‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique par les Espagnols [microforme]Chapitre 3 sur 191 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

tageait pas leur démence, il la déplorait ; et s'il fait dans une de ses notes I’éloge « de la facilité de Voltaire dans presque » tous les genres de compositions littéraires, » c'est pour ajouter immédiatement : « L'on regrette qu’il n’ait pas respecté » davantage la religion. » Puis il dit expressément « qu’il ne » l’u pas cité une seule fois, parce que cet auteur citant lui- » même rarement les sources d’où sont tirés les faits qu'il rap- » porte, il n'a pu s'appuyer de son autorité pour confirmer » aucun point obscur ou douteux. »

(ROBERTSON , Histoire de Charles-Quint, note 44.)

Il nous semble que c’est là le langage d’un honnéte homme que des préjugés égarent quelquefois, mais qui au fond a des intentions droites et est incapable de mensonge.

Voici comment le judicieux critique Dugald-Stewart s’exprimait sur cette histoire d’ Amérique dont nous donnons l’abrégé : « Quelle force et quelle beauté de description n’admire-t-on pas » dans les détails des voyages de Colomb, de l'apparition de » ce nouveau continent, de l’entrevue des naturels du pays » avec les aventuriers espagnols ! Avec quel feu et quelle vie » ne décrit-il pas tous les pas de Cortès à travers les fortunes » diverses de sa vaste et hasardeuse carrière! S’il cède parfois » à influence des passions qui dominaient son héros, quel » ardent tribut d’admiration et de sympathie ne paye-t-il pas » aux vertus et aux malheurs des peuples subjugués ! Les arts, » les institutions, les mœurs de l’Europe et de l'Amérique, et » surtout les brillants caractères de Cortès et de Guatimozin, » lui permettent dans cette partie de son ouvrage d'ajouter à » ses autres moyens de charmer ses lecteurs, celui des plus » beaux contrastes que l’histoire puisse présenter. »

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