CHAPITRE PREMIER
L'art de la dentelle s'est tellement confondu dès les plus anciens temps avec le travail de l'aiguille, qu'il n'est pas possible d'entreprendre l'histoire de l'un sans donner quelque idée de l'autre.
Après les premiers essais d'Eve, on trouve dans l'Ancien Testament (1) maint passage relatif à la broderie; ce sont des rideaux « de fine toile ouvrée, chargée de dessins à l'aiguille, bleue, pourpre, écarlate, avec des chérubins d'un travail exquis » . En outre le rochet de l'éphod était orné à ses bords d'une guirlande « de grenades bleues, écarlates et cramoisies ». Isaïe parle des « réseaux » des femmes, et le Livre des Rois des « entrelacs en forme de filets » du temple de Salomon, le tout décoré de grenades et d'autres sujets qu'il serait trop long de rappeler ici. On cite Aholiab dans Y Exode comme un brodeur habile. Enfin le
(1) Exode, XXVI, XXVII, XXVIII, XXXY.—Rois, I, vu, 17. — Proverbes, XXXI, 19. — Psaumes, XLV, 14. - Juges, V, 30.
portrait de la femme forte « qui met ses mains au fuseau » et qui s'habille de fin lin et de pourpre, et celui de la fille du roi qui « sera présentée au roi en des vêtements de broderie » , tout montre l'estime que les Hébreux faisaient de ces travaux.
Chez les Grecs, l'aiguille et la broderie furent en grand honneur. La déesse de la sagesse, Minerve, bien qu'elle ait fort peu encouragé cet art domestique, voulut le prendre sous sa protection , et l'on sait quel cruel châtiment elle infligea à Arachné, qui avait prétendu l'égaler dans son occupation favorite. Homère et d'autres écrivains de l'antiquité nous parlent fréquemment de voiles, de coiffes, de filets tissus d'or, de vêtements en broderie. Chez les Égyptiens, les robes de dessus des habits d'apparat semblent, d'après les peintures funéraires, faites de réseaux à chaînettes ou crochet, brodées en reprise à leurs bords de motifs d'or, d'argent et de différentes couleurs ; ce qui réalise la parole d'Isaïe : « Ceux qui travaillent en fin lin et qui tissent des filets (1). » Ce furent sans doute les Égyptiens que les Hébreux eurent pour maîtres en cet art.
Alexandre et Auguste rendirent tous deux hommage au tra vail de l'aiguille. Les Phrygiennes s'y montrèrent si adroites que toute belle broderie se parait de leur nom (opus phrygianum). Les tissus d'or étaient aussi en usage à Rome. L'auteur des Lettres d'Italie (2) mentionne, parmi les antiquités de Portici, une élégante statue de Diane, en marbre, ce habillée à la mode des dames romaines; la robe est bordée d'une dentelle tout à fait semblable au point moderne, large d'un pouce et demi et peinte en pourpre ».
(1) XIX, 9. Citons aussi Ezéchiel, XXVII, 7 : « Le fin lin en façon de broderie apporté d'Égypte a été ce que tu étendais pour te servir de voiles. » Et plus
loin, 16 : a La Syrie a trafiqué avec toi On a fait valoir tes foires en escar-
boucles, en écarlate, en broderie, en fin lin , en corail et en agate. »
(2) Écrites en 1770 et 1771 par Mme Miller et publiées en 1777 à Londres.
Des peuples bien moins civilisés furent loin d'ignorer cette industrie, comme en témoigne la découverte dans les tumulus Scandinaves d'aiguilles d'or et d'autres instruments de travail, mystérieuses dépouilles de l'Orient apportées par Odin et ses compagnons, ou peut-être par les captives du Midi arrachées à leurs demeures par les farouches et grossiers Vikings. De ces travaux peu de chose subsiste encore, même dans les musées du Nord. La Chronique de Londres de 1767 relate l'exhumation d'une sépulture Scandinave, près de Wareham ( comté de Dorset). Dans le creux d'un chêne et parmi de nombreux ossements, enveloppés de peaux de daim parfaitement cousues, on trouva les morceaux d'une dentelle d'or de quatre pouces de long sur deux et demi de large (fig. 1); la dentelle était noircie, très-détériorée
Fig. 1. — Dentelle d'or trouvée dans un tombeau.
et dessinée en losange ; cette disposition, la plus ancienne et la plus enusage de toutes, on a pu la revoir sur les cottes des premiers Danois, bordées d'un travail identique, à mailles larges ou serrées.
Les Anglo-Saxonnes ont excellé dans ces talents de leur sexe. Que de magnifiques descriptions l'on a des tuniques écarlates brochées d'or et des chemises violettes, œuvre des nonnes qui semblent avoir voué leur vie de réclusion à ce genre de travail ! Vopus anglicanum était fort prisé des prélats étrangers et éveilla même la curiosité du pape Innocent IV (1246) (1). Aussi les rois d'Angleterre en pèlerinage à Rome ne manquaient-ils point d'of-
(1) Matthieu Paris, trad. française, t. VI, p. 234.
frir au souverain pontife des vêtements où For et les pierres précieuses étaient brodés à profusion.
Princesses et nobles dames s'employaient à l'envi à décorer les églises, et le grand saint Dunstan lui-même ne dédaigna pas de leur tracer les dessins qu'elles devaient exécuter (1). Les quatre filles d'Edouard le Vieux étaient renommées pour la variété de leurs aptitudes. Leur père, dit Guillaume de Malmesbury, les avait façonnées dès l'enfance « à la culture des lettres, et plus tard il occupa leurs loisirs aux travaux du rouet et de l'aiguille » . Selon le même chroniqueur, Edith, femme d'Edouard le Confesseur, « faisait tout ce qu'elle voulait de son aiguille (2) » .
En France on n'apportait pas moins d'ardeur à ces légers ouvrages. Si l'on en croit la chronique, la mère de Charlemagne, Berthe aux grands pieds, y passait pour une habile brodeuse :
A ouvrer si com je vous dirai N'a voit meillor ouvrière de Tours jusqu'à Cambrai.
Charlemagne même (3), ajoute-t-on,
Sa fille fist bien doctriner, Et aprendre keudre et filer.
Cependant la palme doit être accordée aux femmes anglo-saxonnes, car Guillaume le Conquérant, dans la première cérémonie publique qui suivit la bataille d'Hastings, revêtit un magnifique man-
(1) Une noble dame, nommée Ethelwynne, l'avait, dit-on, mandé pour dessiner les ornements d'une étole. Tous les jours Dunstan assis auprès d'elle surveillait son ouvrage et celui des chambrières.
(2) L' Anglo-Saxon Goderic accorda à Alcuide la jouissance d'environ vingt arpents de terre , tant qu'il serait shériff de Buckingham , à la condition d'apprendre la broderie à sa fille.
(3) On a aussi célébré le talent de sa femme Fastrade et celui de Constance , femme du roi Robert.
teau surchargé de broderies saxonnes (1), et qu'il trouva sans doute supérieur à celui déjà très-beau qu'il avait coutume de porter, si Ton en juge d'après la fameuse tapisserie de Bayeux, œuvre si admirée de sa femme. Les plus beaux échantillons qui existent de Yopus anglicanum sont peut-être la chape et le manipule de saint Cuthbert, qu'on a transportés il y a quelques années de son cercueil dans la bibliothèque du chapitre de Durham : la beauté des broderies dépasse toute description ; Fun des côtés du manipule est garni en dentelle d'or, probablement travaillée sur un modèle en parchemin et cousue ensuite sur le manipule.
Dans les temps féodaux c'était la coutume des chevaliers d'envoyer les filles chez leurs suzerains pour y apprendre à filer, à tapisser et à broder sous les yeux des châtelaines (2), coutume qui dans les provinces les plus éloignées s'est conservée jusqu'à la révolution française (3). En France, ces demoiselles sont qualifiées de chambrières dans les vieux romans, et tout simplement de filles en Angleterre. Les grandes dames tiraient vanité du nombre de leurs écolières; elles passaient les matinées à l'ouvrage, égayant leurs travaux par des chansons
(1) D'après Guillaume de Poitiers, son secrétaire, « les Anglaises sont singulièrement habiles à coudre et à tisser l'or » .
(2) On lit, par exemple, que Gabrielle de Bourbon, femme de Louis de la Tremouille, « jamais n'estoit oiseuse, mais s'employoit une partie de la journée en broderies et autres menus ouvrages appartenant à telles dames, et y occupoit ses damoiselles , dont avoit bonne quantité , et de grosses , riches et illustres maisons » . (Panégyric de Loijs de la Trémoille, par Jean Bouchet.)
Vecellio a dédié sa Corona à la signora Nani , non-seulement parce qu'elle excelle aux ouvrages à l'aiguille, mais parce qu'elle « se plaît à en donner des leçons chez elle aux plus vertueuses jouvencelles de la ville ».
(3) « C'est l'usage dans les bonnes familles de Madrid, écrivait une dame en 1679, de placer les filles chez de nobles matrones qui les occupent à broder des chemises, au col et aux manches, en or et en argent, ou en soie de différentes couleurs. »
à toile, comme on appelait ces ballades de circonstance (1).
Les comptes de la garde-robe du roi d'Angleterre sont remplis d'entrées relatives aux matériaux d'ouvrage achetés pour les princesses, par exemple la fille d'Édouard Ier, celle d'Edouard II, et surtout la reine Elisabeth d'York, qui faisait grand usage de son aiguille. Durant la guerre des deux Roses, alors qu'un duc de sang royal mendiait, dit-on, par les rues des opulentes cités de Flandre, des dames de qualité, la comtesse d'Oxford entre autres, s'estimèrent heureuses de demander, comme le firent plus tard les émigrées de la révolution, le pain quotidien à l'adresse de leurs doigts. Sans vouloir rabaisser le mérite des dames du moyen âge, on doit reconnaître que le mauvais état des campagnes, le manque de routes, les fréquentes absences des chevaliers, la rareté des distractions convenables à leur rang, les obligeaient à une vie sédentaire dont elles tiraient le meilleur parti possible. La vie extérieure date pour les femmes d'une époque récente. Il n'y a pas trente ans encore, une femma qui, dans les provinces reculées de la France, délaissait de jour sa maison, était montrée au doigt ; « elle sort beaucoup » , disaiton, et il n'en fallait pas plus pour l'accuser de dissipation.
Reines et grandes dames continuèrent donc à coudre. A peine arrivée en Angleterre, Catherine d'Aragon s'applique avec diligence à des travaux de toilette et surtout à des ornements d'église; sa mère, Isabelle la Catholique, l'avait formée en cet art, et dans son enfance elle avait sans doute assisté à ces concours
(1) I jor fist es chambre son pere,
Une estole et i amict pere De soie et d'or molt soutilment , Si i fait ententevement Mainte croisette et mainte estoile Et dist ceste chanchon à toile.
[Roman de la Violette.)
à l'aiguille institués par cette princesse entre les plus habiles Espagnoles (1). « Elle passa ses jours, dit le poëte Taylor, à pousser diligemment son aiguille. » On raconte que, lorsque Wolsey, en compagnie du légat Campeggio, alla la voir à Bridewell pour traiter l'affaire du divorce, il la trouva, comme une autre Pénélope, à l'ouvrage avec ses filles d'honneur, et qu'elle vint à leur rencontre un écheveau de soie rouge autour du cou (2). Les partisans de Marie Tudor veulent qu'elle ait partagé les goûts de sa mère; mais nous n'en avons découvert presque aucune preuve. Pour la fière Elisabeth, on ne se la représente guère une aiguille à la main ; pourtant, fidèle à l'usage qui voulait que toute femme eût fait au moins une chemise dans sa vie, cette princesse offrit à son frère Édouard, lors du sixième anniversaire de sa naissance, une chemise en batiste brodée de ses propres mains.
Les travaux de Marie Stuart, qui acquit de bonne heure les talents de son sexe sous lady Fleming, sa gouvernante, sont
(1) Il est question de ces concours dans le dialogue entre Industrie et Paresse du Modelbuch de Sibmacher (1601, trad. française).
C'est Catherine qui introduisit le point d'Espagne en 1501, lors de son mariage avec le prince Arthur d'Angleterre. Dans le compte de sa garde-robe on fait souvent mention de « draps et taies d'oreiller garnis de dentelle de soie noire à la mode d'Espagne ». En 1556, parmi les cadeaux du nouvel an offerts à la reine Marie Tudor, il y avait plusieurs jupes bordées de même. On garnissait aussi de ce point des fraises, des manchettes et des serviettes, en les relevant de dentelles d'argent et d'or. En France le point d'Espagne se montre sous Henri II. « Pour la façon d'ung gaban avec un grant collet chamarrez à l'espaignolle de passement blanc... » [Comptes de V argentier du roi, 1557, Arch.de l'empire, RK, 106.)
(2) La sixième femme d'Henri VIII, Catherine Parr, avait ainsi que la première des doigts de fée. On en peut juger par la courte-pointe et la housse de parade que l'on garde encore d'elle au château de Sizergh (Westmoreland). Un astrologue avait prédit, d'après son horoscope, qu'elle serait reine; aussi toute enfant répondait-elle à sa mère qui la rappelait au travail : « Mes mains sont faites pour toucher sceptres et couronnes, et non aiguilles et fuseaux. »
trop connus pour en faire mention. La correspondance de cette reine infortunée contient des demandes fréquentes de soie et de matériaux d'ouvrage pour distraire les longs ennuis de sa prison. Elle avait eu aussi pour maîtresse Catherine de Médicis, cette incomparable ouvrière, qui, réunissant autour d'elle Claude, Elisabeth et Marguerite, ses filles, ainsi que leurs cousines de Guise, « passoit fort son temps les après disnées, dit Brantôme dans les Dames illustres, à besogner après ses ouvrages de soye, où elle estoit tant parfaicte qu'il estoit possible » . L'habileté de la reine Margot (1) a été célébrée par Ronsard, qui en fait une rivale de Pallas :
Elle addonoit son courage A faire maint bel ouvrage Dessus la toile , et encor A joindre la soye et l'or.
Vous d'un pareil exercice , Mariez par artifice Dessus la toile en maint trait L'or et la soye en pourtrait.
[Ode à la reine de Navarre.)
Les œuvres de F aiguille formaient le travail quotidien des cou vents. Dès le quatorzième siècle on les appelait « œuvre de nonnain (2) » ; et même à présent dans quelques cantons éloignés, on qualifie de la sorte la dentelle ancienne. Ce genre d'occupation n'était pas uniquement réservé aux femmes. Il y avait des moines renommés pour leur talent à broder, comme ceux de F abbaye de Wolstrope (comté de Lincoln) ; quelques frontispices des premiers
(1) La sœur de François Ier, surnommée la reine des Marguerites, avait l'aiguille non moins alerte que l'esprit; ses comptes font foi de sa diligence jusqu'à l'année même de sa mort (1549), où sont inscrits « 3 marcs d'or et d'argent pour servir aux ouvraiges de la dicte dame » . ( Livre de dépenses de Marguerite d'Angoulême; parle comte de La Ferrière-Percy, Paris, 1862.
(2) Inventaire de Charles F, ann. 1380.
cahiers de patrons du seizième siècle représentent des hommes travaillant au métier, et Ton nous donne ces cahiers pour avoir été faits « dans l'intérêt des hommes aussi bien que des femmes (1) ». Beaucoup de recueils de ce genre ont eu pour auteurs des moines, tels que JeanMayol, carme de Lyon, le P. Dominique, autre carme, et le P. Hiéronyme, servite; à Paris, la bibliothèque de Sainte-Geneviève en possède plusieurs, provenant de l'abbaye du même nom ; et la bibliothèque impériale en a un autre qui a appartenu à celle de Saint-Germain des Prés. Gomme on y trouve peu ou point de texte, ils auraient à peine tenté la curiosité des religieux s'ils n'avaient eu dessein de s'en servir.
Après la suppression des couvents, cette tradition se maintint en Angleterre parmi les familles de l'aristocratie catholique. Ainsi la veuve du comte d'Arundel, raconte le duc de Norfolk, « occupait sans cesse ses damoiselles et servantes à des ornements d'église, et ne leur passait pas un instant d'oisiveté » . Une maîtresse brodeuse se payait cher depuis que les vieilles religieuses s'éteignaient l'une après l'autre , témoin celle qui entra chez le comte de Thomond, sous Charles Ier, aux gages de 200 livres (5,000 fr.) par an.
En 1614 le roi de Siam, désirant épouser une Anglaise, s'adresse à Jacques Ier : un gentilhomme de bonne souche offre sa fille, qui excelle, à l'en croire, « dans la musique, la couture et le beau langage (2) ». Gela suffisait alors à faire une femme accomplie. Les évêques, scandalisés, intervinrent à temps pour couper court à ce projet d'alliance. L'épitaphe de Catherine Sloper, inhumée en 1620 dans l'abbaye de Westminster, la représente comme a parfaite en ses travaux d'aiguille » .
(1) Voy. le Livre de lingerie, par Dominique de Sera, 1581, et les Modèles que les seigneurs, dames et damoiselles ont eu pour agréables, par Vinciolo,
(2) Calender of State papers. Colonial, n° 789.
La sémillante Henriette de France paraît avoir dédaigné les habitudes de travail de l'ancienne cour, et les femmes des derniers Stuarts ont suivi son exemple. Aussi, après avoir raconté comment, dans sa simplicité toute hollandaise, Marie, femme de Guillaume III, passait des heures assise à faire des franges au point noué, l'évêque Burnet, son biographe, ajoute « qu'il était singulier de voir une reine travailler tant d'heures de la journée » . Honnête passe-temps qui fournissait au spirituel Sedley un sujet inépuisable de moquerie (1) !
Depuis le milieu du dernier siècle et surtout depuis la révolution française, les ouvrages d'art à l'aiguille et la broderie de luxe tombèrent en décadence. La simplicité du costume masculin n'en faisait plus le complément obligé de l'éducation des femmes ou même des hommes : cela peut paraître étrange, deux des plus grands généraux de la république, Hoche et Moreau, ne rougirent pas de se broder des gilets de satin longtemps après être entrés au service militaire. Les merveilles de l'aiguille cédèrent la place à des ouvrages de fantaisie qu'heureusement un goût plus pur a dans ces derniers temps condamnés. Néanmoins c'est un art qui s'en va. L'invention de la machine à coudre a empiré la détresse des ouvrières, et celles qui gagnaient jadis de belles journées se voient réduites à la misère. D'autre part, la facilité des voyages a rendu les femmes de nos jours bien moins sédentaires ; elles ont peu de temps à donner aux occupations d'intérieur que préféraient leurs aïeules. On peut appliquer à la présente génération le mot de Daniel : ce Beaucoup iront de côté et d'autre, et la science s'accroîtra. »
(l)Dans l'épigramme de la Royale frangense, il montre la reine en carrosse, « tout affairée à nouer ses fils ».