AVANT-PROPOS
Notre ouvrage comprendra quatre parties distinctes. La première est un exposé des progrès et des diverses phases de l'art nautique depuis les premiers temps jusqu'à celui où I’ Amérique fut découverte. Cette exposition dans Robertson est du plus haut intérêt. C’est comme un vaste tableau d’avant-scène du grand drame de la découverte et de l'occupation de l'Amérique par Colomb, Fernand Cortès et Pizarre; nous la reproduirons dans son entier.
La deuxième partie décrira le voyage et la découverte ellemême de Christophe Colomb. On y verra son admirable courage, sa constance inébranlable, les persécutions qu'il essuie et l'ingratitude dont il est payé.
La troisième partie contiendra la conquête du Mexique et les exploits de Fernand Cortès.
La quatrième enfin, la conquête du Pérou par Pizarre, la découverte du Chili par Almagro, et les travaux hardis de ces hommes qui achevèrent l’entier établissement de la domination espagnole dans la plus grande partie de ce nouveau monde.
Nous avons conservé la large exposition, le récit entrainant et, autant que possible, les paroles elles-mêmes de l’auteur original. Nous nous sommes bornés à rectifier les passages, où les préjugés naturels à un ministre presbytérien contre l'Église romaine avaient pu obscurcir momentanément la rectitude ordinaire de son jugement et de ses appréciations.
Du reste, nous le disons avec joie, en lisant cette histoire d’ Amérique, nous avons trouvé en Robertson, plus qu’en bien d'autres, même catholiques, la modération, l’équité, I honnéteté naturelle et un profond sentiment religieux. On est heureux du langage respectueux qu’il tient en parlant des sentiments de foi catholique qui ont toujours animé Christophe Colomb. Quoique protestant, il applaudit aux actes de religion qui découlaient de cette foi même, tels que la participation aux sacrements et la célébration du saint sacrifice de la messe.
Robertson était lié, il faut le dire, avec les écrivains de son siècle les plus hostiles à la religion chrétienne ; mais il ne par-