‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 5)Chapitre 3 sur 17 · TOM. H · texte numérisé non relu

TOM. H

voir VU arriers dont au:

’existence, les tant que ssures; Mais sé de vivre, eur, afin de s. Ce succes:

l'Istapalapa.

ir un hardi 1ols. IL vounple, voisin ir la fleur de pierres et de lans la cour combien il poste. Pour ses plus inexpulser les ensuite une

r du temple Ice sérieuse, il continue judain attasur la haua petite ar- | de poutres.

Malgré son courage et celui de ses soldats il ne put vaincre d'aussi grands Gbstacles. Trois fois la lutte se renouvelle, L’intrépide Escobar se mulüplie. Yaine résistance, chaque fois il recule et cède en

frémissant au nombre insurmontable des tans.

combat-

Cortez, qui de son coté n’élait pas resté dass l'inaction, est informé de ce revers; rapide, il sé. lance de son cheval, fait lier à son bras droit son bouclier, que n'aurait pu porter son bras g affaibli par la blessure ui avait reçue, Fr sant son épée, il vole à l’escalier du temple, Ses nobles compagnons, Vainqueurs {ant de fois, le suivent de près ; il se précipite vers la Salerie, sème le triage sur ses pas, et parvient à la plate-forme dn lmple, où Pélite des Mexicains se {trouvait réunie four Vaincre où mourir. Alors l’'acharnement fat à sou comble, et le combat le plus horrible s’engagea de part et d'autre. La massue et lépée, telles étaient kurs armes. Chacun défendait sa vie avec une Opiniâtreté incroyable, Les Mexicains se laissaient mu: iler plutôt que de se rendre ; plusieurs même d’enlre eux aimérent mieux se précipiter du haut du lmple que de survivre à la honte de Pesclavage, Du lle, tous déployèrent dans ce combat une valeur dont le Nouveau-Monde n'avait pas encore fourni exemple. En voici un trait : deux jeunes nobles Américains s’approchent de Cortez en Prenant un TOM. Ir. 3

air humble, comme s'ils avaient l'intention de s Ependan: rendre; quand ils sont près de lui, ils le saisissent avec force, puis se précipitent du haut du tempke, croyant l’entrainer et le faire périr avec eux. Mais Cortez, aussi agile que robuste, se retient heureuse. ment à la galerie, et laisse nos deux héros s’écraser dans leur chute. Pendant qu’il échappait à un danger si pressant, les siens, dans les rues de la ville, soutcnaient contre l'ennemiunelutte non moïns terrible, Maitre du temple, l'infatigable Cortez vole à de nouveaux périls, et va prêter main-forte à ses intré-

‘pides compagnons. 1

Il remonte à cheval, attache la bride à son bras gauche, et, armé de sa lance, il se précipite au plus fort du combat. Une aussi belle ardeur a trompé sa prudence ; il regarde derrière lui et se voit sépari des siens par un nombre considérable de Mexicains;

* mais il dut encore une fois son salut à sa fermeté et à Ja promptitude avec laquelle il savait prendre un parti. Apercevant un chemin de traverse où l'ennemi était en moins grand nombre, ils’y précipita ré solument, et, par cette action hardie, il fut assez heureux pour regaguer de là san quartier. ni

Voyant que l'ennemi reculait de toute part,sk général espagnol, afin d'arrêter l’effusion du sang, fit sonucr la retraite. C’est ainsi que, retirés dans la citadelle, ses soldats firent panser leurs bles sures, ct que tous ces héros purent se repoti

ntion de se

le saisissent t du temple, ec eux. Mais nt heureuse.

ros s’écraser Là un danger à ville, soutcoins terrible, ez vole à de

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pendant quelque temps des fatigues d’une journée si pénible,

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ENTRETIEN XIII

M. Hunrer. Le jour suivant fut consacré au pos par les deux partis, Cortez ne songeait qu’à on départ, les Mexicains semblaient avoir mis bas ls armes; mais ils méditaient de massacrer toute l'armée espagnole ; seulement la manière d’exécur l’entreprise les embarrassait. Leur unique soin ut donc de détruire entièrement leurs oppresseurs tr la famine, et de couper les ponts. Mais rien n°é. lappait à l'œil pénétrant de Cortez, qui, prévoyant S manœuvres hostiles des Mexicains, se prépara ioureusement à les renverser. Soudain il fit cons: ire ua pont volant qui, placé dans les ouvertusde la digue, pourrait favoriser la retraite qu’il ait effectuer. Ces travaux fiuis, il prépara ses

D'UDS à marcher la nuit suivante. I] comptait fufuir inaperçu à la faveur de Pobscurité et trou- 1 une roule sûre, grâce à la Superslition des lexicains.

| Dès que la nuit eut commencé à paraître, il di- Sa sOn armée en trois colonnes. Il donna à San-

52 VOYAGES: ET CONQUÈTES.

doval le commandement de la première, qui serv:

à la prudence de Velasquez de Léon, proche part du gouverneur de Cuba. Au moment de pari} Cortez leur démontra combien il était urgent de défaire des lourds trésors qu’ils possédaient, s’ voulaient conserver l’agilité nécessaire pour résist

à quelques uns; chez d’autres il excita de si gran] ivi les murmures, que le général se contenta d’exig

qu'on ne gardât que ce qui donnerait le moi sHbtoi d’embarras. Ce conseil plut à ceux qui avaient fffreux d la prudence, mais ceux que la soif de l'or entr. art, elle

funeste.

À minuit on se mit en marche : le plus profofransport silence régnait dans les rangs ; la pluie même savait te blait assurer leur retraite. En effet, rien ne s'qhait impi posa à leur passage jusqu’à la digue qui menalkhit les p Tacuba. Mais lorsqu’en marchant sur cette digbstacle, on eut atteint l'endroit où le premier pont se frfe moyer vait placé, on vit avec douleur qu’elle était couhient av Le pont volant que le prudent général avait Boussaien construire fut d’un grand secours à presque Ur le no l'armée, qui, sans péril, traversa cette ouverllng-tem) pour sediriger vers une autre. Elie était sur ic que et ;

farriver, lorsque des cris aussi terribles qu’inat- Mmdus donnèrent de toute part le signal du mastre le plus sanglant. De nombreux bateaux couirent aussitôt la surface du lac; une gréle effroyae de javelots et de pierres obscurcit les airs, et {1 le prélude d’un combat inoui jusqu'alors, tant ossédaient, S’fcause de l'endroit qu’à cause de l’obscurité et du re pour résis{Burage incroyable des deux partis. rut convenalf Les Mexicains, prudens et silencieux, avaient ita de si granhivi les moindres mouvemens de l’ennemi, et tenta d’exighnt de niystère avait présidé à leurs sourdes maerait le moihinations, que l’armée de Cortez ne comprit leurs qui avaient fffreux desseins qu’au moment où, pressée de toute de Por entr&rt, elle vit dirigée contre elle la fureur d’une onservérent Qation entière.

levait leur él Le pont sur lequel les Espagnols avaient traersé la première ouverture de la digue devait être le plus profofransporté à la seconde. Mais la lourde artillerie Juice même SŒavait tellement resserré entre les pierres, qu'il , rien ne S'Aait impossible de l’en dégager. Pendant qu’on faiae qui menalkit les plus pénibles efforts pour triompher de cet sur cette diffbstacle, ils furent cernés de tout côté. Alors plus er pont se {fe moyens de fuir; les Mexicains, acharnés, lut- Île était couphient avec rage. Les valeureux Espagnols les renéral avait Moussaient avec une énergie incroyable; écrasés à presque {hr le nombre, ces derniers ne purent résister plus cette ouverlng-temps dans un lieu étroit où, accablés de faétait sur icpiägue et génés dans leurs mouvemens, ils ne pou-

re, qui serv:

iriger celle :

de, fut conf , proche pari:

ent de pari | it urgent de

VOYAGES ET CONQUÈTES.

vaient mettre en pratique leur expérience dans l'art militaire, Au sein de cet horrible carnage, Cortez réunit à peu près cent hommes avec lesquels il entreprit de se frayer un passage jusqu’à la conde et bientôt jusqu’à la troisième ouverture de la digue. Ces ouvertures reçurent les cadavre sanglans de ceux qui avaient été massacrés, € sur ces corps on eut le bonheur d’arriver à la terre ferme.

Quoiqu’en sûreté, le généreux Cortez ne crar gnit pas de s’exposer à de nouveaux dangers pour sauver la plus grande partie des siens, que les Mexicains accablaient encore. Il disposa donc à la ht le petit nombre des soldats qui lui restaient, pri avec lui ceux qui n’avaient pas encore reçu de bles sures, et d’un pas rapide courut porter secours À ses malheureux, mais braves soldats, que lopinit tre Mexicain pressait de toute part. Une partie de ces valèureux Espagnols commençait à se faire jour dans le dessein de venir à sa rencontre. Mais l’allé gresse du sensible Cortez ne dura qu'un instant. Il entendait déjà les cris plaintifs de ses comp gnons, qui, devenus prisonniers des faroûches ennemis, étaient cruellement entrainés vers le temple pour y servir de victimes. Le courage es pagnol essaya une dernière fois de les soustraire à la rage des vainqueurs. Cortez ne trouva aucuñ moyen de parvenir jusqu’à eux, et mit alors (ous sf

‘soins à nombre dé pein moindre de ses tr de batai flots.

Le jo effroyab avaient ( Le brav plus intr bat. Ceu blessures quipage | rien ne f méprisé ces lourd défaire. |

Mais, pou

ricnce dans le carnage, vec lesquels squ’à la se uverture de es cadavre assacrés, el er à la terre

(ez ne crak

angers pour

que les Mexi-

nc à la hâte staient, pri

reçu de ble ter secours à que l’opinit ne partie de se faire jour . Mais l’allé ‘un instant.

> ses compaes farouches inés vers le > courage e$soustraire à rouva aucuñ

soins à préserver d’un nouveau danger le petit nombre de ceux qui, échappés au carnage avec tant de peine, auraient êté incapables de soutenir la moindre attaque. Il ne restait qu’un faible débris de ses troupes ; les uns étaient morts sur 1: champ de bataille, les autres avaient été engloutis par les flots.

Le jour parut enfin, et répandit sa clarté sur cet ffroyable carnage. Plus de deux mille Tlascalans avaient élé massacrés avec la moitié des Espagnols. Le brave‘ Velasquez de Lécn et quelques uns des plus intrépides chefs avaient perdu la vie au combat. Ceux qui resfaient étaient couverts de graves blessures. L’artillerie, la poudre et les balles, l’équipage de guerre , l'or dont ils revenaient chargés, rien ne fut conservé. Les soldats avides qui avaient méprisé les conseils de Cortez durent leur perte à es lourds trésors dont leur avarice n’avait pu se. défaire. En effet, ce fardeau les génait au combat et les empéchait même de fuir. On garde encore dns la Nouvelle-Espagne la mémoire de cette horrible déroute, que la renommée appelle toujours la Nuit de la Désolation.

Tamba fut lewr première étape; mais les hostilités gnaient encore dans tout le pays, aussi jugéèrent- Sconvenable de ne pas y séjourner. Tlascala était k seul endroit qui püt leur Procurer un sûr abri;

Das, pour atteindre ce favorable refuge, il fallait

VOYAGES ET CONQUÈTES.

côtoyer toute la partie du nord de l'immense mer du Mexique. Ce trajet exigeait plusieurs jours de marche à travers des pays qu’ils ne connaissaient pas. Les Espagnols n'avaient pas lieu d'espérer qu'ils trouveraient sur leur passage les moyens de réparer leurs forces épuisées. Ce parti était pourtant le seul à prendre. Il fallait, ou s’exposer à une mort certaine, ou se mettre en route avec promplitude. On partit. |

Comment dépeindre les calamités sans nombre, les dangers sans cesse nouveaux qui entravèrenl dans leur marche ces malheureux fuyards, cou verts de blessures et affaiblis par la guerre et les privations!.… Pressés en tous lieux par de farouches vainqueurs acharnés à les poursuivre, ils ln fuyaient à travers de noires solitudes non pratr

quées , qui, pour tout aliment, leur fournissaient}

des racines sauvages et des tiges vertes de bl d'Inde. Souvent ils étaient sur le point de suc: comber à l'excès de leur fatigue; mais, encoura gés par Je brave Cortez, il sentaient renaitre & eux de nouvelles forces. Peu facile à s’émouvoir doué d’une tranquillité d’ame à toute épreuve, € grand homme luttait contre tous ces malheurs volait le premier au devant des dangers, et dans toute occasion cherchait à soulager ses compà gnons avant de se procurer quelques instans il

Tepos.

Cin entre chaier Lorsq:

rumba ün no!

la plaï cès d’é seul re avec ce fallait dispos:

rable c vers l’e son , { ainsi t redout:

Avec u passage parmi « forces « peine s tantun hait de sible, :

idée qu

il aper mains €

Cinq jours étaient écoulés depuis qu'ils avaient entrepris ce fatigant trajet; pourtant ils ne touchaient ‘pas encore au terme de tant de peines. Lorsqu'on fut arrivé sur un monticule voisin d’O- | rumba, on vit avec étonnement, dans le lointain, un nombre considérable de guerriers déployés dans la plaine. A cette vue , les plus intrépides sont glacés d’épouvante et désespérent de leur salut. Cortez seul reste inébranlable. Par une courte allocution et avec cet accent qui rassure, il leur représenta qu’il fallait perdre la vie ou triompher des obstacles. 11 disposa ensuite sa petite armée avec ce calme admirable qui le caractérisait , et soudain la fit avancer vers l’ennemi. Ainsi que le blé, au temps de la moisson , tombe sous les coups de la faux tranchante ; ainsi tombent de nombreux ennemis sous l’épée redoutable des Espagnols. Tout pliait devant eux. {l Avec une intrépidité surprenanteils s’ouvrirent un L passage jusqu’au milieu de l’armée des Mexicains ; parmi des cadavres et des corps palpitans. Leurs forces étaient tellement épuisées, qu'ils pouvaient à peine soutenir icur épée ; et, comme au même instant un nombre considérable d’ennemis les environ - | hait de toute part, leur salut était devenu Impossible, si soudain Cortez n’eût été inspiré par une idée qui es garantit de ce danger pressant. De loin il aperçut le drapeau de Pémpire flotter dans les mains du chef de l’armée mexicaine. I se rappela

nmense mer urs jours de onnaissaient cu d'espérer s moyens de (ait pourtant poser à une Yec prompli

ans nombre, entravèrent uyards, Cou guerre et les ar de farouuivre, ils les es non pralifournissaient} ertes de bl point de suc:

ais, ENCOUrà

e épreuve, C0 es malheurs gers, et dan

58 VOYAGES ET CONQUÈTES.

avoir entendu dire que les Mexicains s’abandonnaïent au désespoir lorsque l’ennemi s'emparait de cetie bannière, et sur-le-champ il se décida, Suivi d'un petit nombre de ses intrépides officiers à cheval, ils’élance au milieu des rangs qui composaient la garde des drapeaux , et d’un vigoureux coup de Jance il fait mordre la poussière au chef mexicain. Bientôt un des officiers qui l’accompagnent descend de cheval, lui porc le dernier coup et s'empare de l'étendard. Alors on baissa toutes les autres bannières, L'armée entière des Mexicains se livra au désordre et à l’épouvante, et on les aperçut tous avec surprise abandonner leurs armes et s'enfuir,

Le jour suivant, les Tlascalans , alliés de Cortez, Je virent arriver sur leur territoire. Ce dernier redoutait quelque inconstance dans leurs dispositions amicales; mais ce peuple bon ct sensible était toujours disposé à faire un favorable accueil à ses amis infor{unés.

Nos héros se reposèrent de toutes leurs fatigues caez ce peuple généreux, et s’empressèrent de pan ser leurs blessures. Tous purent se livrer au repos. Cortez seul, toujours actif, songeait à l’avenir, et méditait de nouvelles entreprises. 1 eut bientôt le

plaisir de s’apercevuir que la fortue ne l’abandon- |

nait pas encore ; car, au moment où il s’y attendait L . . « ñ

le moins, un renfort lui arriva bien & propos. Ve-

lasquez , gouverneur de Cuba, était si éloigné de

croire € les trou d'en rec navires nouveat vers Ve dement en fit la à se rar après , (res vais saient p gouvern

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y attendait opas. Veéloigné de

croire que Narvaez pât éprouver une défaite avec les troupes qui étaient sous ses ordres, qu'avant d'en recevoir aucune nouvelle, il lui dépêcha deux navires remplis de munitions de guerre, avec de nouveaux ordres. Ils voguérent en ligne directe vers Vera-Cruz, où l'officier qui tenait le commandement sut avec adresse les amener vers le port ;il en fit la capture, et décida sans peine les équipages à se ranger sous les drapeaux de Cortez. Bientôt après , on vit floiter, sur la même côte, trois autres vaisseaux d’une grandeur prodigieuse ; ils faiaient partie d’une flotte de guerre expédiée par le gouverneur de la Jamaïque pour aller tenter de

{nouvelles découvertes. Mais les chefs de l'équipage

s'étant par malheur dirigésvers les provinces scplentrionales de l’empire mexicain, les habitans de ces lieux , dont l’ardeur guerrière égalait la pauvreté , les reçurent très mal, et, après un“ longue suite d’infortunes, ils regardèrent comme un bonheur d'arriver dans le port de Vera-Cruz. Ceux-ci

| voulurent aussi se ranger sous les ordres de Cortez; p par ce second renfort, le chef espagnol se sentit ca-

pable d'exécuter le projet qu’il méditait depuis longtemps : c'était la conquête de tout l’empire du Mexique. Les bons Tlascalans ét d’autres peuplades

Lindiennes, ses alliés, lui fournirent le moyen de L'donner essor à son entreprise, en grossissant son armée de dix mille hommes,

60 VOYAGES ET CONQUÈTES.

TuioemLe. Avec des troupes. aussi nombreuses, il n°y aura pas beaucoup de gloire à triompher des Mexicains,

M. Huwrer. Tu te trompes , Théophile ;les Mexicains ne sont plus les mêmes qu’ils étaient naguère, depuis qu'ils ont un nouvel empereur distingué par sa bravoure et son vaste génie.

Tuéovore. Cet empereur est-il celui qu’ils avaient choisi depuis peu ?

M. Huwrer. Non, mon ami. Cet homme estimable qui ,.en personne, commandoit Îles Mexicains la Nuit de la Désolation, avait cessé de vivre.

Lorsqu'il méditait la noble entreprise de repousser pour toujours lessoppresseurs de son peuple, il mourut de la petite-wvérole, totalement inconnue encore en Amérique; Guatimozin, proche parent

de Montezuma, obtint le titre d'empereur. Guatimozin, qui avait beaucoup de courage et un profond jugement, suivit avec vigueur les projets de

défense de Quetlavaca. Dés qu'on lui apprit que,

* les Espagnols se préparaient à de nouvelles attaques,

il convoqua, dans la capitale, un nombre considé- |

rablede héros de tous les points de l'empire , et nc leur déguisa point la ferme réselution qu'il avait fermée de s’ensevelir sous les débris de son trône. / /

marche d'un pa légère « des am} sollicité dans ce!

de mille de pré diens a sentime que, (ot rien po:

qu'on n° retard é pagnols le lende:

lrouvère des trou Sr vil pc restait di seuleme:

osérent <

pmbreuses, ompher des

ENTRETIEN XIV

ec ;les Mexint naguère, istingué par

M. Hunrer. Cortez n’ignorait pas combien les marches rapides étuient favorables pour Ja conquéie d'un pays : il partit soudain avec ses troupes. À une légère distance de Tezeuco, il vits’avancer vers lui des ambassadeurs qui, du ton le plus engageant, le sollicitèrent, au nom du cacique, de passer la nuit daus cette ville, où lui et son-escorte seraient l'objet de mille soins. Ils demandaient de plus, la faveur de préparer, hors des murs, un camp pour les Indiens auxiliaires. Mais on avait lieu de douter des. sentimens généreux du cacique : il fut donc décidé que, lout en acceptant son offre, on ne négligerait # rien pour se prémunir contre tout stratagème, et qu'on n’entrerait dans la ville que le jour suivant:ce | relard était une heureuse inspiration, la vie des Es- | pagnols et de leur commandant en dépendait ; car le lendemain, après avoir pénétré dans Tezeuco, ils (. touvérent la ville comme alfandonnée. Cortez posta : des troupes sur toutes les places : la plus grande lui rvit pour rañger en ordre de bataille ce qui lui restait de soldats. Long-temps après cette opération, Sulement quelques habitans originaires du pays posrent se présenter à leurs regards dans une pos-

x’ils avaient

ime estima- Hexicains la re.

e de repoursa peuple , il 1t inconnue oche parent reur. Guatiet un pros projets de apprit que les attaques, bre considé- | pire, et nc qu'il avait son trône.

62 VOYAGES ET CONQUÈTES.

ture tremblante. Leur rapport dévoilait la trahison du cacique, dont les préparatifs, la nuit précédente, devaient entrainer la perte de tous les Espagnols. Ils ajoutaient que l’ajournement de ceux-ci, et la peur de voirdécouvrirson entreprise, lui avaient fait abandonner son dessein et fuir de la ville. La seule punition qu’infligea Cortez au perfide cacique fut de le destituer et de mettre à sa place celui que les naturels eux - mêmes lui proposèrent comme Îe plus recommandable. C'était un jeune homme dont la fi: gure représentait. tant de douceur et de noblesse, qu’en le voyant Cortez lui promit son amitié. Cette nomination vint favoriser les projets du commandant espagnol : elle l'autorisait en effet à regarder es habitans de cette ville comme ses amis et ses alliés ; d’ailleurs, la gratitude et Pintérèt même rangeaient de son côté le gouverneur qu’il venait de créer ; aussi, Cortéz prit la résolution de faire de cette ville amie son quartier principal, jusqu’à ce qu’il eût pris toutes les mesures convenables pour tenter la conquête du Mexique.

L'armée mexicaine se trouvait alors dans une position bien avantageuse : elle avait eu la bonne idée de briser tous les ponts et la digue, et de garnir les intervalles de solides bastions et de parapets: ces me sures rendaient impossible à l’ennemi l’usage des ponts volans. De plus, le prudent Guatimozin avait

piques. :

contre Mexicai barques poursui si ces de La vi comprit prés avo guerre ; cano(s, Mais, pa trois ch:

seules lu Espagno

muni sa nombreuse armée d’arcs et de très longues Bi

la trahison récédente, agnols. Ils et la peur t fait abana seule puique fut de que les name le plus » dont la fie noblesse, milié. Cette ui comman- | à regarder is et ses almême ranil venait de de faire de , jusqu’à ce nables pour

[ans une p0à bonne idée

le garnir les pets: ces mei l’usage des imozin avait irès longuc à

piques. À vec ces armes, on pouvait de loin lutter contre l'ennemi. Ce qui rassurait encore plus les Mexicains, c’était un nombre prodigieux de petites barques au moyen desquelles il leur serait facile de poursuivre les Espagnols des deux côtés des digues, si ces derniers entrepreuaient d’y passer.

La ville était réellement forte : le prudent Cortez comprit qu’il ne pourrait tenter sa conquête qu’après avoir équipé une flotte de petits vaisseaux de guerre; il lui serait possible alors de disperser les anols; el d'attaquer vigoureusement les digues. Mais, parmi ses troupes, il ne compte que deux ou lois charpentiers; les forêts de Tlascala peuvent seules lui fournir le bois de construction, et tous les Espagnols qu’il a sous ses ordres ne suffiraient pas pour le transporter à Tezeuco. Cependant il se décida, Aidés d’un grand nombre de Tlasca!ans, ses Lharpentiers se mirent à l'ouvrage ; de son côté, Cor- Lez lâcha d’occuper tous les postes.environnans de Mexico, pour réduire par la famine cette ville inortunéc ; il soumit, par les armes, quelques villes 'oisines : d’autres se laissèrent persuader de s’allier avec lui. Ce fut avec une douleur mélée de crainte que Guatimozin apprit la lâche désertion de ses vasfaux : inutilement voulut-il arrêter tant de perfidies; [fa grande ame n’en fut pas pourtant abatlue, et dès ‘Si jura de sacrifier la dernière goutte de son ing à ia défense de sa capitale, :

ô4 VOYAGES ET CONQUÊTES.

Cependant Cortez, sans le savoir était alors ex. pôsé à un danger qui devait, d’une manière errible, mettre un térme à ses projets ét même à se jours. Je vous ai dit que les troupes de Narvaez sé: taient enrôlées dans les rangs du général espagnol dans l'unique espoir d’y recueillir des trésors nombreux dont elles pourraient jouir sans crainte. Voyant qu'elles s'étaient abandonnées à de vaine espérances, elles comprirent tout le danger qu'il} aurait de marcher contre Mexico : tous les soldats éprouvèrent un grand mécontentement contre leur commandant, et se repentirent de l'avoir suivi Villefagna, simple soldat, maïs qui possédait autant de hardiesse que de ruse, et qui, secrètement, ser vait les intérêts de Velasquez, tira à profit le mur mure général qui éclatait parmi ses compagnons, €l

conçut une entreprise dont le but était d’exterminer Cortez et ses officiers d’élite, et de revenir ensuite Cuba, ayant à leur tête un commandant de leut choix. |

Les préparatifs de cette affreuse trame étaient terminés : son exécution était fixée au jour suivanl, et les nombreux partisans de la conjuration L'avaienl machinée avec tant de mystère, que ni le vigilan! Cortez ni ses officiers n’en purent coucevoir le pli léger soupçon; mais l’un des conjurés, ami du gè néral, assiégé subitement par le remords, courut lo faire une révélation complète. Cortez en fut surp'

d’abor porta | aspect qu’il n à se dis retira tricr s°

| connar

il s’éc:

conspii causèr( praden poser q tenta d format: après l” devant

Lem armée.

une ém avec ce part de qu'il er lenté kr ttque n meurtri haitre € obligé d

ait alors exanière terrimême à ses Narvaez sé:

ral espagnol trésors nom ans craïnte, à de vaines anger qu'il} as les soldats it contre leur l'avoir suivi sédait autant étement, serprofit le murmpagnons, el d’exterminet enir ensuite à dant de leur

d'abord, et, suivi de quelques officiers, il se transporta promptement au quartier de Villefagna. Son aspect imprévu déconcerta si fort le chef du complot qu'il ne put désavouer son affreux projet, ni songer à se disculper; on s’émpara de lui. Cortez lui-même retira fortement de son sein un papier que le meurtrier s’efforçait de soustraire aux regards, el soup- | connant qu’il renfermait le plan de la conjuration, il s’écarta un instant. C'était en cffet la liste des conspirateurs, et Cortez y trouva des noms qui lui causérent autant'de terreur que de surprise, Mais prudemment il devait cacher cette liste et faire supposer qu’il ignorait le nom des conjurés. Il se contenta donc de punir Villefagna, et comme des informations plus étendues n’étaient pas nécessaires après l’aveu de son crime, il fut pendu la même nuit devant l’habitation où il avait été renfermé.

Le matin du jour suivant, il fit assembler toute son armée. Les autres coupables éprouvaient sans doute une émotion terrible. Cortez se dirigea de leur côté avec ce sang: froid qui lui était habituel. II leur fit part de la trahison de Viliefagna et du châtiment qu'il en avait tiré. Il ajouta, de plus, qu'on avait lenté inutilement de découvrir les autres conjurés, tique même la torturé n’avait pu délier la langue du meurtrier ; qu’il s’estimait heureux de ne pas connaître ce secret, dont la pénible révélation Paurait obligé d'abandonner à la rigueur des lois plusieurs

trame étaient jour suivant, tion l'avaient

s, ami du gè rds, courut Ît

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