‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique [microforme]Chapitre 11 sur 76 · ET A · texte numérisé non relu

ET A

Enfin il arriva dans la capitale de la Catalogne. Ferdinand et Isabelle l'attendaient avec une vive impatience :

ils avaient donné des ordres pour que la cour allât à sa

nd Se He MR

Fée eqrdi-r—be-eie +

LR 5-31

rencontre, et lui offrit les hommages solennels de son

titude ; ons de , où la Pinzon.

ictoires si im

séparé OÙ qui peu de

Palos :

le quelqué en inoncer lesqueldinand.

ui avait gné de unsi les ue, peu die qui

rendre sur son

été par

, Ferdi- Mience ; Ilât à sa

de son

respect. À peine l'amiral pouvait-il se frayer un passage : travers les rues encombrées par la foule des curieux qui se pressaient pour le voir.

La marche du cortége était ouverte par les Indiens que Colomb avait amenés des îles nouvellement découvertes : ces sauvages étaient parés suivant la mode bizarre de leur pays. À leur suite était porté tout ce qu'on avait embarqué d'or en ornements, en feuilles ou en grains. Puis venaient les hommes chargés des échantillons de toutes les productions de la nature et de l’art, recueillies dans le nouveau monde. Cette collection si intéressante, et qui formait un spectacle si nouveau pour les Européens, se composait de balles de coton, de caisses de poivre, de perroquets qui étaient perchés sur des cannes longues de vingt-cinq pieds, de quadrupèdes et d'oiseaux empaillés, et d’une foule d'autres objets qui n'avaient jamais été vus en Europe. Enfin Colomb paraissait lui-mème ; il fixait sur lui tous les regards des speciateurs émerveillés, car il était le premier acteur de cette scène si imposante, le héros de cette fête naticnale.

Ferdinand et Isabelle, son épouse, voulant donner à l'amiral une preuve éclatante de leur estime et de leur reconnaissance, avaient fait élever sur la place publique, où ils l'attendaient, un trône magnifique. L'amiral s'avance el veut, conformément aux prescriptions de l'étiquette, S'agenouiller devant le trône ; mais le roi s y oppose, et, Lui donnant sa main à baiser, il l'invite à prendre place auprès de lui, sur un siége qui avait été préparé pour l'amiral. Colomb s'assied et fait, avec une simplicité modeste

qui n'exclut pas la dignité. un rapport détaillé de ses dé-

ju

« > ti (ù) « Z

Page 1