie non
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breuse et envoyer à la recherche de Cortez. Sur ces entrefailes, il apprit l’heureuse arrivée du vaisseau qu’il avait poursuivi inutilement, eten même temps le lieu précis où se trouvait Cortez, ainsi que k réussite de son entreprise.
Cette nouvelle qui lui venait d'Espagne l'engafea à accélérer l’équipement de sa flotte; elle était récllement formidable pour cette époque et dans «lle partie du monde, puisqu'elle était composée de 18 voiles, et montée par 800 fantassins, 80 caaliers et 12 pièces d'artillerie. Les forces de Cortez aient deux fois moins nombreuses que celles de Yelasquez. Narvaez en reçut le commandement avec le titre de gouverneur des États découverts par Cortez. Ce Narvaez était brave, il est vrai, mais. d'un caractère violent, emporté, et étranger à boute idée de réconciliation.
Que devait faire Cortez au milieu des périls qui k menaçaient de toute part? S’exposer à marcher tnire une armée également disciplinée, plus frai- ‘he que la sienne et bien supérieure en nombre? nais il fallait abandonner la capitale qu’il avait onquise, et perdre le {ruit de tant de travaux et de hngers. Attendre son enucmi à Mexico? mais c'ékit s’exposer à se voir aux prises avec deux rnnehis également redoutables ; il ne doutait pas que attaque dirigée contre lui, ils ne courussent aux
p'nes pour achever sa défaite. Se rendre enfin de
30 VOYAGES ÉT CONQUÈTES.
| | bonne volonté et se soumettre au jugement d'unR il était a i4 homme qui ne respirait que vengeance? mais «Q devait | ruine était certaine. traiter | Chaque jour il recevait des nouvelles de plus en de sa p . plus inquiétantes. Entre autres, on l’informa que seraien plusieurs de ses soldats avaient déserté ; que Nar à aucu vaez l’äccusait de trahison pour avoir, sans l’ordre ment à de son roi, conquis l’empire mexicain, et qu’ilen@ Ce ders gageait Montezuma et sa nation à faite allianch que d’e avec lui, pour s’emparet de Icur ennemi commun Il conf On se représente sans peine avec quelle satisfaction au brar l’empereur et son peuple, déjà si mal disposés, avaient apprirent cette nouvelle; aussi leur empressementil ordres : se ranger du côté de Narvaez était visible. Mais und ordonn: seule circonstance ralentissait leur zèle et les emptæ tranqui chait de manifester hautement, et les armes à dant sor main, combien ils désiraient se débarrasser de leur de Mon oppresseurs : c'était le calme imperturbable avg à demer lequel Cortez envisageait l'orage qui s’amon tour, celait sur sa tête. Jamais on ne put découvrirsu son visage le moindre signe d'inquiétude. Éd és C’est avec l'assurance la plus caractérisée qu' donna un démenti au bruit que Narvaez avait fa courir, et qu’il déclara que les soldats qui venaien d'arriver étaient envoyés d'Europe par le mèmg monarque auquel il obéissait, pour faire caus commune avec lui et se rallier aux troupes sf M. E ses ordres, Cependant, avec toute la sagacité dont arrivé je
gement d’un nce? mais sa
sans l’ordre 1, et qu'il en faite alliance mi commun.
e satisfaction nal disposés,
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découvrir su de.
ctérisée qui 1ez avait fa
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il était doué, il s’occupa des mesures auxquelles il devait recourir, et décida d’abord d'essayer de traiter à amiable avec Narvaez, et en cas de refus de sa part, de lui résister par tous les moyens qui seraient en son pouvoir, Narvacz ne voulut se prèter à aucun accommodement, croyant venir facilement à bout de Cortez et de sa poignée de soldats. Ce dernier n’eut donc plus d’autre moyen de salut que d’en appeler à son épée et au courage des siens. Il confia le commandement de la ville de Mexico au brave Alvarado , officier que les Mexicains avaient surtout en vénération , et laissa sous ses ordres une garnison de 150 hommes auxquels il ordonna expressément de maintenir la paix et la tranquillité dans la capitale, et de montrer, pendant son absence, le plus profond respect à l'égard de Montezuma , qui‘s’était volontairement engagé à demeurer dans leur quartier jusqu’après son re- (our,
cnrs ee ENTRETIEN XI.
M. Hunren. Cependant Naryaez était déjà arrivé jusqu’à Cempoalla. Sandoval, dans le des-
$ A 32 VOYAGES ET CONQUÈTES.
sein de rejoindre l’armée de Cortez, avait quitté Vera-Cruz dont il avait confié la garde à ses alliés les Indiens. Cortez s’empressa de voler à la rencontre de Sandoval , auquel il se réunit à 12 milles de Cempoalla. Malgré cette jonction, 250 hommes formaient toute son armée, Mais l'ame de Cortez était inébranlable dans ses résolutions, et il se disposa à marcher contre son ennemi, Cependant, pour éviter l’effusion du sang espagnol, et en re. jeter la responsabilité sur son adversaire, il adressa successivement deux nouveaux parlementaires à Narvaez, qui, pour toute réponse, mit à prix la tête de Cortez.
Alors celui-ci, qui avait tout à la fois à défendre sa vice, son honneur et sa gloire, marcha courageusement vers Cempoalla. Narvaez, apprenant que Cortez n’était plus qu’à un. mille de son camp, regarda cette témérité d'un ennemi qu’il méprisait comme une ‘injure qu’il devait lui faire expier, et pour l’attaquer de suite , il s’avança au devant de lui. Mais, dans cette journée, une grande pluie qui survint, et la position avantageuse que Cortez avait prise au delà d’un torrent, mirent Narvaez
dans l'impossibilité de lui livrer bataille. D'ailleurs,
ses soldats encore peu aguerris, et qui auraient préféré se battre pour Cortez que pour lui, fai saient éclater des murmures si violens, que, sur le soir, il fallut regagner Cempoalla. Cortez résolut
de met même.
projet c sur Nat nulleme le coura, et que te milieu € la tête d vant le « La nu de l’un ilait prof bordé, à
postes ayau
avait quitté : à ses alliés er à la ren- | à 12 milles 50 hommes > de Cortez is, et il se Cependant, |, et en re e, il adressa mentaires à it à prix la
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LA set rtez résolut
NC +
e > À de mettre un terme à cette guerre, dans la nuit
même. Il réunit sa petite armée, lui fit part du projet qu'il avait conçu de tomber à l’improviste sur Narvaez, dont les soldats étaient fatigués et nullement sur leurs gardes. 11 vit avec plaisir que k courage des siens n’avait pas besoin d’être excité, el que tous ne demandaient qu’à voler avec lui au milieu du danger, Il les divisa en trois Corps , à h tête desquels il mit Sandoval et Olid, se réservant le commandement du troisième, La nuit qui devait couvrir de ses voiles la ruine de l’un des deux chefs rivaux arriva enfin, Elle lait profonde, la tempête mugissait, le torrent débordé, impétueux, rendait des sons bruyans qui | ce sombre tableau. Cerive opposée , les soldats
tre moyen que de traleser ce torrent. Cortez le premier s’élança dans
l'eau, et tous imitérent leur brave général. Après (Wils eurent heureusement gagné l’autre côté, ils je raugèrent promptement en bataille ct s’élantrent silencieusement vers Cempoalla. Ils étaient irmés d’une épée, d’un poignard ét d’une longue que indienne, dont ils connaissaient l’excellent Sage contre la cavalerie.
Ainsi que Cortez l'avait prévu , Narvaez, dans 1 orgueilleuse insouciance , n’avait garni ses es avancés que de deux sentinelles > dont l’une
84 VOYAGES RT CONQUÈTES.
fat faite prisonnière et l’autre s'enfuit et jeta Palarme dans la ville. Mais qui le croirait? Narvaer, malgré les raisons qu’il devait avoir de redouter un ennemi qu'un mépris insensé lui faisait regarder comme peu à craindre, ne put se résoudre à croire que Cortez osät se mesurer avec lui avec sa poi- ‘gnée de soldats.
Cependant l’effroyable cri de guerre jeté par Cortez et ses courageux compagnons se fit ‘en tendre tout à coup; Narvaez s’aperçut trop tard de la faute qu’il avait commise; il se hâta toute fois de saisir ses armes. Il habitait avec ses gen un vaste temple peu éloigné. Les compagnons de Cortez s’y précipitèrent avec tant de fureur et rapidité, qu’un coup de-canon seulement put être tiré sur eux. Sandoval, à la tête de l'avant-garde, s’empara de toutes les pièces d’artillerie, et refoulà l'ennemi en déroute jusqu'aux derniers degrés pa où l’on montait au temple. C’est là qu’eut lie
une lutte terrible et sanglante. Narvaez encours
geait ses soldats du geste et de la voix, et leu préchait d'exemple , et Sandoval , secondé pi Olid , les serrait toujours de plus près. L’intrépil Cortez lui-même marcha à la tête des siens , ( redoublérent d'efforts pour se montrer dignes ( leur vaillant général.
Lun deux, inspiré par une idée subite, lança uf tison enflammé sur l'édifice couvert de nattes (
roseau vaez, vit co:
un pas rible d de l’œi se préc donnât charge vainqu ceux qi et déco tance pointer annonç seraien autres | sistanc( mation fois plu armes € Cort rible da plus gr laissa 1 Cuba,
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secondé pal
S. L’intrépit
roseaux. Le {oit s’enflamma tout à coup, et Narvaez, pour n’ôtre pas brûlé vif lui et ses gens, se vit contraint de faire une sortie, et de se frayer un passage les armes à la main ; mais un coup terrible de la pointe d’une lance l'attcignit au dessus de l'œil et le renversa sans connaissance. Sandoval se précipita pour le saisir ; on le lraîtia, sans qu’il donnât signe de vie, au pied de l'escalier ; on le chargea de fers et on le mit en lieu de sûreté. Les vainqueurs poussèrent des cris de joie, tandis que ceux qui venaient de perdre leur général, abattus et découragés , n’opposèrent bientôt qu’une résise tance de plus en plus faible, Cortez, alors, fit pointer les pièces de canon contre le temple et annonça que ceux qui seraient dociles à sa voix seraient accueillis comme des frères, et que les autres paicraient de leur vie une plus longue résistance. Une prompte reddition suivit cette sommation énergique, et Cortez vit une armée, trois fois plus nombreuse que la sienne ; mettre bas les armes et se soumettre à ses volontés.
Cortez, aussi humain après la victoire que torrible dans le combat, traita ses prisonniers avec les plus grands égards; il leur fit des présens et leur laissa le choix de se rembarquer pour retourner à Cuba, ou de servir sous ses ordres. Pénétrés de reconnaissance par une conduite si générouse , Presque tous demandèrent par acclamation à le
36 VOYAGES ET CONQUÈTES.
suivre partout où il voudrait les conduire. Ainsi, l'heureux Cortez se vit tout à la fois délivré du péril
Je plus imminent auquel il ait été exposé, et à la
tête de huit cents hommes de plus, tous dispos et parfaitement armés.
Aussitôt que Narvaez eut recouvré l’usage de ses sens, la honte et la douleur s’en emparérent. Il souffrait doublement de voir ses pieds et ses mains chargés de fers, et de se trouver à la discré-
tion d’un ennemi qui ne lui avait inspiré que du mépris. Cortez, toujours généreux, voulut le voir
sans en être reconnu; mais à peine fut-il entré dans la chambre de son prisonnier, que celui-ci, remarquant l’air respectueux que témoignaient les soldats en sa présence, sut bientôt à qui il avait affaire. Alors, toujours fier, se tournant vers son vainqueur: « Moasieur le capitaine, lui dit-il, vous devez vous » enorgueillir du bonheur de m’avoir fait prison- » nier! » Le ton hautain avec lequel il s’était exprimé n’attendit pas long-temps sa punition. « Bon
:» homme, lui répondit Cortez, croyez bien que
» votre prise et ma victoire sont pour moi des ac- » tions de trop peu d’importance pour que je veuille » m'en glorifier. » “
À ces mots, il le fit enchaîner et l’envoya sous bonne escorte à Vera-Cruz ; mais de nouveaux dangers menaçaïent Cortez au milieu de son triomphe. ii avait à peine goûté pendant quelques heures
h joie courrie) velle qu révolte hissée, dans sa lins. Mc engagé apaiser Le pi même Y dut-il :
triomph voir à | plus sûr velles re premiers comman
8 il march
par Tlas avec ent à sa dis combien fidèle att Indiens.
ce corps que les :
Eau u lui
ire. Ainsi, vré du péril sé, et à la s dispos et
l'usage de mparérent.
leds et ses à la discréiré que du alut le voir entré dans -ci, remarent les solvait affaire.
vainqueur:
devez vous fait prison- L s'était exion. « Bon z bien que moi des ac- 1e je veuille
nvoya Sous
nouveaux son triomques heures
h joie qu’il avait droit d’en ressentir, lorsqu'un courrier arriva de Mexico avec la fâcheuse nou-
révolte ouverte avec la faible garnison qu’il y avait laissée, et que son lieutenant Alvarado, renfermé dans sa forteresse, avait peine à contenir les muins. Montezuma, de son côté, avait, par un exprès, engagé Cortez à revenir le plus vite possible, pour apaiser cette rébellion.
Le péril était pressant. Cortez devait à l'instant même voler au secours de ses compatriotes; aussi dut-il se regarder comme fort heureux d’avoir triomphé de Narvaez assez promplement pour se voir à même de retourner à Mexico. Comme il était | plus sûr de ses anciens compagnons que de ses nouvelles recrues, il eut la précaution de former de ces premiers les équipages des vaisseaux ; ensuite,
Qi marcha en toute hâte vers la capitale, en passant par Tlascala. Les Tlascalans, fidèles, l’accueillirent avec enthousiasme, et mirent toutes leurs troupes à sa disposition ; mais tout en leur exprimant combien il était sensible à leurs offres et à leur fidèle attachement, il ne prit avec lui que deux mille Indiens. Ii eut lieu de s’applaudir d’avoir accepté c corps auxiliaire, d’autant plus qu’il s’aperçut que les sentimens des habitans des autres contrées I lui fallut traverser avaient subi une altération
elle que les habitans de cette capitale étaient en.
commandant une armée réellement formidable ,
sensible. Nulle part il ne remarqua l’empresse.
ment qu’on avait autrefois mis à procurer à son ar à
mée des vivres et des approvisionnemens. Il en tira celle conséquence, que la capitale ne renfermait pas tous les mécontens, mais que la haine contre les Espagnols et l’esprit de rébellion s’étaient étendus dans toutes les provinces de l’empire.
Ces considérations le firent se tenir plus que jamais sur ses gardes; mais son heureuse étoile et Vimpéritie des Mexicains rendirent vaines toutes les précautions dont il couvrit:sa marche. En effet, ‘ rien n’était plus facile que de couper à Cortez le chemin de Mexico, et d'empêcher les Espagnols qui y étaient restés d’en sortir; il suffisait de rompre les ponts de la digue, mais les habitans de cette
capitale furent assez stupides pour ne pas songer R
à ce moyen de salut; de sorte que Cortez, ayant retrouvè ces ponts tels qu’il les avait laissés, entiers et sans gardes, entra dans la ville avec son armée, sans rencontrer aucun obstacle.
Mais quelle différence entre cette dernière en trée et la première! Personne n'était là pour le recevoir, personne ne l’accueillit par un cri de joie : tout était plongé dans le plus morne silence;
les rues étaient désertes, et ce n’est que lorsqu'il
fut arrivé au quartier des Espagnols que Corte ‘aperçut une figure humaine. Alors la joie la plus
vive éciaia de part et d'autre ; on s’accueiliit, on sg
félicits voyaie qui les gueilli saient tezum:
née à paraiss étrang
Le tout ct Mexic.
des Es enfin :
posaie:
captif étaien:
pagnol eut pe livrère mis à grand perte leur g
Cor avait :
rait a lemen
| l'empresse.
rer à son ar- à
às. Il en tira > renfermait laine contre étaient élenre.
ir plus que use étoile et aines (outes he. En effet, à Cortez le spagnols qui t de rompre ans de cette
> pas songer à
ortez, ayant issés, entiers C son armée,
dernière en It là pour le r un cri de orné silence;
que lorsqu'il
que Cortez | joie la plus ueñtit, on
félicità mutuellement ; Alvarado et ses gens se voyaient, comme par miracle, délivrés du péril qui les entourait ; Cortez et ses compagnons, enorgueillis du souvenir de leur victoire, s'applaudissaient d’avoir retrouvé leurs vieux camarades. Montezuma lui-même, fidèle à la parole qu’il avait donnée à Cortez de ne pas sortir du quartier espagnol, paraissait sincèrement partager les transports des étrangers.
Le premier soin de Cortez fut de s'informer de tout ce qui s'était passé pendant son absence. Les Mexicains, indignés de l’iusolence et de linjustice des Espagnols qui formaient la garnison, avaient enfin volé aux armes. Le danger auquel ils s’exposaient eux-mêmes, ni celui de leur empereur capiif, n'avaient pu arrêter Îeur exaspération ; ils étaient venus hardiment attaquer le quartier espagnol où Alvarado, avec sa poignée de monde, eut peine à résister aux assauts réitérés qu’ils lui livrèrent. Ils avaient incendié les deux brigantins, mis à mort quatre Espagnols et blessé un plus grand nombre. Tous les ‘autres regardaient leur perte comme inévitable, sans le retour inopiné de leur glorieux général.
Cortez, à l’aide des nombreux soldats dont il avait grossi son armée, et du respect qu'il inspirait aux Mexicains, serait, sans nul doute, facilement venu à bout de calmer l’irritation des es-
40 VOYAGES ET CONQUÈTES,
prits et d’apaiser la révolte, s’il eût toujours agi comme par le passé ; mais, aveuglé par la bonne fortune qui l’avait secondé jusqu’alors , il fut assez insensé pour changer brusquement sa maniére d': ‘ecoutumée. Se croyant désormais à l'abri de :: .« danger, il crut pouvoir Je braver impunément, et ne chercha plus à dissimuler les projets qu’il avait conçus.
C'est ici, mes enfans, un nouvel exemple des erreurs dans lesquelles tombent les hommes même les plus prudens, qui se laissent éblouir par la prospérité.
te tonte tt mt gun tte organe entendent
ENTRETIEN XII
M. Hunter. Cortez se complut dans l’idée qu'il pouvait facilement réprimer la révolte et meltre les Mexicains à la raison par la force des armes. Ên conséquence, il envoya Ordaz , l’un de ses officiers les plus courageux et les plus dévoués, avec un détachement de 400 hommes composé
d’Espagnols et de Tlascalans , afin de s'assurer des |
dispositions du peuple.
Ordaz parcourut d’abord les rues de Mexico, et ne fut pas long-temps sans rencontrer une troupe d’indigènes en armes. Il marcha à leur rencontre,
dans li tirer de son ap] dont le une em] serrant
É quartier
de Mex Bientôt
lèches ,
quartier:
et même d’assaill:
homme :
meurtrié grand sa de mani.
ks direc
fit lâcher sur le coi après un
quartier;
Jujours agi r la bonne il fut assez
a manière ais à l'abri 2r impunéles projets
emple des mes même air par la
nn
ans l’idée révolte et | force des z, l’un de ; dévoués, s composé
Ssurer des
Mexico, et ne troupe enconire,
dans l'intention d’en saisir quelques uns afin d’en tirer des renseignemens ; mais tous reculérent à son approche, par ordre de leur commandant, dont le but était de faire tomber les Espagnols dans ue embuscade. Ce but fut atteint : Ordaz , en les serrant de près, fut'ainsi amené jusque dans un
f quartier de la ville où, soudain, une foule immense
de Mexicains le cerna et l’attaqua de toute part. Bientôt fondit sur sa petite troupe une gréle de lches , de javelots et de pierres , lancés de tous les quartiers, de toutes les rues, de toutes les maisous,
et même du haut des toits, qui étaient couverts .
d’assaillans. Mais le capitaine espagnol n’était pas homme à se laisser intimider par cette attaque aussi meurtrière qu'imprévue. Il disposa avec le plus grand sang-froid sa petite armée en bataillon carré, de manière à pouvoir riposter l'ennemi dans toutes ks directions : au centre de ce carré, il mit les
Rarquebusiers, et, aux angles, les hommes armés de
hnces, ceux-ci. pour repousser les Mexicains qui les serraient de trop près ; ceux-li pour iirer aux lenêtres et sur les toits,
Dans cet ordre de bataille, il s’ayança vers le point où l'ennemi était en plus grand nombre, lui lit lâcher pied, se fraya un passage en marchant sur le corps de tous ceux qui lui résistaient, et, près un carnage horrible, parvint à rejoindre le
fartier général. Un Espagnoi et huit Tiascalans
restèrent sur la place ; Ordaz lui-même et la plu part des siens furent blessés. On erut, après cetle
épouyantable défaite, que les Mexieains n'ose.
raient pas revenir à la charge ; mais ce fut une erreur, car Ordaz et son détachement victorieux étaient à peine entrés dans la forteresse, que les Mexicaius 5 dd au loin, s’avançant comme un torrent et pèr bataillons épais. S’attendant à un
assaut général , Cortez se disposa aussitôt à leur R
opposer une vigoureuse résistance ; et alors s’engagea une bataille à toute outrance, une lutte terrible, qui peut-être n’eut jamais son égale. L'ennemi se présenta en faisant un tinfamarre épouvantable avec ses tambours et ses cornets, et en poussant de si affreux hurlemens , que Pon avait peine à distinguer le bruit de l’artillerie. Pour le coùp , les Mexicains paraïssaient unanimement désirer la victoire où la mort. Les uns obscurcis saient les airs d’une pluie de flèches et de pierres; les autres, bravant la mort, s’efforçaient d’escalsder les murailles et de s'emparer des portes. Pour arriver à la hauteur des murailles, ils grimpaient sur les épaules de leurs camarades, et s’ils étaient renversés, morts ou couverts de blessures, au méme * instant d’autres les remplaçaient.
Ils combattaient avec tant d’acharnement, que, pour ne pas laisser de vide dans les rangs , ils fou
. aient aux pieds les morts et te blessés. QuoiqutE
foudro:
marché
qu’à la supers!
qu’il le leil cou nuer le Pendar occupé:
peine i en cen qu'ils é combat recomn
Jusq
| gnole :
Cortez milliers consum en éts
Mais une cat
général partie d une flèc rer dan berté su la faire
» et la pluaprès cetle
ains n’ose- à
ce fut une | victorieux se , que les | comme un ndant à un
sitôt à leur &
| alors s’en:
nc lutte ter.
égale. L'enmarre épournets, et en e l’on avait rie. Pour le imement dés obscurcis | de pierres; ent d’escal:portes. Pour s grimpaient
s'ils étaient es, au même
ment, que, ngs , ils fou-
és. QuoiqueR
foudroyés par l'artillerie et la mousqueterie , ils marchèrent constamment à l'assaut, qui dura jusqu’à la nuit; alors, après un horrible carnage, leur superstition leur fit une loi de se retirer, croyant qu’il leur était défendu de combattre après le soleil couché. Néanmoins, s’ils n’osérent plus continuer le combat, ils ne se reposèrent pas pour cela. Pendant la nuit, ils mirent le feu aux bâtimens occupés par les Espagnols, et ceux-ci eurent une peine infinie à l’empécher de réduire leur quartier en cendres. Dès le lever du soleil, tout harcelés qu’ils étaient par leurs travaux nocturnes et leur combat de la veille, ils veprirent leurs postes pour recommencer l'assaut. |
Jusque-là leurs'efforts contré la citadelle espagnole avaient été vains ; dans plusieurs sorties, Cortez avait fait mordre la poussière à plusieurs milliers d’entre eux ; une partie de leur ville était consumée par le feu; pourtant leur acharnement n’en était point ralenti. |
Mais laissons à tous ces détails pour arriver à une catastrophe qui excitera toute votre pitié. Le général espagnol, partageant le sort de la majeure partie des siens, avait eu la main gauche percée par une flèche. Il mit cet accident à profit pour se retirer dans son appartement , afin de réfléchir en l{berté sur sa position critique et sur les moyens de la faire cesser. Mais, au bout de quelques instans , il
44 VOYAGES ET CONQUÈTES.
entendit sonner l’alarme de tous les coins du fort,
devant lequel les Mexicains en foule se présentaient‘
pour l’assaillir. Oubliant donc sa blessure, il courut se remettre à la tête de ses soldats, et se convainquit bientôt que jamais sa présence n'avait été aussi nécessaire. Cette fois, en effet , l'ennemi combattait sur tous les points avec un courage supérieur, s’il est possible, à celui qu’il avait montré dans les journées précédentes. “ Au plus fort de la mélée, l’infortuné souverain du Mexique, pour apaiser l’effervescence de ses sujets, prit la résolution dese présenter à eux, couvert
des pompeux insignes sous lesquels il leur avait jadis |
imposé un respect qui tenait de l’adoration; il se hâta de revêtir son manteau impérial, de ceindre son front de sa couronne, ajoutant à son costume unc magnifique parure de pierres précieuses, qu'il ne portait que dans les grandes solennités, et sortit escorté des premiers de l’empire, attachés à sa personne, L’un de ceux-ci, monté sur la muraille, apprit aux Mexicains étonnés que l’empereur allait paraitre, qu’il venait dans l'intention d’écouterleurs plaintes et de terminer leurs querelles avec les Espaanal.
Au seul nom de leur monarque, les assaillans suspendirent leurs coups et cessèrent leurs cris de combat. Dés que le malheureux Montezuma fut arrivé
lui-même au haut de la muraille, tous furent comme
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saisis d’un respect profond ; les uns tombèrent à genoux, les autres se prosternèrent la face contre terre. L'empereur cependant cherchait dans la foule à distinguer ceux qui avaient le plus de crédit auprès de leurs compatriotes ; il les appela par leurs noms, el comme personne n'élevait encore la voix pour lui répondre, il s’efforça d’abord de leur faire entendre, de la manière la plus affectueuse, combien il était sensible à l’accuci! qu’ils ver aient de lui faire, aux preuves de dévouement qu’ils venaient
é souverain
ce de ses su- À de luidonner £tà l'intérêt généreux qu'ils prenaient 2UX, COUVErÉ À à sa liberté. « Mais n’silez pas croire, Mexicains, iravait jadis &» continua-t-il, que je sois ici prisonnier ; ma pré-
ration ; il se , de ceindre On costume ieuses , qu’il tés, et sortit 1és à sa pernuraille, àpereur allait couter leurs ec les Espa-
» sence au milieu des Espagnols est toute volontaire ; » moi-même je suis venu avec plaisir habiter parmi » mes hôtes, non seulement pour m'instruire de’ » leurs mœurs et de leurs coutumes , mais encore » pour leur donner un témoignage éclatant de l’es- » time que je porte au monarque puissant dont ils » sont les envoyés. Aujourd’hui, Mexicains, que » mon intention est de sortir de cette forteresse, j’ai » voulu vousfaire entendre ma VOIX, VOUS annoncer ’ que c’est de tout mon cœur que je pardonne une » révolte coupable, en faveur des bonnes intentions » qui l'ont suscitée. Mais que chacun de vous dépose * ses armes qu'une erreur fatale lui a fait prendre, » el rentre er paix au sein de sa famille! »
Ainsi parla Montezuma. Après ce discours, le si-
saillans susris de coma fut arrivé rent comme
lence fut encore quelques minutes sans être interrompu ; ensuiie un bruit sourd se fit entendre, s’éleva par degrés et prit de la consistance. Parti de quelques points isolés, i! s'étendit bientôt sur la foule de plus en plus agitée, et ce murmure toujours croissant, éclata en cris séditieux. Les injures les plus outrageantes furent hautement proférées par ces mutins obstinés contre la personne d’un prince qui jusqu’alors avait été l’objet de leur vénération, «Tu » n’es plus empereur du Mexique, lui criaient-ils » avec audace ; tu es un scélérat, un misérable, un » vil esclave des ennemis de notre patrie! »
Montezuma voulut faire de nouveau entendre sa voix; il agita la main pour demander du silence, maissesefforts furent inutiles; les cris redoublèrent, et tout à coup une pluie de flèches et de pierres fut dirigée contre le malheureux prince. Aussitôt les deux* soldats qui l’assistaient par ordre de Cortez cherchèrent à le protéger de leurs boucliers ; mais c'en était fait, il était, hélas! arrivé au terme de sa douloureusedestinée. Déjà plusieurs flèches l'avaient atteint, lorsqu'une pierre le frappa violemment au front et le renversa à terre sans connaissance.
Le général espagnol, plongé dans la consternation, ordonna de suite qu’on transportät dans sa maison le prince qui donnait à peine quelque signe de: vie, et qu’on en eût tous les soins possibles ; ensuite, transporté de colère, il courut pour tirer de
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Riuclques aventuriers, et un objet de malédiction
ses assassins une vengeance éclatante ; mais il n’arriva pas à temps, car à peiue les Mexicains eurentis vu tomber leur souverain, que, frappés de stupeur, de repentir et d’effroi, ils se dispersèrent de boule part, comme s'ils cussent craint que la foudre ne les écrasat pour les punir de l'attentat qu’ils venaient de commettre.
L'empereur, cependant, avait recouvré l'usage de ss sens, mais sa position n’en était que plus déplorable. L'idée de se voir ainsi frappé de la main de ses propres sujets lui causait des transports de rage. Pour l'empêcher d’attenter à sa vie, il fallait lui tenir les mains. Cortez en vain cherchait à ramener le calme dans ses esprits ; se refusant à toute consolation , et voulant se donner la mort, il arracha, dans sa fureur, l'appareil qui couvrait ses blessures, La violence de ces agitations ct l’opiniâtreté avec hquelle il repoussa toute espèce de nourriture accélérèrent le terme de sa vie. I expira en vomissant des imprécations contre ses sujets, et après avoir, Jusqu'à son dernier soupir, répondu par le mépris tux pressantes sollicitations des Espagnols qui désiraien{ le voir mourir en‘chrétien.
Triste jouet des caprices de la fortune, ce prince, guère au faite des grandeurs, adoré par un peuple nombreux, devait trouver une fin aussi tragique, après être devenu, en tombant, la risée de
48 VOYAGES ET CONQUÊÈTES.
ver dans ses états une poignée d'étrangers dont an: paravant il ne soupçonnait pas même l’existence.
Les Mexicains demeurèrent tranquilles tant que Montezuma n’eut pas succombé à ses blessures; mais dès que cet infortuné monarque eut cessé de vivre, ils s’occupèrent delui choisir un successeur, afin de continuer la guerre contre les Espagnols. Ce succes: seur était frère du défunt, et cacique d'Istapalapa. Ce nouvel empereur se fit connaître par un hardi projet qui inquiéta beaucoup les Espagnols. IL vou: lut que les toits et la tour du grand temple, voisin du quartier espagnol, fussent occupés par la fleur de ses gens, et qu’on y portât beaucoup de pierres et de poutres pour les diriger de cet endroit dans la cour intérieure du quartier. Cortez comprit combien il était urgent de faire fuir l’ennemi de ce poste. Pour y réussir, il eut recours à Escobar, un de ses plus intrépides officiers, et lui se chargea d’expulser les Mexicains hors des murs, et d’effectuer ensuite une diversion favorable. 4
Escobar avait pénétré jusqu’à l'asoattéé du temple sans avoir d’abord rencontré une résistance sérieuse. Ce premier avantage double son ardeur, il continue à monter; mais arrivé au milieu, il est soudain attaqué par une foule d’ennemis, qui, postés sur la hauteur d’une galerie, l’accablent, luiet sa petite ar-
pour ses propres sujets ; et cela, pour âvoir vu arri-
mée, d’une nuée de javelots, de pierres ét de poutres.
Malgré vaincre se reno Vaine r frémisse fans.
Corte l'inactio lance de bouclier affaibli sant son bles com vent de} tarnage & lemple, c pour vair son comb de part et leurs arm