‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique [microforme]Chapitre 22 sur 76 · SR · texte numérisé non relu

SR

an

De SMS 1 7

{4 ê he k

RE M RTE ss -

Er æ

gnole préserva la colonie d'une ruine totale ;les folies et lesinjustices de Bovadilla t'avaient placée dans une situation trèscritique ; il ÿ régnait un affreux désordre, conséquence du système adopté par ce misérable pour conserver le pouvoir qu'il avait usurpéet qu'il devait à un crime. Jaloux de capter

NUE RE i£

la bienveillance dela

populace, qui était | son principal sou-

\ K AN s 1e 1 avait obr à A dl À lien, il avait abroge

Fe AN

\ et il autorisa ainsi | tous les excès de la

! d'une liberté dont {les Espagnols seuls étaient appelés à L jouir.

Son prédécesseur avait considéré comme son premier devoir la protection L que réclamait la fai- L blesse des malheureux Indiens contre les mauvais traitements des Espagnols; ses dispositions paternelles .

ses ordonnances dictées par Fhumanité, avaient prévenu

css intl EE

sinr'esdu voir ter lela ‘tail sourogé ents mb, ainsi le la non dont seuls

seu comv dection a faiheu- Jntre ‘aiteispitsposi- Îles .

Yenu

ur nn GAS

PT AI md:

ha dé rare fnei

ie LP vla a M RE à 4308

l'oppression dont les indigènes étaient menacés; mais Bovadilla livra cette nation infortunée à la merci de ses 1yrans ; grâce à lui, l'Espagnol put être impunément cruel. Il fit le dénombrement de la population et distribua les habitants, réduits à l’état d'esclaves, à tous ses partisans, dont il voulait, par cette faveur, satisfaire l'avidité. Ceux-ci obligèrent les Indiens à travailler aux mines, et eurent recours aux moyens les plus barbares pour les soumettre à ces travaux pénibles qui excédaient leurs forces et qui en firent périr un grand nombre. Ilétait temps qu'Ovando arrivât, car les mines allaient devenir le tombeau de toute la population indigène.

Le premier acte du nouveau gouverneur, lorsqu'il eut abordé dans l’île Espagnole, fut de destituer Bovadilla et de l'envoyer, ainsi que Roldan, en Espagne, afin qu'ils y rendissent compte de leur conduite. Puis, d’après les ordres de Ferdinand, il abolit l'esclavage, et proclama la liberté des Indiens, qui obtinrent enfin des garanties contre la violence. La licence effrénée des Espagnols fut réprimée par des lois nouvelles, et le nouveau gouverneur, en leur permettant de continuer l'exploitation des mines d’or, leur imposa la condition de verser la moitié de leurs bénéfices dans le trésor du roi, comme souverain de l’île.

Quant à Colomb, que l’on se représente ce grand homme accablé de chagrin, mais conservant toujours l'espoir de faire rougir une cour ingrate de sa conduite déloyale : il la poursuit, il l'obsède de ses réclamations. Fort de son droit, appuyé sur des engagements sacrés , il ne demande pas grâce, mais justice. Il montre incessanent, il déploie ce contrat revêtu de la signature du roi, ce contrat en vertu

te: 1

Ne

Page 1