‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique par les Espagnols [microforme]Chapitre 8 sur 191 · ON · texte numérisé non relu

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singulières que le divin législateur des Juifs avait établies, dans la vue de préserver ce peuple de la contagion de Vidolatrie en le séparant des autres, lui avaient donné un caractère national, incapable de se prêter à cette communication franche et ouverte avec les étrangers que Ic commerce exige. L’esprit insociable des Juifs, joint aux désastres qui tombérent sur le royaume d'Israël, empécha les progrès de l’esprit de commerce que leurs rois avaient cherché à introduire parmi eux. Ainsi ce peuple ne peut être compté parmi les nations qui ont contribué à perfectionner la navigation et à étendre les découvertes.

Si l'instruction et les exemples des Phéniciens ne furent pas assez puissants pour modifier les mœurs et le caractère des Juifs et lutter contre la tendance de leurs lois, il n’en fut pas de même des Carthaginois, qui, descendants des Phéniciens, reçurent d'eux l'esprit de -commerce, et s’y adonnérent, ainsi qu'aux arts de la navigation, avec une ardeur , une industrie et un succès dignes de leurs maitres. La république de Carthage fut bientôt la rivale de Tyr, et la surpassa ensuite en puissance et en richesse; mais il ne paraît pas qu'elle ait cherché à partager le commerce de l'Inde. Les Phéniciens s'en étaient emparés , et avaient dans la mer Rouge une force qui leur assurait la possession exclusive du commerce. L'activité des Carthaginois se porta d’un autre côté : ne voulant pas disputer à leur métropole le commerce de l'Orient, ils étendirent particulièrement leur navigation vers l'occident et le nord. Ils suivirent la route que les Phéniciens s'étaient ouverte : passant le détroit de Gadès et poussant leurs découvertes beaucoup plus loir, ils visitèrent non-seulement toutes les côtes d'Espagne, mais encore celles des Gaules, et pénétrèrent à la fin jusqu’en

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